06 mai 2008
Un coeur d'enfant
La lumière s’étend sur l’herbe, et je suis bien à respirer les odeurs de la nature. Les bourgeons tels de délicieux bonbons, me font la promesse du paradis sur terre.
Ce qu’ils vont devenir sera pour nous l’éclatante vérité qu’une main divine les a créés. La nature éveille en moi l’émotion la plus vive et j’ose offrir mes larmes dans cette extase. Les oiseaux sont rois, ils m’apportent toujours de bonnes nouvelles, des nouvelles de la vraie vie, de ces moments tangibles où je sais ce qu’est de me sentir vraiment vivante.
Je t’aime dame nature, je t’aime la vie dans tous ces passages éphémères.
Je déguste au plus profond de mon cœur la délicate offrande de ma renaissance, sentir de tout mon être, être présente, vraiment ici, à regarder le temps qui passe, à écouter les bruits. À comprendre enfin l’ordonnance du monde… Faut-il avoir le cœur de l’enfant pour être dans cet état de joie ?
Marie Josée Dubois
05 mai 2008
Une belle pivoine
Une belle pivoine blanche
Dans mon jardin s’épanche.
Avant qu’elle ne fane
Dans les matins diaphanes
Je prends en photo
La nature qui m’offre ce cadeau.
A Elizabeth: Daniel
04 mai 2008
Un peu d'humour

Le déjeuner des canotiers
Auguste Renoir
"On fait toujours plaisir aux gens en leur rendant visite. Si ce n'est pas en arrivant, au moins c'est en partant"
Catherine Bugnard
03 mai 2008
L'ami Roger
Roger Folco
Mon ami Roger, un ami de longue date, peint depuis plusieurs années. Je suis sensible à sa peinture et j’aime bien la façon dont il travaille. Il m’emmène de temps en temps dans des expositions à Paris. Je découvre ainsi des peintres abstraits. Roger m’explique certaines choses. J’ai vu avec lui de belles expositions ( Picabia, Zao Wu ki, Picasso, Soulage). C’est un homme de passions et la peinture est l’une d’entre elles. La passion est un moteur puissant qui pousse à réaliser des projets. Etre passionné c’est quelque part être bien vivant.
Voici ce qu’écrit l’ami Roger à propos de la peinture abstraite
« Cela ne s’explique pas, ça suscite une émotion. »
A cette réflexion d’un grand peintre contemporain, nous pouvons suggérer qu’il est aussi démarche spirituelle, expression pure de son imaginaire, langage du geste et appropriation de l’espace.
Pour concrétiser ce tout, commençant par une somme de tâtonnements, le peintre dispose des moyens issus de sa propre recherche artistique et spirituelle ainsi que de son investissement personnel.
Il parle, il envoie des signes.
On le ressent, on essaye de le décrypter ou de l’interpréter : Il révèle inconsciemment qui il est.
Roger Folco
02 mai 2008
Se connaître soi-même
Photo: Patrick Vilain
Le texte de Sogyal Rinpoche que j’avais diffusé fait couler beaucoup d’encre sur le blog. Quand je relis les commentaires des uns et des autres et que je pense à ma propre expérience, le monde de la spiritualité m’apparaît parfois comme une vaste forêt luxuriante où il est difficile de faire son chemin. Les pièges et les obstacles sont, en effet très nombreux. A l’authenticité fait place l’illusion, au désintéressement, l’argent et à la liberté, le goût du pouvoir. Une boussole et un coupe-coupe sont alors nécessaires pour avancer et se protéger d’une faune peu recommandable. Il y a heureusement, de temps en temps, sur le chemin des êtres sincères, plein d’humanité et de compréhension qui ne se mettent jamais en avant. Ils savent rester à leur place, à leur juste place.
Voilà bien un critère intéressant : savoir rester à sa vraie place, ni plus, ni moins. Ne pas se mettre en avant et savoir écouter. En règle générale, les êtres qui ont cette attitude ont un vécu, une expérience de la vie qui leur a permis de tirer les leçons des épreuves affrontées.
Ils n’ont plus besoin de prouver quoique ce soit. Ils sont simplement.
Qu’un maître spirituel existe ou non n’a en fait aucune importance. Ce qui est important, c’est de se connaître soi même. L’illusion est justement dans la non connaissance de soi.
Daniel
01 mai 2008
Petites histoires autour du muguet
Si communément naturalisé dans les prairies les et sous-bois, le muguet est pourtant originaire du Japon ! Selon l’une des nombreuses traditions orales, il aurait commencé à être offert de façon symbolique dès la Renaissance, sous le règne de Charles IX. A partir du début du siècle dernier, sa vente est associée à la fête du travail célébrée le ler mai.
On le nomme aussi « lis des vallées » (lily of the valley pour nos amis anglais), traduction de son nom latin Convallaria, et plus rarement « larme de la Vierge» (évocation conjointe de la blancheur et du mois de mai dédié à Marie). Si l’on connaît le muguet des bois et celui cultivé essentiellement dans la région nantaise, il en existe de nombreuses autres variétés : à fleurs doubles (‘Flore Pleno’), à fleurs rosées (Convallaria rosea), au feuillage finement strié de blanc (‘Albostriata’), ou encore strié de jaune (Aureostriata’). Ces deux dernières variétés ne sont pas sans évoquer les feuilles d’hostas.
L’ensemble de la plante est toxique par ingestion (pas seulement ses petites baies rouges). Elle possède des vertus cardiotoniques, à la manière digitale, ainsi que diurétiques. Elle reste néanmoins peu utilisée dans la pharmacopée en raison de sa forte toxicité.
Article paru dans le magazine"L'ami des jardins"
30 avril 2008
Précisions sur la méditation
Une lectrice du blog, GD, apporte un commentaire tout à fait intéressant concernant la méditation. Elle propose deux définitions.
- Faire de la méditation peut être un refuge en réponse à nos angoisses. C’est le scénario habituel sur lequel surfent les gurus : plutôt que de regarder l’angoisse, on se détourne vers la méthode ou le sauveur. Alors on « fait » de la méditation. Elle devient un rituel plein de promesses, une sorte de passe-temps yogique, et son apparente neutralité en fait l’ossature de toutes les communautés spirituelles.
- L’autre définition est plus révolutionnaire : on ne fuit plus. On ose affronter l’angoisse. Le regard n’est plus détourné vers des méthodes spirituellement distrayantes. On ne recherche plus l’inspiration, mais la compréhension. Alors on ne se ferme plus à la possibilité d’ « être » le problème. On ne « fait » plus de la méditation : on « est » la méditation. On ne se focalise plus sur le résultat, mais sur « celui » qui médite, sur « celui » qui est angoissé. Car la question n’est pas de savoir comment se libérer de l’angoisse (méthode n°1 et meilleure façon de renforcer l’ego), mais de savoir si l’angoissé est différent de son angoisse. L’angoisse ne peut disparaître sans la dissolution de l’angoissé car l’angoissé n’existe pas sans l’angoisse. Ainsi la méditation ne consiste plus en un exercice formel et minuté du corps et de l’esprit, mais en une détente inquisitrice ouverte à toutes les possibilités.
29 avril 2008
C'est le printemps !!
C’est le printemps
Dans le ciel les matins chantent
La nature est belle et touchante
C’est la Fête du Dieu Pan
Les p’tites reinettes
Partent en goguette
Dans les mares qui crépitent
Tout le monde s’agite
C’est le temps de l’humeur joyeuse
Les lilas rose et blanc
Dispensent leur odeur capiteuse
Qui monte vers l’horizon transparent
Floraisons langoureuses
Dans les aubes encore brumeuses
Le printemps se sent pousser des ailes
Donne-moi la main, ma belle
Les saules nous saluent bien bas
Et le soleil nous tend les bras.
Nos cœurs pétillent
Au mois de mai qui scintille
C’est le printemps
Courons dans les champs
Jupe ouverte, bouche offerte
On va faire la fête
Daniel
28 avril 2008
La littérature contemporaine et le sacré
Rencontres d’écrivains
Samedi 17 mai 2008
14h30-19h30 • Grande Salle • Centre Pompidou - Paris

Où en sommes-nous, aujourd'hui, des rapports de la littérature avec le sacré ? Il y a un siècle, Mallarmé - contemporain de la méditation de Nietzsche sur la "mort de Dieu" - parlait de ce "vieux et méchange plumage, terrassé, heureusement, Dieu." En ce sens, toute la littérature du 20e siècle, que ce soit sur le mode de la
profanation artistique ou d’une recherche spirituelle, fait écho à cet
événement. De Claudel à Bernanos, en passant par Giono, l’exigence du sacré
traverse le langage et tente de répliquer aux abîmes de
Pour autant, la désacralisation n’élimine pas la
notion de sacré. Au contraire, celle-ci se métamorphose, au point que dans les
oeuvres qui l’attaquent le plus violemment, un autre sacré s’invente, lié à la
jouissance du langage. Dans tous les cas, le sacré ne se limite pas à la
question de Dieu ou de la «mort de Dieu» : il est le lieu de rencontre entre le
dicible et l’indicible, le visible et l’invisible, le naturel et le surnaturel.
Il interroge notre rapport au mal, à la beauté, et met en jeu ce qu’il en est
du langage. Il y a deux siècles, Hölderlin lançait ce défi : « Le sacré soit ma
parole ! » Si la littérature, aujourd’hui, n’est pas tout à fait absorbée dans
la simple langue de communication, c’est que quelque chose en elle résiste ; et
cette chose a à voir avec du « sacré ».
Qu’en est-il, aujourd’hui, de la question du
spirituel dans la littérature ? De quelle nature sont les rapports entre
littérature et sacré ? L’interrogation métaphysique est-elle nécessairement au
coeur de l’écriture ? Comment se manifeste-t-elle, et sous quelles formes ?
Ces rencontres réuniront des écrivains pour en
débattre : avec notamment Bernard Sichère, Catherine Millot, Julia
Kristeva, Sylvie Germain, Frédéric Boyer, Marie Darrieussecq, Yannick Haenel,
Valère Navarina, Florence Delay.
Image : fractale de Rico Wack
19 avril 2008
Un peu de vacances
Les vacances commencent en région parisienne. ALors moi aussi je suis en vacances pour une dizaine de jours, histoire de me ressourcer et de faire une pause. J'ai envie de marcher dans la forêt, respirer le vent frais du matin, voir le soleil jouer à travers les feuilles.
J'ai envie de marcher et de m'abandonner au silence du temps. La vie court tellement vite, cruelle et joyeuse à la fois, incertaine et aventureuse qu'il est sage parfois de tenter de se retrouver, de se recentrer pour bien maintenir le cap. C'est ce que je vais faire....Essayer de faire












