30 septembre 2007
Réflexions sur le parcours intérieur
A force, au fil des années, de pratiquer le détachement, on arrive à se détacher de tout (sauf des valeurs profondes qui forment l’ESSENTIEL), à savoir « SERVIR » autant que nos reconnaissances le permettent.
Le détachement débouche sur un vide où manquent envies, désirs, et … j’oserai même dire buts et objectifs.
Serait-ce le côté ombre de la lumière recherchée ?
Grâce au détachement nos problèmes ne sont pas enrayés pour autant.
Nos recherches qui vont plus en profondeur nous font chuter sur nos automatismes créés depuis toujours et qui ne sont pas basés sur nos raisonnements, c’est-à-dire notre mental, mais sur des réactions automatiques, dont il nous faut prendre conscience.
Après, pendant des années d’agitation fébrile pour chercher sur le plan et par aide extérieurs à comprendre, à assimiler, à trouver notre voie qui mène au divin, il nous faut abandonner ce qui est extérieur (et si nécessaire pour l’approche) pour pénétrer dans les profondeurs de notre être.
Là nous débouchons sur le monde des énergies et des forces conditionnantes qui nous demandent un approfondissement intérieur au Centre de notre être profond.
… Quand le silence intérieur remplace l’agitation extérieure, on arrive à comprendre ce que les mystiques ont nommé « la nuit obscure de l’âme », autre étape sur notre parcours intérieur.
Vide qu’il s’agit de combler.Sens qu’il s’agit d’approfondir.
Si nous sommes un grain de sable dans le désert, nous sommes sûrement aussi une étincelle dans une grande Lumière.
Puisse nous être inspiré l’utilité de notre présente incarnation, afin de participer à l’éclosion de l’Humanité nouvelle que nous préparons.
Il nous faut donc élargir notre vision, afin de nous insérer dans un destin plus global, plus large et qui dépasse de loin notre « ego » qui se met en retrait et qui pourtant nous aura aidé à garder les pieds sur Terre et à ne pas nous évader vers des hauteurs irréalistes et … fumeuses.
Andrée Riegel
29 septembre 2007
Le pouls de l'Univers
La lune flâne sur les murs des maisons
Et les ombres glissent sur les trottoirs
Au loin un chien aboie sa peine
C’est la nuit qui vient se poser sur les toits
La cloche de l’église sonne le temps
Pendant que le monde poursuit sa ronde
J’écoute le silence
Et j’entends battre le pouls de l’Univers.
28 septembre 2007
Avoir la foi
Petit extrait d’ « Enseignements éternels » de Nichiren Daishonin
"La foi rend les gens forts, et ceux dont la foi est sincère brillent tout particulièrement lorsqu'ils rencontrent de grandes difficultés. Evidemment, chacun préfère ne pas rencontrer d'obstacles. Mais, d'un autre point de vue, les difficultés sont un bienfait parce que c'est en les défiant et en les dépassant que nous pouvons nous forger un caractère aussi pur et inaltérable que l'or. Même si un arbre perd toutes ses feuilles au cours d'une tempête, tant que ses branches et son tronc demeurent intacts, le temps venu, cet arbre produira de nouveau des feuilles….
Transmis par Dominique D
En écrivant ce texte, je pensais à cette phrase de Nietzche « Tout ce qui ne tue pas, renforce »
27 septembre 2007
Aung San Suu Kyi
Depuis 40 ans la junte militaire birmane exerce une autorité implacable et tyrannique sur le peuple. Espionnages, emprisonnements et tortures sont monnaie courante dans un pays magnifique mais au bord de la famine. La seule résistance au pouvoir est incarnée par Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, et assignée à résidence surveillée depuis de nombreuses années. Son courage, son refus de plier face aux militaires sont exemplaires.
Depuis plusieurs jours les moines manifestent dans les rues de la capitale, Rangoun, soutenus par le peuple. L’armée à commencer à tirer, hier, sur les manifestants et il y a déjà des morts.
J’ai eu l’opportunité de faire un séjour en Birmanie. Une amie travaillait à l’ambassade de France à Rangoun et nous avait invités, ma femme et moi.
C’est un pays merveilleux, habité par un peuple ouvert et gentil. Pas d’agressivité. Nous avons pu nous déplacer sans grande difficulté à travers le pays, sauf dans les zones interdites aux étrangers, en particulier le nord où se trouvent les mines de rubis et des ethnies en rébellion avec le pouvoir central. Mais tous nos mouvements étaient fichés. Un jour nous avions voulu prendre le train qui fait une grande boucle autour de Rangoun, l’occasion de voir la région. Nous avons du présenter nos passeports à la montée et à la descente du train et notre voyage a été enregistré sur un grand cahier.
Deux pouvoirs sont omniprésents dans ce pays : le pouvoir militaire et le pouvoir religieux. Le bouddhisme fait partie intégrante de la vie et le nombre de moines est considérable. Quant aux temples, ils poussent comme des champignons. A Rangoun se trouve la pagode Shwedagon, la plus célèbre pagode de toute l’Asie. C’est le haut lieu de la religion Birmane. C’est là aussi où l’on peut se rendre compte de l’emprise de la religion sur le peuple. J’ai été étonné par le nombre inimaginable d’offrandes (sonnantes et trébuchantes) faites aux Dieu et par l’aumône systématique des moines (qui ont fait vœux de pauvreté et qui sont donc nourris par la population).
Pays fascinant et étrange, mais très attachant. Pays de la démesure aussi. A 50 km de Mandalay, vers le nord, en plaine campagne, a été construit un aéroport gigantesque et ultra moderne mais complètement désert car seulement deux à trois avions atterrissent par jour. De magnifique hôtels ont été construits avec piscines dans des endroits paradisiaques mais les touristes y sont rares.
Ayons donc une pensée pour Aung San Suu Skyi dans sa lutte pour la liberté et la mise en place d’un régime démocratique
Les deux pigeons
Je suis assis sur un banc, au bord du lac d’Enghien, profitant des rares rayons de soleil que l’été veut bien dispenser. Le temps est paresseux et tout respire le calme. C’est le mois d’août. Peu de passants sur la promenade qui longe le lac. Seuls, les beaux réverbères à l’ancienne sont bien présents. Le casino semble endormi et aucun voilier ne se découpe à l’horizon. Mon esprit vagabonde et j’apprécie cet instant de pause où rien ne peut arriver. Il y a parfois des moments rares qui vous nimbent d’une certaine paix. Ce jour là en est un. Instant magique et éphémère où une impression d’unité intérieure vous envahit.
Deux pigeons atterrissent devant moi, un mâle et une femelle et se mettent à marcher tranquillement. Il vaudrait mieux dire « à se dandiner devant moi » car leur façon d’avancer est très particulière, voir cocasse. A chaque pas, ils tirent sur leur tête en avant, provocant une démarche saccadée. Mais le plus drôle, c’est qu’ils sont parfaitement synchros. Lorsque l’un se met à picorer, l’autre l’attend. A un moment ils ont frotté leurs deux becs l’un contre l’autre et je sentais une grande complicité entre eux. Je les observe ainsi pendant dix minutes. Ils ne se quittent pas d’une semelle jusqu’au moment où ils disparaissent de ma vue. Pensivement je leur souhaite beaucoup de bonheur dans leur vie de couple et me dis que les histoires simples sont souvent les plus belles.
26 septembre 2007
L'automne et moi
Réaction de Marie-Christine à mon poème sur l'automne
L'automne, c'est la mort qui recrée la vie, l'humus qui régénère la terre et qui va lui permettre de redonner ses fruits, c'est un dépouillement qui s'auto-enrichit, c'est la fin des choses qui permet de mieux les recommencer .
Aimer l'automne, c'est peut-être savoir accepter de perdre, de laisser derrière soi, de lâcher les anciennes habitudes, les anciennes idées, les anciens modes de vie .
L'automne est une noble saison, qui est d'une grande utilité . C'est aussi l'époque des provisions, des nids douillets que l'on se prépare au creux d'un arbre, sous un tas de branchages, dans la tiédeur de la terre, sous un toît ou dans un trou de pierrailles .
Cette année, je ramasse des noix à la pelle, sans oublier toutefois de laisser leur part aux écureuils .
Mais rien à faire, l'automne a pour moi un goût désagréable . Je crois savoir pourquoi : il est le symbole d'une fin, c'est-à-dire d'une séparation .
Les séparations affectives brutales de la petite enfance laissent des traces très profondes ...
Mais l'automne nous dit aussi que la séparation est nécessaire pour préparer un avenir encore plus florissant, pour nous faire grandir et évoluer .
Finalement, contrairement aux apparences, l'automne nous incite à aller de l'avant en confiance, il nous donne une leçon de maturité .
Marie-Christine Poinsard
25 septembre 2007
Créons ensemble un réseau de partage et méditation
Violette fait partie de l'association les 3mondes. Lorsque nous nous sommes rencontrés, elle m'a fait part d'un projet qui lui tenait à coeur. Avec sa voix douce et mélodieuse, elle me l'a présenté. Alors j'ai décidé de l'aider en diffusant le texte suivant. Peut être cela peut-il vous intéresser?
Ce désir m'est venu à travers des expériences de toutes sortes relevant de mon vécu personnel et professionnel et des réflexions qui les ont accompagnées. Ce projet s'est donc défini progressivement et présente trois aspects importants :
– le réseau serait un lieu de parole et d'écoute où chacun pourrait exprimer ce qui l'anime dans le moment présent, aspirations, interrogations, expériences, projets… ce qui permettrait d'établir une confiance, de nous connaître vraiment et d'avoir du plaisir à «être» ensemble, au plus près de notre «noyau rayonnant».
– reliés par ce partage, nous méditerions ensemble en nous appuyant sur la force de l'intention de notre groupe. La Bible et bien d'autres enseignements nous disent à quel point la prière ou la méditation sont amplifiées par l'énergie de plusieurs personnes rassemblées.
Depuis longtemps, je m'interroge justement sur les moyens d'agir face à tout ce qui nuit gravement à l 'intégrité de notre planète, et notamment les conflits meurtriers qui opposent certaines communautés. Je proposerais donc que notre méditation porte essentiellement sur les enjeux collectifs qui pèsent sur le monde pour contribuer à leur évolution positive.
– ce réseau offrirait aussi l'opportunité d'explorer la communication entre les hommes et les femmes présents dans leur énergie complémentaire et leur richesse propre.
Les rapports d'altérité stimulent le plaisir de communiquer et bien au-delà, nous amènent à reconnaître et respecter nos différences, à nous réconcilier avec la dualité masculin-féminin pour faire naître une nouvelle vision des choses. Avec l'accord des participants, les réunions se termineraient par un buffet convivial.
Si cette proposition vous intéresse, contactez Violette Cabanne au 01 48 05 28 10ou par email : violette.cabanne@free.fr
Quelques mots sur mon parcours:
Intéressée depuis toujours par les rapports humains, après des études de droit je me suis réorientée vers la psychologie et la psychothérapie que j'exerce encore. Pendant plus de dix ans, je me suis engagée dans le bouddhisme, expérience forte qui m'a donné une nouvelle vision de la vie. Puis j'ai eu envie de travailler avec mes mains et je me suis formée à l'ostéopathie. Chacune de ces formations et expériences ont enrichi mon travail et ont fait évoluer ma pratique professionnelle.
24 septembre 2007
L'automne
Quand les fleurs fanent
Que les couleurs de l’horizon deviennent diaphanes
L’automne doucement arrive.
Quand le vent se lève
Que des arbres descend la sève
L’automne rapidement s’active.
La danse des jours décline
Et le soleil à l’horizon s’incline
Pendant que les heures deviennent méditatives
Quatre saisons, une année
Des fleurs jusqu’aux gelée
Le temps s’enfuit dans les brumes tardives.
Une grive s’envole dans les frimas
Perle de rosée en cristal de baccara
Dans l’automne s’épanchent les roses décoratives
23 septembre 2007
Un monde à part
Peut être éprouvez vous parfois le besoin de vous ressourcer, de vous recentrer ou tout simplement l’envie de faire le point. Se retrouver avec soi-même peut être un moment riche d’émotions et de ressentis. Les monastères sont à la mode et deviennent de plus en plus des lieux de méditation où tous ceux qui cherchent peuvent venir se recueillir. Publié tout récemment, « l’Annuaire pratique des lieux monastiques » recense plus de 400 abbayes et monastères. L’Île de France en compte à elle seule 24.
Si vous voulez en savoir un peu plus :www.fondationdesmonasteres.org
22 septembre 2007
Enseignement et guérison
En mars 2007, j’avais diffusé sur le blog, le texte de Françoise « Cet arbre mon ami » qui racontait une belle histoire d’arbre. En voici une autre transmise par Dominique, une histoire personnelle qui prouve bien notre lien profond avec la nature
Depuis l'enfance les arbres sont des "Etres" très importants pour moi. Déjà enfant, je ne supportais pas qu'on abatte un arbre pour la simple raison qu'il représentait une gêne. J'ai toujours vécu dans des endroits plantés d'arbres.
En 1992, dans une étape particulièrement difficile et douloureuse de ma vie, j'ai reçu l'aide, l'enseignement d'un chêne très ancien dans les Cévennes. Il se dressait au sommet de la collinette qui surplombait la maison que j'habitais. Ce jour là j'allais très mal, je ne savais plus comment sortir de la situation dans laquelle j'avais contribué à me mettre quand je me suis sentie comme empoignée au col de mon vêtement, sortie de chez moi et menée directement à travers la garrigue jusqu'à ce chêne. Son énergie était venue me "pêcher" là dans ma détresse. Je m'étais déjà promenée dans ces environs sans le remarquer, j'ai passé la journée blottie contre son tronc. J'ai retrouvé de la force, de la sérénité et quand je suis rentrée chez moi, quelque chose au plus profond avait changé. J'y suis retournée chaque jour pendant plusieurs semaines. Au fil des jours j'ai senti, compris, entendu beaucoup de choses. Je peux dire que cet arbre m'a sauvée, m'a enseignée et aidée à guérir.
Je dois beaucoup aux arbres, à leur force et à leur sagesse. Jonction vivante entre le ciel et la terre, ils sont notre mémoire, témoins des décennies de vie sur cette terre. Ils participent de l'équilibre fragile de notre planète.
L'humain leur doit beaucoup, en dehors de leurs fruits et de leur ombrage. Si l'air de cette planète est encore respirable, c'est grâce à leur présence et à leur travail de chaque instant. Indispensables à la vie de cette planète, il est urgent de reconnaître leur rôle, de rendre hommage au règne végétal dans son ensemble, de les respecter comme tout organisme vivant et de les protéger avant qu’il ne soit trop tard.
Retrouvez dans vos souvenirs les arbres de votre enfance..., de votre adolescence.
Leurs silhouettes fortes ou fluettes, altières ou discrètes ont laissé une trace profonde dans notre imaginaire.
Un petit geste, mais un grand pas pour nos enfants et petits enfants pour qu'ils puissent longtemps grimper aux arbres et se reposer à l'ombre de leur feuillage.
http://dominique.regards.free.fr


















