Un soir de cafard, Maguy Lebrun a écrit ce poème pour son mari Daniel qui l’avait quitté, emporté par la mort. Un beau poème, nostalgique ou Maguy révèle ses talents de poétesse.

Quand le vent caresse le soir
Les beaux arbres de la forêt
Il me semble qu’un chant d’espoir
Doucement berce mes regrets

Quand les souvenirs dans mes doigts
S’envolent comme une fumée
Si j’ai peur, si j’ai un peu froid
Je souris à notre passé

Quand l’étoile brille dans les cieux
Avec l’éclat du pur cristal
Je revois tes yeux lumineux
Tout le reste m’est bien égal

L’horloge de la vie un jour
Sonnera ma libération
Je retrouverai mon amour
A nouveau nous serons : fusion

Quand le vent caresse le soir
Mon être tourné vers le ciel
Merci Dieu de pouvoir croire
Que notre vie est éternelle

Quelle vie bien remplie, tu as eu, Chère Maguy. Infirmière, tu as pendant vingt ans servi de maman à une quarantaine d’enfants que tu as recueillie pour les aider à faire face à leurs difficultés. Tu as rencontré Daniel qui était comptable et vous vous mariez rapidement. Un jour le monde bascule. Daniel est médium et reçoit des messages du monde de la lumière, par l’intermédiaire d’Etty, une ancienne résistante du Vercors, morte en déportation. Ces messages sont des messages d’amour que Maguy et Daniel ont l’obligation de répandre autour d’eux, par la prière. Alors ils créent des groupes d’accompagnement qui vont se multiplier à travers le monde pour aider, soigner les gens en difficultés. Maguy écrira plusieurs livres, fera beaucoup de conférences et restera toujours disponible pour ceux qui souffrent. Loin des belles paroles et des beaux discours tu as su relever les manches et entrer dans l’action sans compter. Seuls les actes sont importants pour toi.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Maguy deux fois en tête à tête, dans son appartement de Grenoble. Bien que sa santé soit devenue fragile, elle se préoccupait toujours du sort des malheureux, des SDF en essayant de leur trouver de la nourriture.

Maguy approche maintenant de la fin de sa vie et souffre de l’absence de son mari. Elle dégage toujours autant de charisme et de passion. Tous ses enfants sont là affectivement auprès d’elle. Une grande dame sans chichis, authentique, comme je les aime.

maguy