Les Trois Mondes

Ce blog est la facette virtuelle de l'association "Les 3 mondes", qui rassemble des chercheurs en marche sur le chemin de l'évolution spirituelle.

19 février 2008

A propos de Sogyal Rinpoche

soir

J’ai mis il ya quelque temps sur le blog un texte de Sogyal Rinpoche. Il a suscité un certain nombre de commentaires contradictoire. Les uns condamnent ses frasques et ses déviances, les autres adulent le personnage pour son enseignement.

Ou est la vérité et y-a-t-il une vérité ? Certains d’entre vous ont très bien décrit la situation, notamment Martine et Gérard Denis. Voici ce que dit Martine «  On peut savoir qui est l'homme certes mais sans s'y attarder. Revenir à soi-même, oser faire le point et reconnaitre sa liberté intérieure ou non », ce qui me paraît assez juste. »

Tout cela me ramène à l’enseignement délivré par Krishnamurti qui a beaucoup écrit sur les relations entre maître et élève. Voici ce qu’il disait « Que le maitre existe ou non n’a aucune importance. C’est important pour l’exploiteur, pour les sociétés et les écoles secrètes ; mais pour l’homme qui cherche la vérité, la vérité qui donne le bonheur suprême, cette question n’a absolument aucun sens. Le riche et le portefaix sont aussi importants que le maître et l’élève. Que des maîtres existent ou non, que l’on distingue entre initiés, élèves, etc…n’a aucune importance ; ce qui est important, c’est de se connaître soi-même. Sans la connaissance de soi, la pensée n’a aucune base. Si vous ne commencez pas par vous connaître vous-même, comment pouvez-vous savoir ce qui est vrai ? Sans la connaissance de soi, l’illusion est inévitable. Il est puéril de recevoir un enseignement et d’accepter d’être ceci ou cela. Méfiez vous de l’homme qui vous offre une récompense dans ce monde ou dans l’autre »

Pour ce qui me concerne, si j’ai beaucoup lu de livres sur tous ces sujets, je ne me suis jamais engagé auprès d’un maître spirituel car j’ai toujours voulu conserver ma liberté et surtout mon libre arbitre. En suivant un enseignement particulier, j’avais peur de restreindre mon champ de conscience. Cela ne m’a pas empêché toutefois de suivre un enseignement yogique, mais à ma façon, avec une certaine distance. Je pense que l’essentiel est en nous et que le travail sur soi est primordial.

Pour finir avec Sogyal Rinpoche, que je ne connais absolument pas, je trouve qu’il a quand même écrit des choses justes qui résonnent en moi.

Posté par DANIEL GENTY à 08:05 - S'exprimer - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

pour le meilleur

Je suis tout à fait d'accord avec toi, Daniel !
Souvent, les choses se passent ainsi : un jour on a une sorte de déclic existentiel puis une soif de recherche, un besoin d'en savoir plus sur soi, sur les autres, sur la marche du monde, sur l'avenir de l'humanité,sur l'au-delà, sur Dieu ...
On lit plein d'articles et de livres sur ces sujets, on se documente, on apprend, on s'interroge, on essaie d'en discuter, on s'embrouille un peu ...
Et parfois, un jour, on tombe sur la personne ou le texte qu'il nous fallait .
Il y a des instructeurs de tous niveaux pour des apprenants de tous niveaux . Et c'est peut-être bien ainsi .
Et la vie continue, on se forge, on connaît des joies,on vit des mystères, on perçoit des miracles, on prend des coups, on voit mieux, on comprend mieux, on ressent mieux, on aime mieux, on progresse ...

Posté par MC, 19 février 2008 à 10:57

Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort

Juste une petite précision sur les "enseignements" de Sogyal Rinpoche:

Je connaîs intimement l'homme depuis très longtemps. Mon regard est donc un peu moins "inspiré".

Les maîtres, nous dit la tradition, doivent posséder quatre qualités. SR en a deux qu'on ne peut lui disputer: charisme et éloquence. Mais il a du mal avec les deux autres: éthique et réalisation.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort n'est pas le fruit de ses réalisations. Il s'agit d'une retraduction modernisée et "autobiographiquées" d'un ancien texte de Patrul Rinpoche, le Kunzang Lama'i Shelung (Le Chemin de la Grande Perfection, ed. Padmakara 1987). On peut d'ailleurs s'amuser à compter le nombre de "moi", "je", "mien" et "mon", dont le LTVM est truffé, alors que le KLS n'en comporte aucun.

Les "enseignements" de SR, de la même manière, sont des transpositions d'enseignements qui ne lui sont pas propres, qu 'il a généralement enregistré, qu'il répète avec des écouteurs sur les oreilles et qu'il rend digeste par une certaine forme d'humour.

PS: Le LTVM a été écrit par Patrick Gaffney et Andrew Harvey. Les enseignements Dzogchen sont généralement des enregistrements de Nyoshul Khenpo.

Posté par Véronique, 10 mars 2008 à 10:26

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=24823&pid=7997437

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :