didgeridoo

 

Ils habitent un petit village du Vaucluse au milieu de la nature. Depuis un an maintenant Claude et Ginette sont à la retraite. Un repos bien mérité car Ginette s’occupait d’enfants handicapés mentaux. Pendant plusieurs années ils ont été famille d’accueil pour ces enfants. Plus qu’un métier, un acte d’amour. Claude travaillait dans le bâtiment. Ils ont une fille qui a trois enfants et qui accueille aussi deux petits handicapés.

Claude s’est pris de passion pour un instrument de musique un peu particulier : le didgeridoo, utilisé depuis la nuit des temps par les aborigènes d’Australie. C’est une branche d’arbre creuse dont l’embout a été recouvert de cire et par lequel on souffle en tirant des sons étrangement très modernes. Le didgeridoo émet une musique profonde, aux vibrations puissantes, qui semblent sortir de la terre.

Donc Claude et Ginette étaient venus passer trois jours à Paris pour participer à une manifestation visant à défendre la cause des aborigènes dont les terres sont convoitées par des industriels puissants (cas, somme toute, assez classique, de nombreuses minorités à travers le monde). Nous avions convenu de nous voir lors de leur passage en région parisienne. Ils sont donc venus hier et nous avons passé ensemble un moment vraiment délicieux.

Claude est arrivé avec ses deux didgeridoos, entièrement réalisés par lui dont un magnifique en bois d’orme et s’est fait un plaisir de nous jouer de cet instrument. Comme Claude est un créatif, un véritable chercheur, il utilise le didgerodoo à des fins thérapeutiques pour aider les personnes à se rééquilibrer sur le plan énergétique. Voyant et magnétiseur à ses heures, il aime bien aider son prochain.

Vous l’avez compris, Claude et Ginette sont des gens vrais, authentiques qui donnent beaucoup, des gens qu’il fait bon rencontrer et qui vous apportent plein de fraîcheur. Et puis ils sont curieux, passionnés avec toujours des projets en tête. Nous avons ainsi devisé une partie de l’après-midi. Ils ont un projet : visiter les châteaux de la Loire, mais à pieds.

Dès les beaux jours, ils partiront avec leurs sacs à dos pour entreprendre un périple de plus de 1000 km, aller et retour, sur les bords de Loire. Deux mois de marche dans la nature. Ils n’en sont pas à leur coup d’essais puisque cette année ils sont partis, en tandem avec une petite remorque, à travers le massif central. J’ai vraiment passé un excellent après-midi en leur compagnie, un moment rare d’échanges sans aucun chichi…..

Danie