diaphane

Voici un extrait du livre de Carole Sédillot »Un chemin vers l’inconscient », psychologie jungienne et images du Tarot, aux éditions Dervy que vient de m’adresser mon amie Andrée Riegel avec qui j’entretiens, comme vous pouvez le constater, une correspondance assidue. Andrée lit beaucoup et me transmet souvent ses ressentis dont beaucoup d’ailleurs m’inspirent. Tel est le cas de celui-là.

« Rien ne meurt qu’en apparence, de même que rien ne naît qu’en apparence. Quand quelque chose passe de l’état d’essence à l’état de nature, nous appelons cela naître. De même nous appelons mourir le fait de retourner de l’état de nature à l’état d’essence.

Toutefois, en réalité une chose n’est jamais ni créée ni détruite, mais devient seulement visible ou invisible. Dans le premier cas, c’est à cause de la densité de la matière, dans le second à cause de la ténuité de l’essence qui est pourtant toujours la même et ne diffère jamais que par le mouvement ou par le repos… La modification des êtres visibles n’appartient en propre à chacun de ces êtres individuellement, mais toute modification appartient au seul Être universel. Et comment la nommer cette cause de tous les phénomènes sinon l’essence première, laquelle indubitablement agit et cause et devient. Tout en toutes choses. »

Ce texte d’Apollonius de Tyane illustre à merveille ce que Jung a révélé dans son œuvre colossale : le devenir du psychisme humain, en perpétuelle mutation, se modifie et se transforme sans cesse à travers les nombreux processus évoqués. Les configurations usées se détruisent et laissent place à des énergies neuves qui, en se libérant, produisent de nouvelles formes. Ainsi en est-il des aléas de la psyché, la vie et la mort, dans leur notion concrète ou abstraite n’étant que les aspects dissemblables d’une même réalité.

Je pense personnellement que rien ne s’arrête mais que tout se transforme dans une continuité sans fin. Le monde invisible existe bel et bien, c’est une question d’état vibratoire, de différence de fréquences comme un poste de radio ou de télévision. Pour connaître le monde invisible, il suffit de trouver le bon canal.