10 février 2008
Maîtres à bord
C'était le calme plat,
Nous le savions à peine,
Aujourd'hui tout s'en va,
Tout tangue et se déchaïne .
Certitudes d'hier,
Projets exceptionnels
Affrontent la barrière
Des lois universelles .
Bousculés, nous le sommes,
Dans l'immense navire,
La destinée des hommes
Evolue ou chavire .
Il voguait, impérial,
Sur les eaux ancestrales
D'inéquité sociale
Et d'inertie mentale .
Mais voilà que surgit
Une lame de fond,
Déferlante série
De remises en question .
Reprenons dans nos mains
Le divin gouvernail !
Redevenons humains,
Unis dans la bataille !
Délaissons sans retard
L'animale rudesse
Et réinventons l'art
De la délicatesse !
Car la terre promise
A nos coeurs implorants
Ne connaît que l'emprise
Des nobles sentiments .
MC P
06 février 2008
Phil le Baladin
Phil le Baladin ( http://lebaladin.canalblog.com) écrit de très beaux poèmes. Il vient d’en faire un recueil qui est en cours de diffusion. Ce recueil pose un regard sur les sentiments de l’âme, la passion, l’espoir, la solitude, le réflexion sur le destin de la vie et le chemin de l’amour éternel.
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Ou les librairies dans vos régions en France, Suisse, Canada
Pour les livres avec dédicaces, prix 14€90 frais envoi compris à :
Ropraz Philippe
1rue Lagorsse appt 693
77300 Fontainebleau
L’un des derniers poèmes écrit par Phil
UN JOUR DE PLUIE
Juste un jour de pluie
Où le ciel habille de gris
Croule sous les bas nuages
Au travers les orages
Juste un jour de pluie
Une forêt de parapluie
Traverse les rues mouillées
D’un pas pressé sur les pavés
Juste un jour de pluie
Où des gouttes de mélancolie
Coulent dans tes yeux
Au fil de tes cheveux
Juste un jour de pluie
Le clapotis d'une mélodie
Sur le dos de l’étang
Entonne son chant
Juste un jour de pluie
Un parfum de nostalgie
Un éclair de souvenirs
Dans les larmes d’un sourire
Juste un jour de pluie
Une note de paradis
Quelques perles de lune
Chantent dans la brume
Juste un jour de pluie
Jusqu’au bout de la nuit
Mais le soleil demain
Séchera les chagrins
01 février 2008
Vers la lumière
Rêve de lumière(Isabella Molard)
L’évolution spirituelle, à laquelle nous aspirons tous, plus ou moins, est indissociable d’un travail personnel et exigeant sur soi, d’un travail concernant notre propre développement intérieur et psychologique.
Je vois assez souvent, autour de moi, des personnes impliquées dans une quête spirituelle intense mais incapable de se remettre en cause pour tenter de savoir qui sont-ils vraiment. Il y a comme une fuite en avant, une illusion, une peur d’affronter sa propre réalité. Et pourtant entre l’enfant qui vient de naître dans son innocence et sa pureté originelle et l’adulte qui a traversé la vie, un écart s’est forcément creusé. Au fil du temps, les obligations éducatives et sociales, les interdits, les cultures et les dogmes ont façonné, en chacun d’entre nous un mental qui a du s’adapter à toutes ces contraintes. Il en résulte alors des peurs, des difficultés relationnelles et d’adaptation, des fonctionnements stéréotypés basés sur des mécanismes de défense et d’agressivité. Tout cela constitue une entrave à notre développement harmonieux, à notre liberté intérieure.
Nous avons besoin, certes de notre mental, de règles de sociétés mais nous ne devons pas en être prisonniers.
C’est comme une gangue qui, tout au long des années, serait venue serrée, ligotée notre véritable essence empêchant l’expression vrai de notre personnalité. Chacun a des difficultés à régler, des traumatismes à effacer. Chacun devrait entreprendre un travail thérapeutique afin de déblayer le terrain. L’idée générale est de désapprendre ce que l’on s’est échiné à nous inculquer. Alors l’âme, débarrassée de ces lourdeurs et rigidités pourrait s’exprimer pleinement et s’épanouir dans la lumière.
Le spirituel ne peut être sans un travail de développement personnel
30 janvier 2008
La gentillesse....toujours
Oui, la gentillesse sincère, profonde, spontanée procure un grand bien-être car elle ne s'embarrasse pas de remords, de rancunes, de colères enfouies, de non-dits.
C'est une grande force. C'est la vraie liberté.
Dans la vie quotidienne, mille occasions, mille intimidations cherchent à mettre la gentillesse à l’épreuve. Elle est parfois ébranlée, enlaidie, affaiblie. Mais au bout du compte, elle en sortira le plus souvent vainqueur.
Il ne faut pas se fier aux apparences, la gentillesse est une grande résistante.
Et par les temps qui courent, où la mode est plus au cynisme qu'à la fraternité, elle devient carrément rebelle.
Révoltons-nous, rebellons-nous, si cela est nécessaire, pour préserver ce trésor intérieur ! Ne craignons pas de nager à contre-courant, n'admettons aucune souillure, aucune attaque, aucun sarcasme !
N'ayons pas honte d'être hors norme ! Sachons imposer ce que nous sommes et ce que nous voulons rester !
Le gentil SAIT qu'il est sur la bonne route et rien ne l'en fera dévier.
MC P
26 janvier 2008
Le temps use les pendules
Le temps use les pendules
Les aiguilles avancent
Mais jamais ne reculent.
Ce sont les minutes qui dansent
Tout au long de la vie.
Filent les jours, filent les nuits.
Rien qu’un soupir
Et c’est déjà du passé
Dans l’océan de l’éternité
A m’envoler, j’aspire
Le temps ne parle pas.
Il trotte à petits pas
Le nez dans le monde sidéral
Indifférent à ma quête viscérale.
Le temps s’en va
Sans se retourner
Sonnant le glas
De mon immortalité.
23 janvier 2008
Ces murs qui déchirent le monde
« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »
Isaac Newton
Ils séparent des pays, des communautés et des hommes. Véritables remparts contre l’unité et symbole de la peur, les murs s’érigent entre les nations, palissades dérisoires bâties par l’homme pour soi disant se protéger mais qui poussent à la division.
On construit des murs pour séparer des communautés. C’est le cas d’Israël qui a construit un mur de 790 km
On élève des murs pour bien définir la frontière entre deux mondes. C’est le cas des USA avec le Mexique. Projecteurs, capteurs en tout genre, chiens montent la garde pour éviter aux candidats à l’exil de franchir la frontière. Même chose dans les enclaves espagnoles du Maroc protégées par des clôtures électrifiées où viennent se crucifier les candidats africains à un nouvel eldorado.
On bâtit des murs pour renforcer les traités de paix signés à la suite de conflits sanglants. C’est le cas à Chypre pour séparer les communautés turque et grecque. 1100 Casques bleus surveillent cette ligne de démarcation. Coût de l’opération, 40 millions d’euros par an. Citons encore le mur entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et celui érigé en Irlande pour séparer les catholiques des protestants.
Tous ces murs de la honte faisant appel aux technologies les plus sophistiquées sont les témoins visibles que la paix n’est pas encore de ce monde. Malgré la mondialisation, les moyens de communications modernes qui devraient rapprocher les hommes, les divisions sont plus que jamais présentes. Mais l’espoir est là car des voix s’élèvent de plus en plus pour prôner la paix et l’harmonie.
20 janvier 2008
Une belle journée commence
Ce matin, comme en principe tous les matins, j’ouvre mon ordinateur après avoir pris mon petit déjeuner. Le temps est gris, de lourds nuages traversent le ciel, annonciateurs de pluie. Il est 8h30. Le calme de la nuit est encore là. J’aime cet instant privilégié où tout est silence. Pour moi, c’est le moment d’écrire. Instant créatif où tous mes sens sont en éveil pour faire émerger une idée, des mots. J’aime écrire des textes courts afin d’aller à l’essentiel de ce que j’ai envie d’exprimer. J’ai toujours été comme cela. Pas trop de paroles mais une certaine concision car je trouve alors que l’impact est plus fort. L’écriture doit beaucoup faire appel à l’émotionnel afin de pouvoir toucher le cœur des lecteurs. Une idée arrive et un fil mystérieux déroule les mots. Il suffit de lâcher prise et tout s’enchaîne avec naturel et facilité. Cela me fait penser à un exercice de relaxation en yoga. Le mental se tait pour laisser place aux sens et au ressenti. On est alors en harmonie avec le plan cosmique pour pouvoir capter les vibrations invisibles.
Le jour s’est installé. Une bande de passereaux passe à tire d’aile au dessus du jardin. Le chat vient d’arriver et s’assoit tranquillement à côté de l’imprimante. Une belle journée commence.
16 janvier 2008
Interrogation
Lorsque j’écris des textes pour le blog, une interrogation revient souvent à mon esprit : Que se passe-t-il de l’autre côté du miroir ?
J’écris des textes, puis je les diffuse et ils arrivent un peu partout. Mais qui donc peut lire ma prose ? Et qu’en pensent-t-ils ? D’autant que certains écrits peuvent paraître intimes. Je suis comme un acrobate qui se lance dans le vide, émettant des avis, racontant des histoires, reprenant des textes d’auteurs. Mais comment cela est-il perçu ? Avec intérêt ou indifférence, avec bienveillance ou jugement sévère ?
Vous êtes une femme ou un homme( mais surtout une femme je pense), français ou étranger avec votre propre sensibilité qui vient zapper, soit par hasard, soit de temps en temps.
Le seul effet dont je suis sûr, c’est avant tout le silence car le blog suscite peu de commentaires. Je m’interroge parfois. Mais pourquoi ne donnent-ils par leur avis ? Malgré tout je continue car depuis que j’écris sur ce blog, je sens, qu’au fond de moi, un cheminement se fait parce que cet exercice me permet de poser mes ressentis et mes idées et donc d’approfondir certains thèmes qui me tiennent à cœur. Je chemine donc avec ma plume virtuelle, seul, au fil du temps et ma plume me pousse toujours vers plus de réflexions.
12 janvier 2008
Foutue actualité !!
Avant-hier soir, je regardais la télévision. Voici ce que j’ai vu et entendu :
- Les deux otages colombiens sont libérés. Ingrid Betancourt reste encore prisonnière des Farc dans la jungle.
- Un rottweiler a déchiqueté un enfant et l’a tué.
- Dans le cadre des magouilles effectuées au détriment de l’Etat, une femme percevait le RMI alors qu’elle était par ailleurs assujettie à l’impôt sur la fortune.
- En France il y a 50 000 SDF âgés de moins de 25 ans. La cause essentielle : la rupture avec les parents. Cindy a 20 ans, ses parents adoptifs l’ont mise à la rue. Elle fait la manche et dort sur le trottoir. Pour oublier elle se pique au subutex (substitut de l’héroïne).
- Youssef a décidé de changer de prénom car lorsqu’il se présente pour une embauche son prénom est un sérieux handicap.
Voilà ce à quoi je pensais avant de m’endormir. Un coup de blues m’a pris et je me dis que le monde n’était pas encore près de changer. Dans mon demi-sommeil, je visualisais deux grandes mains qui venaient se poser sur la terre. C’était les mains de Dieu et elles dégageaient beaucoup d’amour. J’espère bien qu’il fait cela dans la réalité !!
07 janvier 2008
Agir ou méditer ?
J’ai en mémoire une jolie scène vécue. C’était en Birmanie, sur le magnifique site de Pagan, le site au mille pagodes. La chaleur était à son comble. Dans la rue principale de la vieille ville, les rares voitures qui passaient soulevaient d’impressionnants nuages de poussière ,créant une atmosphère particulière, aux couleurs sable et orange, rehaussée par les tons rouge et blanc des bougainvilliers. Deux moines bouddhistes, un adulte et un enfant, revêtus de leur robe safran, marchaient dans la rue. L’adulte tenait une ombrelle pour se protéger de l’ardeur du soleil et ils avaient, chacun dans leurs mains un grand bol à offrandes qui leur servait à mendier leur nourriture. Car telle est la coutume : les moines doivent mendier chaque jour leur nourriture auprès de la population. Pour le peuple faire une offrande c’est s’attirer la bienveillance des Dieux et pour les moines c’est une façon de rester en contact avec les birmans et de se placer dans l’action en allant tous les matins à la quête de la nourriture. Méditer et prier bien sûr….Mais pas seulement.
Agir ou méditer? Pourquoi créer cette opposition, alors qu’il s’agit de la même chose mais sous des aspects complémentaires. Je pense notamment à la vie monastique, coupée du monde extérieur et à laquelle il manque, à mon avis une dimension. Mais je pense aussi à ceux qui, plongés dans la vie active refuse de voir ce qui se passe en eux.
La méditation sans l’action et réciproquement ne peut créer que déséquilibre. Toute action doit être soutenue par les valeurs de l’âme et toute méditation doit s’encrer dans la réalité.
A mon sens tout est un et non pas séparé. Il n’ya pas un temps pour la spiritualité (et donc pour la bonne conscience) et un temps pour le reste. Tout doit être intégré.
Dans notre monde matériel, la transformation de la pensée, l’évolution spirituelle ne peut se faire que dans l’action et la méditation. Les belles pensées, les belles paroles les aspirations ne servent pas à grand-chose. Il est important de pratiquer et de passer à l’acte.
















