30 avril 2008
Précisions sur la méditation
Une lectrice du blog, GD, apporte un commentaire tout à fait intéressant concernant la méditation. Elle propose deux définitions.
- Faire de la méditation peut être un refuge en réponse à nos angoisses. C’est le scénario habituel sur lequel surfent les gurus : plutôt que de regarder l’angoisse, on se détourne vers la méthode ou le sauveur. Alors on « fait » de la méditation. Elle devient un rituel plein de promesses, une sorte de passe-temps yogique, et son apparente neutralité en fait l’ossature de toutes les communautés spirituelles.
- L’autre définition est plus révolutionnaire : on ne fuit plus. On ose affronter l’angoisse. Le regard n’est plus détourné vers des méthodes spirituellement distrayantes. On ne recherche plus l’inspiration, mais la compréhension. Alors on ne se ferme plus à la possibilité d’ « être » le problème. On ne « fait » plus de la méditation : on « est » la méditation. On ne se focalise plus sur le résultat, mais sur « celui » qui médite, sur « celui » qui est angoissé. Car la question n’est pas de savoir comment se libérer de l’angoisse (méthode n°1 et meilleure façon de renforcer l’ego), mais de savoir si l’angoissé est différent de son angoisse. L’angoisse ne peut disparaître sans la dissolution de l’angoissé car l’angoissé n’existe pas sans l’angoisse. Ainsi la méditation ne consiste plus en un exercice formel et minuté du corps et de l’esprit, mais en une détente inquisitrice ouverte à toutes les possibilités.
29 avril 2008
C'est le printemps !!
C’est le printemps
Dans le ciel les matins chantent
La nature est belle et touchante
C’est la Fête du Dieu Pan
Les p’tites reinettes
Partent en goguette
Dans les mares qui crépitent
Tout le monde s’agite
C’est le temps de l’humeur joyeuse
Les lilas rose et blanc
Dispensent leur odeur capiteuse
Qui monte vers l’horizon transparent
Floraisons langoureuses
Dans les aubes encore brumeuses
Le printemps se sent pousser des ailes
Donne-moi la main, ma belle
Les saules nous saluent bien bas
Et le soleil nous tend les bras.
Nos cœurs pétillent
Au mois de mai qui scintille
C’est le printemps
Courons dans les champs
Jupe ouverte, bouche offerte
On va faire la fête
Daniel
28 avril 2008
La littérature contemporaine et le sacré
Rencontres d’écrivains
Samedi 17 mai 2008
14h30-19h30 • Grande Salle • Centre Pompidou - Paris

Où en sommes-nous, aujourd'hui, des rapports de la littérature avec le sacré ? Il y a un siècle, Mallarmé - contemporain de la méditation de Nietzsche sur la "mort de Dieu" - parlait de ce "vieux et méchange plumage, terrassé, heureusement, Dieu." En ce sens, toute la littérature du 20e siècle, que ce soit sur le mode de la
profanation artistique ou d’une recherche spirituelle, fait écho à cet
événement. De Claudel à Bernanos, en passant par Giono, l’exigence du sacré
traverse le langage et tente de répliquer aux abîmes de
Pour autant, la désacralisation n’élimine pas la
notion de sacré. Au contraire, celle-ci se métamorphose, au point que dans les
oeuvres qui l’attaquent le plus violemment, un autre sacré s’invente, lié à la
jouissance du langage. Dans tous les cas, le sacré ne se limite pas à la
question de Dieu ou de la «mort de Dieu» : il est le lieu de rencontre entre le
dicible et l’indicible, le visible et l’invisible, le naturel et le surnaturel.
Il interroge notre rapport au mal, à la beauté, et met en jeu ce qu’il en est
du langage. Il y a deux siècles, Hölderlin lançait ce défi : « Le sacré soit ma
parole ! » Si la littérature, aujourd’hui, n’est pas tout à fait absorbée dans
la simple langue de communication, c’est que quelque chose en elle résiste ; et
cette chose a à voir avec du « sacré ».
Qu’en est-il, aujourd’hui, de la question du
spirituel dans la littérature ? De quelle nature sont les rapports entre
littérature et sacré ? L’interrogation métaphysique est-elle nécessairement au
coeur de l’écriture ? Comment se manifeste-t-elle, et sous quelles formes ?
Ces rencontres réuniront des écrivains pour en
débattre : avec notamment Bernard Sichère, Catherine Millot, Julia
Kristeva, Sylvie Germain, Frédéric Boyer, Marie Darrieussecq, Yannick Haenel,
Valère Navarina, Florence Delay.
Image : fractale de Rico Wack
19 avril 2008
Un peu de vacances
Les vacances commencent en région parisienne. ALors moi aussi je suis en vacances pour une dizaine de jours, histoire de me ressourcer et de faire une pause. J'ai envie de marcher dans la forêt, respirer le vent frais du matin, voir le soleil jouer à travers les feuilles.
J'ai envie de marcher et de m'abandonner au silence du temps. La vie court tellement vite, cruelle et joyeuse à la fois, incertaine et aventureuse qu'il est sage parfois de tenter de se retrouver, de se recentrer pour bien maintenir le cap. C'est ce que je vais faire....Essayer de faire
18 avril 2008
Claire Bassler
J’aime cette peinture de Claire Bassler. Elle parle à mon âme. Émotion fugace qui vous transporte presque dans un autre monde, le monde de la paix. Aucun personnage dans ce tableau et pourtant la vie est là, bien présente. On sent le vent qui souffle et les nuages qui se déplacent. On ressent une vibration si particulière, à la fois délicate et vivante.
Et si on est attentif aux couleurs, quelle harmonie entre les bleus et les verts.
Claire Bassler, une très grande artiste !!
http://www.claire-basler.com/
17 avril 2008
Vingt ans déjà
Vingt ans déjà. C’était en avril 1988. J’entrais à l’hôpital de la Pitié Salpêtrièreà Paris, dans le service du Professeur Cabrol, pour y subir une opération à cœur ouvert. Le corps médical avait diagnostiqué une fuite de la valve aortique. Le sang stagnait dans mon cœur, celui-ci gonflait et à terme, je risquais un infarctus. J’étais à la limite car j’avais attendu très longtemps avant de prendre la décision de me faire opérer. J’avais une peur bleue et me disais que le risque de mourir sur la table d’opération était possible. A cette époque c’était une opération lourde avec transfusion sanguine et ouverture du thorax.
Cette tranche de vie reste graver à jamais dans ma mémoire. J’ai été parfaitement opéré et je me suis rétabli très vite. Je faisais du yoga depuis longtemps et j’ai donc utilisé toutes les techniques yoguiques, notamment respiratoires que je connaissais pour retrouver toute mon énergie. Deux mois après, je reprenais mon travail alors que pour ce genre d’opération un arrêt de quatre à cinq mois était préconisé.
Depuis cette époque mon regard sur la vie a changé. J’ai pris conscience qu’elle était précieuse et qu’il fallait la réaliser pleinement, totalement, sans regrets.
Et puis cette opération m’a offert un petit trésor : j’ai une prothèse ( une valve en carbone) qui fait du bruit « tic-tac » comme une montre. Lorsque je suis dans mon lit, dans le silence de la nuit, selon ma position, j’entends raisonner la petite valve en moi. Elle me dit » Tu vois c’est merveilleux, grâce à moi tu es encore en vie ». Alors quand je suis triste ou angoissé, je me dis que ce n’est pas vraiment très grave et que j’ai déjà de la chance d’être encore en vie.
Finalement toute épreuve a quelque part du bon. Pour moi cela m’a beaucoup renforcé dans ma façon d’affronter les événements.
16 avril 2008
Café rencontres
CAFE-RENCONTRES
le 19 mai 2008, de 19h à 20h30
au restaurant tibétain LITHANG, 318 rue Saint-Jacques,
75005 PARIS, tél : 01 43 25 92 72 (près de Port-Royal)
LE MENTAL….LA MEILLEURE ET LA PIRE DES CHOSES
Une conférence présentée par Danielle Semelle
Entrée libre
Le mental est cette part de nous-mêmes qui dirige notre vie en se servant de notre esprit. Les Hommes se construisent une image d’eux-mêmes au travers de l’éducation familiale, scolaire, sociale, religieuse... Derrière cette apparence, il y a un Etre, une parcelle divine lâchée sur terre, afin d’expérimenter la vie. Alors le mental intervient, il pousse l’Homme à vivre dans deux directions opposées: le passé et le futur et cela, alternativement. Pourquoi accepter d’être manipulé ainsi alors que la solution est simple. La vie est simple... C’est simplement être SOI-MÊME dans l’instant présent.
Danielle Semelle s’est tout d’abord intéressée à l’astrologie, avant de découvrir, en même temps, la géobiologie et la numérologie Elle pratique professionnellement depuis 1982, anime des cours, expertise des lieux d’habitation et donne des consultations de numérologie.
En 1987, elle organise son premier circuit en Egypte. Elle en a fait une trentaine à ce jour, accompagnant des groupes et faisant de nombreuses recherches dans ce pays.
Auteur de plusieurs ouvrages : ABC de la géobiologie, Soyez Feng-Shui , Traditions et numérologie, Votre avenir par la numérologie , elle donne régulièrement des conférences à Paris et dans toute la France sur des sujets variés tels que les symboles, la spiritualité, l’Egypte, la Numérologie, les lieux sacrés...
Tout le monde est bienvenu et vous pouvez amener des amis.
Egalement, si vous le désirez,
vous pourrez rester dîner après la conférence.
15 avril 2008
Le double mauvais
Mère et Sri Aurobindo
Extrait d'une lettre de sri Aurobindo à Mère avant que celle-ci ne s'installe définitivement à l'ashram de Pondichéry :
"Ce que vous dites au sujet du Double Mauvais m'intéresse au plus haut point, car cela vient confirmer mon expérience réitérée qu'un individu exceptionnellement doué pour notre œuvre a toujours, ou presque toujours (mieux vaut peut-être ne pas établir de règles rigides en ces
matières), un être qui lui est attaché, et apparaît parfois comme une partie de lui-même, et qui est l'exacte contradiction de l'essence même de ce qu'il représente dans l'œuvre à accomplir .
Ou si cet être n'est pas là au début, s'il ne s'est pas attaché à la personnalité, une force de ce genre pénètre dans l'atmosphère de cette personne dès qu'elle se met en route vers la réalisation .Ce double semble avoir pour objet de susciter des faux pas et de mauvaises conditions, en un mot de placer devant elle le problème de l'œuvre qu'elle a entreprise.
C'est, semble-t-il, comme si le problème ne pouvait, dans l'économie occulte des choses, se résoudre autrement qu'au moyen d'un instrument prédestiné qui s'approprie la difficulté.
Cela expliquerait bien des choses qui pourraient paraître très déconcertantes à la surface."
Plus tard, Mère abordera le sujet lors de ses entretiens du mercredi avec les enfants de l'ashram :
"[...] La Terre, qui au point de vue astronomique n'est rien du tout ... dans l'immensité des cieux astronomiques, la Terre n'est qu'une chose absolument sans intérêt et sans importance, mais au point de vue occulte et spirituel, la Terre est le symbole concentré de l’univers.
Parce qu'il est beaucoup plus facile de travailler sur un point que de travailler dans une immensité diluée. Ca, tous les gens qui travaillent le savent .Eh bien, pour la facilité et la nécessité du travail, tout l'univers a été concentré et condensé symboliquement dans un grain de sable, qui s'est appelé la Terre. Et là-dessus, il y a le symbole de tout ; tout ce qui est à changer, tout ce qui est à transformer, tout ce qui est à convertir, est /là.*
*Ce qui fait que si l'on se concentre sur ce travail et qu'on le fasse /là/, tout le reste s'ensuivra automatiquement, autrement il n'y aurait pas de fin - et pas d'espoir .Mais c'est pour cela aussi que ce point-là apparaît particulièrement mauvais ! Parce que tout est concentré. Et cela peut être particulièrement bon aussi. Parce que toujours, il y a les deux, les deux opposés sont ensemble .Et c'est toujours le meilleur qui voisine avec le pire, ou le pire qui voisine avec le meilleur. Mais c'est à cause du pire que l'on peut trouver le meilleur, et c'est à cause du meilleur que l'on peut transformer le pire - les deux agissent et réagissent l'un sur l'autre ...
On dit toujours qu'il y a un double sombre de toutes les étoiles, et un double lumineux de toutes les planètes. Occultement, on dit qu'il y a une Terre lumineuse. Tout cela, c'est l'expérience de la Terre lumineuse, Sri Aurobindo a décrit l'expérience /
Transmis par MCP
14 avril 2008
Un autre regard sur les couleurs

Les images fractales
font triompher les couleurs
Image de Rico Wack
Saviez-vous ainsi que le rouge (pour prendre un exemple qui me tient à cœur) est la couleur de l’effort, du concret et de la sécurité ? Elle désigne ce qui nous porte, ce qui nous relie à la terre, à la mère. Pour Philippe Houyet,si l’on cherche à définir la couleur, peu importe l’aspect scientifique. « En quoi la couleur peut-elle être un outil ? Par moments, je suis traversé d’émotions sur lesquelles j’ai du mal à mettre des mots. Mais on peut mettre une couleur sur ce vécu et c’est un véhicule de langage extraordinaire. A travers le lien entre les deux, on va pouvoir se regarder dans la couleur comme dans un miroir.
A l’aide de foulards de soie de toutes les teintes, Philippe Houyet nous a ensuite promenés dans ce royaume, où l’on distingue sept couleurs « relationnelles » (les couleurs de base du spectre), onze couleurs « de transformation », sept couleurs « de paix » et quatre couleurs « de chemin d’éveil ». Chacune d’entre elles se décline en trois nuances: la couleur « naissante » (claire), « franche » (nuance moyenne) et « mature » (foncée). En outre, chacune peut être vue sous son aspect « matière » (qui renvoie à la compréhension, au savoir) ou « lumière » (qui se réfère à l’expérimentation, au vécu).
Un autre regard sur les couleurs, donc, pour éclaircir ou éclairer une situation, en comprendre les enjeux, trouver une nouvelle orientation…
Pour en savoir plus :
Le site de Philippe Houyet : www.descouleurspourlavie.com
Celui de William Berton : www.langagedescouleurs.com
Et un livre passionnant : « Histoire des couleurs » de Manlio Brusatin (éd. Flammarion, collection Champs)
Philippe Houyet organise le dimanche 18 mai 2008 à Paris un atelier-découvert « Mettre de la couleur dans sa vie ». Renseignements et inscriptions : tel. 06 18 98 20 34 ou e-mail info@descouleurspourlavie.com
13 avril 2008
Une parcelle de l'univers
Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.
Koan zen
Un koan est une réflexion visant à déclencher un déclic mental ou spirituel. La philosophie Zen les utilise pour faire naître l'illumination chez l'adepte...
Voilà un koan qui me va parfaitement. Tout est en nous. Nous sommes un trésor extraordinaire que nous ne savons pas bien exploiter. Nous sommes une parcelle de l’univers et malgré cela nous attendons encore trop des autres. Comme des abeilles nous allons butiner le savoir, les enseignements à droite et à gauche alors qu’il suffit de se poser et méditer. Le véritable enseignement est en nous, dans le contact que nous avons avec la vie. C’est la réalité …. Ne nous réfugions pas dans l’illusion …..













