Depuis que le blog existe, parmi tous les textes diffusés, celui qui a suscité le plus de commentaires est un texte du 4 septembre 2006 concernant Maguy Lebrun. Je diffusais, alors, un poème, écrit par elle dans lequel elle parlait de son mari disparu. Poème poignant exprimant la nostalgie de la séparation.

Pourquoi un tel intérêt pour ce texte ? Sans doute parce que Maguy et son mari avaient entrepris un œuvre humaine colossale : tendre la main à autrui, apporter du réconfort, aider les autres à trouver un sens à la vie. Une œuvre à laquelle beaucoup ont été sensibles.

Parmi toutes ces actions, il en est une qui tenait particulièrement à cœur à Maguy : réunir  au cours d’une journée tous les mouvements confessionnels au-delà des barrières religieuses, politiques ou raciales afin de communier dans une même émotion. Cela fut réalisé en 1998 dans un moment, hélas douloureux pour elle : à l’église St Paul de Grenoble lors des obsèques de son mari.

maguy

Cet événement lui inspira le poème suivant

J’ai enfin réussi

Le rêve de ma vie

Voir des hommes unis

Par la fraternité

L’Imam et le Rabin

Le lama tibétain

Le prêtre des chrétiens

Le pasteur bouleversé

Et ces milliers de gens

Qui priaient en pleurant

Debout le cœur battant

Au rythme de leurs vœux

Ils venaient de partout

Croyants ou pas du tout

Ils se donnaient la main

Pour la paix de demain

Il faudra bien qu’un jour

Le règne de l’amour

Soit fiat de tolérance

Devant les différences.