migrants

A Paris 1500 migrants dorment dans les rues chaque soir

 

Ils n’ont plus rien

Seulement leur désespoir.

Poussés par le souffle du vent

C’est pour eux le grand soir.

Ils ont quitté leur terre natale

Pour partir à la quête du graal.

Pieds nus, avec pour seul bagage

Leur âme, ils laissent leur village

Pour se confier aux voiles

D’un vieux rafiot vermoulu.

Grelotant sous les étoiles

Ce sont les clandestins

Les moins que rien, les malvenus

Qui sont prêts à tout abandonner

Pour un eldorado d’illusion.

Voyage chaloupé, sur la mer démontée,

Ils partent pour une autre prison.

Des passeurs sans scrupules et violents

Leur ouvrent les portes du néant.

Vogue, vogue, petit bateau

L’humanité court au fiasco.

Soufflez, soufflez les alizées

Un jour viendra le temps de l’égalité.

Un pied posé sur le sable fin

Voici venu le monde tant désiré.

Il ne vous tend pas la main

Si seulement vous le saviez !

Daniel( déjà publié en 2008)