12 avril 2008
Le Chant de la terre
Bercée par le souffle du vent
La mer se balance
Entre rivage et horizon.
Elle ondule et danse
Sous le soleil couchant
Qui tisse ses fils d’or
Avant de basculer dans la nuit.
Je flâne sur les côtes d’Armor
Et mon ombre me suit pas à pas
Pendant que les mouettes
Mêlent leurs cris
Au murmure des flots.
Sous les cieux estivaux
La symphonie de la vie
Accompagne a capella
Le gémissement des girouettes
Qu’une bise légère vient caresser.
C’est le chant de l’univers
Qui résonne à qui sait l’écouter.
C’est le chant de la terre
Qui fait battre mon cœur.
C’est la vie qui fait couler
Dans mes veines un instant de bonheur
Daniel
21 mars 2008
Le sacre du printemps

Même si le résultat des municipales n’est pas encore suffisant pour annoncer des lendemains qui chantent,
Même s’il se passe des choses terribles au Tibet, et encore on n’en connaît sûrement pas le quart de la moitié,
Même si la connerie humaine reste incommensurable, et ce n’est pas près de changer,
Une chose est sûre :
Vendredi 21 mars, c’est le Printemps qui arrive.
Alors s’il vous plaît, comité d’accueil, tapis rouge, et défilé des enfants des écoles pour ce VIP.
Fuligineuse (sur le blog Sablier)
Merci à Sandro Botticcelli et à la Web Gallery of Art pour l'image.
17 mars 2008
Le tibet en otage
Depuis 1950, la Chine occupe le Tibet, imposant sa loi et bâillonnant le peuple tibétain. Vendredi des émeutes ont eu lieu à Lhassa, la capitale, suivies d’une répression sévère. Officiellement il y aurait 10 morts, mais bien plus selon les sources tibétaines. Un peuple se meurt et perd son identité. La seule chose positive de cette situation, c’est l’exil des tibétains à travers le monde qui ont ainsi fait pu faire connaître et propager leur religion. Rien qu’en France, le nombre de monastères s’est multiplié depuis maintenant plusieurs années. Mais à quel prix ? Tortures, emprisonnements, répressions. Que vaut l’homme face aux enjeux politiques et économiques. Un simple brin de paille dans ce flot tumultueux.
Après la Birmanie, le Tibet. L’idéologie poursuit sa route. En son nom les pires exactions sont commises. Je pense aussi à Ingrid Betancourt, toujours prisonnière des FARC. Chacun a notre niveau nous pouvons agir, secouer un peu le cocotier. Il ne s’agit pas forcément d’entreprendre des grandes actions. Tout se joue aussi dans le quotidien : un simple geste, un mot, une attitude. Il faut (simplement ?) renverser le système de valeurs qui régit le monde. Tout un programme !!
Daniel
14 mars 2008
Les clandestins
Ils n’ont plus rien
Seulement leur désespoir.
Poussés par le souffle du vent
C’est pour eux le grand soir.
Ils ont quitté leur terre natale
Pour partir à la quête du graal.
Pieds nus avec pour seul bagage
Leur âme, ils laissent leur village
Pour se confier aux voiles
D’un vieux rafiot vermoulu.
Grelotant sous les étoiles
Ce sont les clandestins
Les moins que rien, les malvenus
Qui sont prêts à tout abandonner
Pour un eldorado d’illusion.
Voyage chaloupé, sur la mer démontée,
Ils partent pour une autre prison.
Des passeurs sans scrupules et violents
Leur ouvrent les portes du néant.
Vogue, vogue, petit bateau
L’humanité court au fiasco.
Soufflez, soufflez les alizées
Un jour viendra le temps de l’égalité.
Un pied posé sur le sable fin
Voici venu le monde tant désiré.
Il ne vous tend pas la main
Si seulement vous le saviez !
Daniel
03 mars 2008
Les nouvelles
Parmi les petits plaisirs de la vie, il en est un qui me ravit chaque jour : c’est la lecture de la presse !! Je m’assois, en début de matinée, après avoir écrit sur mon blog, dans mon fauteuil et parcours les journaux pendant trois quart d’heures. Une grande curiosité me pousse à savoir ce qui se passe en France et dans le monde. J’aime tout lire : la politique, les faits divers, le sport, le cinéma. Il n’y a guère que les résultats des courses de chevaux qui m’indifférent. C'est comme si je me mettais à voyager à travers le monde pour découvrir de nouveaux événements, de nouvelles vies.
Bien sur les nouvelles ne sont jamais roses, sans doute à l’image du monde. Mais toute cette lecture me fait prendre conscience que je vis dans un pays assez agréable, un pays de liberté même si tout est loin d’être parfait. Car les nouvelles du monde parlent souvent de guerres, violences, oppressions. Beaucoup d’hommes souffrent sur notre planète, beaucoup sont privés de liberté, soit parce qu’ils sont pauvres où qu’ils vivent dans des pays totalitaires.
La liberté n’a pas de prix et je me demande si nous en avons toujours bien conscience : liberté de s‘exprimer, de penser, de se déplacer.
Simplement la liberté de la presse qui me permet de dire tout cela.
01 mars 2008
Positivons ! ! (suite)
Nymphéas de Claude Monet
Oui, veillons à ne pas nous laisser contaminer par le bacille de la sinistrose !
Qu'on me pardonne de voir Dieu plein de gaîté, de fraîcheur et de rires d'enfants !
Qu'on me pardonne de ne pas voir Jésus suspendu comme un jambon sur les parois lugubres de nos églises, mais comme ce merveilleux pionnier d'un monde nouveau, ce boute-en-train éveilleur de consciences, cette âme pénétrée d'un Amour et d'une Foi magnifiques !
Qu'on me pardonne de ne pas juger la vie dans ce qu'elle a de plus matériel et de plus immédiat !
Qu'on me pardonne de voir le monde enfin se réveiller d'un si long sommeil !
Qu'on me pardonne de refuser la peur du lendemain, du hier et du aujourd'hui !
Qu'on me pardonne de chercher à voir derrière les apparences !
Qu'on me pardonne d'oser penser que Dieu réalise son plan par des voies dont seul il a le secret !
Qu'on me pardonne d'y croire !
Ceci dit, je ne pense pas que la vie soit belle. Non, je ne dirais pas que la vie est belle. Elle est à l'image de ce que nous montrons de nous-mêmes. Elle est ce que nous en faisons.
La vie sera belle lorsque les hommes se décideront à laisser émerger toute la beauté qu'ils ont en eux.
MCP
26 février 2008
Recevoir
Avons-nous vraiment l’habitude de recevoir ? J’entends par là cette aptitude à accueillir les autres ou les événements sans jugement, dans un état de grande disponibilité avec une écoute totale. Nous sommes le plus souvent dans l’action, le vouloir ou la projection ce qui limite forcément nos perceptions.
S’arrêter pour se donner la possibilité de recevoir est un mode de fonctionnement pas très habituel mais à cultiver régulièrement. C’est une façon de voir la vie sous un autre angle et d’appréhender de nouveaux plans de compréhension.
Car recevoir exige de mettre tous ses sens en éveil et donc de détourner son mental du processus de perception. Recevoir c’est capter en direct avec toutes ses antennes sensitives les informations qui nous arrivent. Recevoir, c’est éveiller sa conscience et l’élargir. C’est donc enrichir sa compréhension qui devient plus globale.
On pourrait penser qu’il s’agit d’une attitude passive. Surtout pas, bien au contraire parce que pour bien recevoir, il faut tout de même avoir fait un certain travail sur soi. On ne peut recevoir lorsque l’on est agité ou la tête pleine de problèmes. Il est nécessaire d’avoir entrepris préalablement un travail de « décantation intérieur ».
Recevoir, s’ouvrir, faire tomber ses résistance et ses défenses, accepter l’autre dans sa différence, sans jugement, voilà un beau travail qui mérite d’être entrepris sans tarder !!
24 février 2008
Positivons !!
Positivons !! Ne nous laissons pas gagner par la sinistrose, la tristesse et l’aigreur, ces maladies insidieuses qui risquent de nous ronger à petit feu. Plus je vieillis et plus cette façon d’être m’interpelle. Je rencontre des gens défaitistes, sans envies, sans espoirs pour qui la vie semble vide de sens et d’intérêt. Ils errent, perdus dans leur mal être. Ils sont fatigués, usés.
Certes tout n’est pas rose, les difficultés peuvent s’accumuler et les épreuves frapper durement.
Mais certains sortent tout de même grandis de toutes ces leçons que nous donne la vie. Malgré la violence de l’existence, apprenons à positiver, à voir le bon côté des choses car il y a toujours un bon côté à exploiter. Il ne s’agit pas de nier la réalité et de prendre la fuite. Non, au contraire, il s’agit de l’affronter avec acceptation, souplesse et détachement.
On ne parle pas assez de cette souplesse interne que nous pouvons cultiver et développer en nous. Plus nous sommes souple mentalement, plus les événements viendront nous percuter avec douceur. Cultivons cette adaptabilité, cette faculté à faire face car c’est une grande force. Chacun traverse la vie avec ses moyens, mais donnons nous aussi les bons moyens pour la traverser.
La souplesse mentale entraîne une distanciation avec les événements et permet de créer un espace intérieur qui est comme un amortisseur.
La vie est belle, la vie est riche, c’est une merveilleuse école de formation. Elle est cruelle aussi, agressive et parfois terrible. Mais quel qu’elle soit nous n’avons pas le choix. Il nous faut continuer à avancer. Alors avançons en positivant.
19 février 2008
A propos de Sogyal Rinpoche
J’ai mis il ya quelque temps sur le blog un texte de Sogyal Rinpoche. Il a suscité un certain nombre de commentaires contradictoire. Les uns condamnent ses frasques et ses déviances, les autres adulent le personnage pour son enseignement.
Ou est la vérité et y-a-t-il une vérité ? Certains d’entre vous ont très bien décrit la situation, notamment Martine et Gérard Denis. Voici ce que dit Martine « On peut savoir qui est l'homme certes mais sans s'y attarder. Revenir à soi-même, oser faire le point et reconnaitre sa liberté intérieure ou non », ce qui me paraît assez juste. »
Tout cela me ramène à l’enseignement délivré par Krishnamurti qui a beaucoup écrit sur les relations entre maître et élève. Voici ce qu’il disait « Que le maitre existe ou non n’a aucune importance. C’est important pour l’exploiteur, pour les sociétés et les écoles secrètes ; mais pour l’homme qui cherche la vérité, la vérité qui donne le bonheur suprême, cette question n’a absolument aucun sens. Le riche et le portefaix sont aussi importants que le maître et l’élève. Que des maîtres existent ou non, que l’on distingue entre initiés, élèves, etc…n’a aucune importance ; ce qui est important, c’est de se connaître soi-même. Sans la connaissance de soi, la pensée n’a aucune base. Si vous ne commencez pas par vous connaître vous-même, comment pouvez-vous savoir ce qui est vrai ? Sans la connaissance de soi, l’illusion est inévitable. Il est puéril de recevoir un enseignement et d’accepter d’être ceci ou cela. Méfiez vous de l’homme qui vous offre une récompense dans ce monde ou dans l’autre »
Pour ce qui me concerne, si j’ai beaucoup lu de livres sur tous ces sujets, je ne me suis jamais engagé auprès d’un maître spirituel car j’ai toujours voulu conserver ma liberté et surtout mon libre arbitre. En suivant un enseignement particulier, j’avais peur de restreindre mon champ de conscience. Cela ne m’a pas empêché toutefois de suivre un enseignement yogique, mais à ma façon, avec une certaine distance. Je pense que l’essentiel est en nous et que le travail sur soi est primordial.
Pour finir avec Sogyal Rinpoche, que je ne connais absolument pas, je trouve qu’il a quand même écrit des choses justes qui résonnent en moi.
16 février 2008
Lâcher prise
La vie est peuplée d’événements plus ou moins difficiles à gérer. Mais ce n’est pas l’événement qui est essentiel, c’est l’importance plus ou moins grande que nous lui apportons. Cette importance plus ou moins grande dépend de la façon dont notre mental va fonctionner. Bien souvent il va s’emparer de l’événement, l’amplifier, le transformer, le distordre. Le mental va s’accrocher à lui comme un coquillage sur le rocher. Loin de nous laisser tranquille, il risque ainsi de nous épuiser pendant plusieurs jours. Nous avons tous connu ce processus dans lequel nous sommes embarqués et qui peut nous tenir prisonnier longtemps.
Dans mes cours de yoga, j’ai compris que le principal obstacle à la relaxation et par là même à la méditation, c’est notre mental. Les pensées qui surgissent nous empêchent d’être dans l’instant présent et nous privent ainsi d’être au cœur de la vraie vie. Bien plus nos pensées travestissent la réalité qui se présente à nous en l’interprétant à notre « sauce égotique ». Pris par ce tourbillon nous manquons d’objectivité et portons un jugement de valeur sur tout ce qui vient se présenter à nous. Nous sommes dans l’incapacité d’accueillir les événements tels qu’ils viennent.
Pour rompre ce cercle infernal je voudrais suggérer deux actions à mener. La première c’est d’utiliser sa respiration comme moyen de lâcher prise et de création d’un espace intérieur si bénéfique à « cette espèce de déconnexion » qui vient suspendre l’action du mental. J’ai diffusé, il y a quelques jours un texte d’Eckart Tolle qui explique fort bien ce processus.
Je vous en livre un autre. C’est de prendre le temps, seulement deux ou trois minutes pour vous brancher sur vos sens : écouter, regarder, toucher, sentir tout ce qui se passe dans votre environnement immédiat. Car en mettant ses sens en éveil, vous ne pouvez plus utiliser votre mental. Tout passe par un ressenti corporel. Vous aurez la surprise
« Dans notre vie, tous les événements viennent en leur temps ;mais c’est uniquement l’attitude de notre mental qui nous y fait voir une cause de bonheur ou de souffrance »
Swami Ramdas
Photo de David Tatin(http://www.davidtatin.com) : lever du jour sur le luberon















