Les Trois Mondes

Ce blog est la facette virtuelle de l'association "Les 3 mondes", qui rassemble des chercheurs en marche sur le chemin de l'évolution spirituelle.

28 septembre 2005

Etre ermite, aujourd'hui, au Liban

Nous éditons tous les trimestres une petite revue «  Echanges » entièrement conçue avec les textes de nos adhérents. Voici l’un des articles paru dans le dernier numéro de notre revue.

Etre ermite, aujourd’hui, au Liban

Comment pourrais-je oublier ma première visite à l’ermitage Notre Père ?

Depuis Beyrouth pour se rendre à Toula ! Heureusement que Georges, fidèle ami  de l’ermitage, était là pour me guider car il est important de bien connaître le pays !  L’axe routier de la côte qui s’étend de Tyr à Tripoli ressemble à une artère enfiévrée, séparant la paisible Méditerranée d’un chapelet de collines parsemées d’immeubles. A la sortie de Byblos, ville archéologique de premier plan peu avant Batroun, il ne faut pas manquer la route qui monte dans la montagne en direction du monastère de Kfifane, haut lieu où repose Saint Hardini.

A l’entrée du village de Toula l’émotion en moi grandit,  un écriteau « Ermitage Notre Père »  indique le chemin. Georges, l’artisan des lieux, m’ invite à visiter la vaste chapelle haute et publique aux dalles reluisantes qui s’ouvre à mon regard. Face à moi, derrière la clôture, l’autel surmonté du « Saint Sacrement » apparaît comme le point focal du lieu.

Sœur Brigitte arrive, c’est l’heure des retrouvailles ! Etreintes, embrassades, larmes aussi ;  je la retrouve comme si je l’avais quittée la veille. Notre discussion part dans tous les sens, tant à se dire ! Après avoir franchi la clôture, ce fut la visite des cellules alors en construction.

Au rez-de-chaussée, je découvre les petites caves voûtées, l’oratoire où je fus saisie par la Présence, le bureau de sœur Brigitte et la cuisine où  j’allais savourer tant de douceurs libanaises. Commencent alors entre nous de longs échanges nourris par la sève intarissable du verbe  de l’ermite qui résonnait en mon âme. Ce premier contact avec l’ermitage Notre Père demeure inoubliable, il me semblait arriver dans l’anti chambre du  Paradis, lieu emprunt de silence où la Paix  était souveraine. Je pris alors connaissance du programme de retraite qui m’attendait : le rythme des journées est un peu comme celui des moines ; « la prière des heures » ponctue le quotidien pour manifester la fidélité à Dieu. Le matin activité de jardinage et quelques heures de travaux manuels. L’après midi est consacrée à la solitude, pour un cœur à cœur avec le Bien Aimé.

Un être de paix et de lumière

Comment ne pas être touchée par l’accueil si chaleureux de l’ermite, et comment ne pas vouloir avec elle suivre les pas du Christ : le Christ, Jésus,  qui en la nuit mystique du 26/02/1984  l’appela à sa vocation d’ermite. Parole qui prit chair en elle le 2 février 2001 lorsqu’elle fut consacrée publiquement par l’évêque . « Mais être ermite, lui demanderais-je alors qu’est-ce que c’est ? » Elle me dit : « Etre ermite, c’est être amoureux de Dieu et oser ainsi lui consacrer tout son temps. Le silence de l’ermite n’est pas l’absence de paroles comme on le croit trop souvent, mais l’absence de soi - même dans la présence à l’autre. L’ermite devient prière, frère ou sœur universel, c’est-à-dire un être eucharistique, un être de paix et de lumière tout revêtu du Christ, qui intercède au nom de tout homme contre le mal intérieur et contre le mal dans le monde, et qui se fait tout à tous.» Et ceux qui l’ont connue savent bien que la vie d’ermite de sœur Brigitte May est l’aboutissement d’un long chemin missionnaire où inlassablement elle s’est toute donnée au service des plus déshérités au Liban et au-delà.

Dieu étonne ! Vous avez donc bien compris qu’il ne faut pas imaginer l’ermite toujours perchée dans une grotte se nourrissant de racines ! Quant à Brigitte, elle a effectivement le statut d’ermite  (droit canonique latin romain 603.2) Et cela ne l’empêche pas de pianoter sur son ordinateur. Son référent ecclésial  actuel est monseigneur Paul Emile Saadé ; avec lui et monseigneur Luigi Gatti notre cher Nonce, une réflexion en Eglise est engagée car toutes graines semées finissant bien par germer, trois disciples ont embrassé sa vie : deux françaises d’Angers+une allemande. Une jeune femme de 24 ans, Emmanuelle, nous a rejoints pour un discernement du plan de Dieu dans sa vie.

Nos journées se partagent entre les exigences de la vie érémitique(garde de la cellule solitaire+étude/écriture...) et l’écoute de celui qui frappe à la porte. Les assoiffés de Dieu et du désert peuvent de temps à autre faire retraite. Ce qui m’a frappée chez l’ermite, c’est son offrande de vie pour le cœur de l’Eglise et tout spécialement pour le Saint Père et ses successeurs. Nous soufflons l’Esprit Saint sur les 115 cardinaux du conclave qui vont recevoir de Dieu le successeur de Jean-Paul II.

La violence qui secoue le Liban depuis quelques mois nous donne la nausée et nous prions pour chaque libanais afin qu’il reçoive la capacité d’aimer dans le respect de l’altérité. Aimer !Oui c’est le mot-clef de notre lieu ! Aimer d’un amour crucifié, insulté, méprisé, trahi...mais d’un amour qui s’obstine à Aimer ! Eh !bien c’est cet amour que Jésus nous permet de vivre à la gloire de Notre Père par l’Esprit Saint. Chaque matin nous travaillons la terre du Liban de nos mains et le printemps nous réjouit !

L’ermite devient prière : elle vous confie le Proche Orient qu’elle nomme « la phrase complexe : les juifs= le sujet+les chrétiens=le Verbe+les musulmans=le complément d’objet ! »A méditer...

L’ermitage Notre Père m’est devenu  une porte ouverte sur le ciel et sur cette terre d’Orient si mouvementée.

Laurence DELACROIX

Disciple.

« Le Liban est plus qu’un pays, c’est un message pour le monde entier » Jean-Paul II

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25 septembre 2005

Donner et recevoir

J'ai beaucoup aimé ces paroles trouvées dans le Colosse de Maroussi de Henry Miller :
"Donner et recevoir sont au fond une seule et même chose et dépendent de la façon dont vous vivez : ouvert ou fermé ? A vivre ouvert, on devient un medium, un agent transmetteur ; telle une rivière, on connaît la vie dans sa plénitude, on mêle son propre flot au fleuve de la vie et l'on meurt pour renaître océan".

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22 septembre 2005

Le jardinier qui ne savait rien

bouvier_2228894001.08.lzzzzzzz« Le terme japonais Zen vient du cinois Ch'an, lui-même corruption du mot sanscrit Dhyan, qui signifie méditation. Après avoir médité pendant des années, le Bouddha Çakya-Muni ‘traversa le miroir’ et se trouva éveillé. (...) Il comprit que toute créature vivante devait et pouvait, pour être achevée, parvenir à cette illumination. Toute sa vie, il prêcha la méditation et l'éveil. Il dit encore que personne ne se réchauffe à un feu éteint et que, lui une fois disparu, il faudrait l'oublier. Puis il mourut. Alors on lui dressa des pagodes, on tailla de lui des effigies gigantesques, on lui adressa des prières, on se mit à gloser, philosopher, ergoter sur sa doctrine, sur les ‘douze causes’ ou les ‘huits moyens’, bref, à construire des châteaux de nuages où l'on put commodément se rendormir. Méditez et réveillez -vous, cherchez en vous, sans que rien vous arrête, la vie que vous ne voyez pas : voilà ce que le Zen a retenu du Bouddhisme et, pour lui, Çakya-Muni n'a jamais rien dit de plus. Tout le reste, la dévotion aux images, l'hagiographie, l'étude des textes, des systèmes, les spéculations, les symboles, etc., n'est finalement que détour, fioriture, refuge contre la vie, imposture, os à ronger qui vous retarde, glu pour l'esprit, midi à quatorze heures ; vous nous parlez adoration du Bouddha, vous manquez l'essentiel : Il faut un doigt pour désigner la lune, mais celui qui prend le doigt pour la lune ira droit comme une flèche en enfer, dira plus tard le Zen. (...)
Je ne suis pas allé m'asseoir en lotus, je n'ai pas cherché ‘quelle était la nature profonde du Bouddha ?’. J'ai joui du jardin du temple et regardé grandir mon fils qui chassait les papillons entre les tombes du cimetière voisin en criant, je ne sais pourquoi, ‘gentleman’ (un mot qu'un de nos visiteurs avait dû lui apprendre) ; il était bien trop petit pour les attraper, mais avec les papillons, c'était bien lui le plus zen de tous : il vivait ; les autres cherchaient à vivre.(...)
Dans le vieux Zen chinois, c'était la tradition de préférer, pour succéder au maître, le jardinier qui ne savait rien au prieur qui en savait trop. »

Nicolas Bouvier, Chronique japonaise
trouvé sur l’excellent site de Paul Malvaux
http://users.swing.be/paul-malvaux/index.html

Posté par Catherine Merlin à 18:27 - Lire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE JARDIN

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« Dans notre jardin nous rencontrons l’eau, celui d’un petit bassin par exemple. Seulement c’est une eau stagnante et il nous faut aller à la Source. La Source est aussi un élément de notre jardin. Dans celui ci il y a bien entendu la terre ; seulement la terre a besoin d’être retournée-aérée pour qu’elle continue à être nourricière pour les légumes.

Nous avons donc besoin d’un outil pour la terre et il se trouve quelque part dans notre jardin. Enfin il y a les murs ; ils nous sont utiles parce que nous ne sommes pas tout seul et que nous avons des voisins. Nous avons donc ainsi sans doute quelques certitudes dans notre jardin. Si nous avons un appareil motorisé pour le travail de la terre nous sommes bénis car ce n’est peut être pas le cas de notre voisin ! Si nous avons la chance d’avoir un petit bassin alors tout pareillement car des petits poissons pourront être accueillis; et si nous avons une Source d’eau claire… Merveilleux !… car les petits poissons que nous y aurons éventuellement placé ne trouveront pas une eau stagnante. Et que dire pour la terre qui en période de sécheresse souffrira moins ! Bien sûr il y a les murs… Mais comment pourrions nous inviter nos voisins dans notre jardin s’ils n’existaient pas ?!

Un jour ou l’autre nous laisserons notre jardin extérieur dans la mort. Que restera-t-il ? Certainement pas plus la terre, les outils, le bassin, l’eau nourricière ou les petits poissons… Cette forme de lucidité amène la peur et les crispations je pense, rendant difficile, voire douloureux, les Passages. Je me souviens tout à fait de cette phrase lue je ne sais où : « Un jour tu comprendras que tu es un étranger en terre étrangère »… Mais qu’en dire ??? »

Transmis par Gilles

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19 septembre 2005

Ma théorie du soleil

Ma théorie du soleil est la suivante : si nous apprécions tellement de voir le jour se lever sur un beau ciel bleu et ensoleillé, c'est parce que dans nos contrées - je parle de la France et plus spécialement de la région parisienne - cela ne va pas de soi. Chaque matin on va regarder à la fenêtre : quel temps fait-il aujourd'hui ? Et le soleil n'est pas garanti, il peut tout aussi bien pleuvoir, ou faire un de ces jours gris et mornes dont nos climats ont le secret. Ainsi la présence du soleil, ou son retour quand on a subi un ou plusieurs jours d'intempéries, sont causes de réjouissances ; tandis que dans les pays "du soleil" où il fait toujours beau, on en ressent assez vite la monotonie. Et l'être humain est ainsi fait qu'il a souvent envie de changement : voilà pourquoi le soleil nous réjouit tant. C'est ma théorie du soleil (rassurez-vous je n'en ai pas beaucoup d'autres).

Posté par Catherine Merlin à 17:29 - Bazar Spirituel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grain de sel

Tsunami, tempêtes, ouragans, tremblements de terre, depuis quelques temps, la nature se déchaine et l’homme ne peut que subir. Même la nation la plus puissante du monde se révèle inefficace face à ces éléments violents et incontrôlables.

La terre souffre et le fait savoir. Alors que nous devrions vivre en harmonie avec elle, la respecter, les hommes massacrent les forêts, pillent la mer, polluent l’atmosphère et déchirent les entrailles du sol pour s’enrichir.

Agissons sur notre environnement, redonnons à la nature sa véritable place. Elle est notre terre nourricière. Ce sont les gouttes d’eau qui font les océans ; alors agissons….

J’en étais là de mes pensées lorsque j’arrivais à l’Espace Champerret où se tenait le salon « Rentrez Zen ». Septembre et octobre sont des mois chargés en salons, colloques et conférences en tout genre. Il y a maintenant plusieurs années que je me rends à ce salon, intéressant, fourmillant d’idées quoiqu’un peu superficiel et mercantile. De plus en plus de monde, surtout des femmes. Beaucoup de stands aussi. On surfe entre les huiles essentielles, les appareils miraculeux et variés "  le China-punct, le Head-Balance, le bol d’air Jacquier, les coussins chauffants, l’omnicuiseur à vapeur douce… " sans oublier les différentes écoles et techniques de massage. Et puis il y a des modes. Cette année cela me semble être " le Coaching ". D’où vient cet intérêt croissant pour cette recherche de bien-être, d’équilibre intérieur, de cette quête, somme toute, du bonheur ? Sans doute à notre société de plus en plus violente qui agresse et fait mal, une société injuste basée sur des rapports de force pendant que la nature s'emploie à nous déstabiliser de plus en plus. Alors il faut bien des havres de paix, des oasis, des instants magiques ou se ressourcer, se recentrer et surtout espérer.

Après " Rentrez Zen » viendra « Marjolaine " (où j’irais faire un tour), puis plus tard "Le salon du bien-être, médecine douce ".

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16 septembre 2005

Tu es unique


Ta simple présence apporte une richesse au monde.
Tu est unique et sans pareil.

Ta vie sera celle que tu crées.
A chaque jour suffit sa peine.

Sache apprécier ce que tu as et ignore tes difficultés.
Tu viendras toujours à bout de tes problèmes.

Tant de solutions sont entre tes mains.
Fais preuve de compréhension, de courage et de force...

Ne te limite pas.
Bien des rêves restent encore à réaliser.

Les décisions sont trop importantes pour les abandonner
au hasard.

Vise haut quand tu détermines ton objectif d'avenir.
Rien ne gaspille davantage d'énergie que de se tourmenter.

Plus on s'appesantit sur un problème, plus il semble lourd.
Ne prends pas les choses trop sérieusement.

Vis avec sérénité, non avec des regrets.
Souviens-toi qu'un peu d'amour mène loin.

Mais qu'avec beaucoup d'amour... il n'y a pas de limite.

Souviens-toi que l'amitié est un sage placement

La convivialité constitue la richesse de la vie.
N'oublie pas qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Transforme le banal en extraordinaire.
Prends le temps de rêver aux étoiles
.

Et n'oublie jamais...
Même l'espace d'un jour...
Que tu es Unique.

Source inconnue

Transmis parChristine Gagnier

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15 septembre 2005

Ouvrir du ciel en soi

"Ouvrir du ciel en soi", comme nous y invite le penseur taoïste, nous affranchit de la pression du monde sans dresser pourtant un absolu de l'être ou de Dieu. Telle est la "transparence du matin" quand, ayant évacué le souci des choses et jusqu'à celui de sa vie, on se branche à nouveau sur le grand flux du monde et l'on se laisse renouveler par lui.

François Jullien, philosophe et sinologue,
dans une interview à Télérama du 15 juin 2005
sur les rapports entre la pensée chinoise et l'Occident

Posté par Catherine Merlin à 17:19 - Paroles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2005

On se voit lundi ?

Rappel de notre prochaine réunion :
Le lundi 12 septembre, réunion informelle à partir de 19h au café « Le Lutèce », 6 bld St Michel à Paris. Tout le monde peut venir et rester le temps qui lui convient. Echanges, rencontres autour d’un verre...

Posté par Catherine Merlin à 11:46 - Partager - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2005

JE M'INTERROGE

Aujourd’hui je m’interroge sur les efforts, les recherches que nous menons les uns et les autres dans notre volonté de quête intérieure et spirituelle et j’en arrive à l’évidence suivante.

Bon…d’accord pour le merveilleux, le miraculeux, le channeling, les anges, les prédictions sur le futur, les livres, les séminaires et conférences, etc…

Mais la vraie évolution, celle qui nous marque de façon indélébile et qui donc nous transforme, s’ancre avant tout dans notre quotidien peuplé d’épreuves et de difficultés, mais aussi de joies et de bonheur. « Il marchait pieds nus sur des pierres acérées et tout à coup il vit le soleil ».

Ce sont les difficultés qui nous font grandir. C’est en affrontant la vie qu’on apprend le plus et non pas en se réfugiant dans le merveilleux. Tel un aiguillon, les épreuves sont souvent un pas en avant sur le chemin de la vie qui déclenchent en nous des prises de conscience, signes avant coureurs d’une transformation future.

Alors ne soyons pas comme l’aiguille du tourne disque, coincée dans un sillon, à répéter sans cesse les mêmes erreurs.

Acceptons plutôt de nous remettre en cause en évitant de rejeter sur les autres tous nos maux et travers quotidiens.

Evoluer c’est avant tout se donner la capacité de se prendre en charge totalement.

Qu'en pensez vous?

"Range le livre, la description,
la tradition, l'autorité, et
prends la route pour
découvrir toi-même...
"
 

Krishnamurti.

Posté par DANIEL GENTY à 11:36 - Partager - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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