mediter

Sans nous en rendre compte , d'une façon tout à fait inconsciente, nous mettons en place des mécanismes de défense pour nous protéger de toutes les agressions  et difficultés qui surgissent de notre environnement. Ces agressions sont de toute sorte. Ce  peuvent être des attitudes ou des paroles  désagréables émanant des autres, des épreuves imposées par la vie, des échecs et bien d'autres choses encore. Nous courbons le dos, nous souffrons, nous serrons les dents, nous somatisons et nous nous protégeons pour parer les coups. Certains vont encore plus loin. Ils jouent un rôle social qui ne correspond pas à leur personnalité profonde, de peur d'être trop vulnérables et l'écart peut devenir important entre le moi profond et le moi social .

Nous  construisons ainsi  de véritables murs, sorte de barrières psychologiques qui vont nous  aider à résister. Cela est fort utile pour conserver notre intimité  mais cela risque de se faire au détriment de toute spontanéité. Nous nous   rigidifions  et devenons plus fragiles. Tout ce qui est dur, rigide, se casse plus facilement. Beaucoup se sont donc construits une carapace, sorte de vitrine,  en un mot, une image bien éloignée d'eux mêmes.

Notre espace intérieur est pris dans un étau et a de plus en plus de mal à s'épanouir et à respirer. L'expression des émotions se trouvent réfrénée et on se trouve démunis sur le plan affectif. L'énergie circule moins bien. Le stress et la maladie  nous guettent. Certains deviennent de véritables bunkers ambulants, totalement verrouillés. Comment voulez vous que la vie s'écoule en eux?

La seule solution consiste à profiter des instants de bien être, de plaisir et de détente pour desserrer l'étau, s'ouvrir au monde extérieure et laisser couler les tensions  qui nous encombrent. C'est l'ouverture de notre être qui permet la connexion au monde, à l'univers, et cette connexion est toujours une source d'enrichissement. Plutôt que d'empiler les souffrances, de retenir les émotions de peur d'être agressé, il faut aussi ,avoir  de temps en temps la sagesse de lâcher prise.

 

 Daniel