Dans les commentaires du blog, Lony une lectrice, adresse un message émouvant , faisant référence à un autre commentaire qui diffusait ce poème extraordinaire et émouvant de William Black. Je l'ai donc relu et il m'a beaucoup touché car il correspond bien à ce que je pense au sujet de la mort. Il n'ya jamais de fin, seulement des transformations. Bonne lecture.

voilier_2

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
«Le voilà !»

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

Poème de William Blake