Les Trois Mondes

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

12 novembre 2009

Les murs de la honte

MURJ’avais eu l’occasion d’écrire sur ce blog un texte concernant les murs de la honte qui séparent les communautés et les peuples et que les hommes ont érigé pour marquer des différences. Le plus célèbre a été le mur de Berlin, heureusement détruit depuis plusieurs années. La semaine dernière en lisant Télérama, je tombe sur un article qui aborde à nouveau ce thème. Il a déclenché en moi plusieurs ressentis et je ne peux m’empêcher de revenir sur ce sujet qui ne fait que s’aggraver.

Oui notre planète est hérissée de murs qui visent à séparer le monde en deux, entre « eux » et « nous ». Les Etats-Unis et le Mexique, Israël et le Cisjordanie, La Chine et la Corée du nord, les murs dans les enclaves espagnoles de la côte marocaine et bien d’autres encore. Alors que la mobilité des hommes est un mouvement naturel, on crée des obstacles à la libre circulation, obstacles qui risquent de générer le désordre et d’entraîner des affrontements. L’énergie circule mal sur cette terre, entraînant des points de fixation dangereux et accentuant le fossé entre pays riches et pays pauvres.

La peur de la différence, mais aussi la montée de la violence alimentent ce processus qui n’est qu’un éternel recommencement. On se barricade comme au moyen–âge avec les château-forts. A Paris, ville que je connais bien, il n’est plus possible de pénétrer dans les immeubles, dans les cours ou sous les porches, sans taper un code qui va vous ouvrir la porte. Il y a vingt ans, nous étions loin de tout cela.

J’ai travaillé plusieurs années dans le 16e arrondissement de Paris près de la porte de  la Muette. Boulevard de Montmorency, il y a une sorte d’enclave « La villa Montmorency» où il faut montrer patte blanche pour entrer. Ce lieu, magnifique, regroupe des maisons de grands standing , habitées par de riches familles, la famille Bolloré et des artistes notamment. Un bunker où n’entre pas qui veut.

Au Maroc, on commence à construire des cités entières réservées aux retraités qui souhaitent couler des jours heureux au soleil. Et bien entendu ces cités seront protégées comme cela existe aux E-U.

Mais tous ces murs, toutes ces cités que l’on construit pour se protéger ne sont en fait que des prisons et forcément, un jour, il y aura des explosions. Je sais bien que tout cela n’est pas évident mais plutôt que de refreiner tous ces mouvements, il serait souhaitable de les accompagner.

Daniel

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10 novembre 2009

L'Amour avec un grand A

amoureux

Mon texte « Les amoureux sont seuls au monde » a suscité pas mal de commentaires sur l’amour : amour absolu, amour désenchanté, romantisme ou réalisme. Les uns y croient, d’autres non.

J’en suis toujours à me demander ce qu’est l’amour, une illusion ou un sentiment profond. Je pense que souvent on confond attirance physique et amour et que bien des complications viennent de cette confusion. Je pense aussi que le temps transforme beaucoup nos ressentis : la passion d’abord, puis les habitudes, les ruptures ou au mieux la tendresse.

Je suis marié depuis plus de quarante ans. J’aime toujours ma femme mais plus comme avant. A l’amour passion a succédé l’amour tendresse. C’est doux et agréable, plein de complicité et de compréhension. Les heurts se sont effacés. Je n’ai pas toujours été fidèle, ma femme non plus, mais nous sommes toujours à vivre ensemble et je ne souhaite jamais la quitter.

Avec le recul, j‘ai appris que vivre à deux était une sacrée école de vie : faire des concessions, respecter l’autre avec ses qualités et ses défauts, l’accepter, le comprendre, lui pardonner. On puise plein de leçons dans la vie de couple. J’ai appris aussi que vivre à deux, c’est aussi vivre seul et que nous ne connaissons jamais complètement notre conjoint. Il y a toujours des surprises à attendre.

Daniel

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08 novembre 2009

Les chercheurs

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Le chercheur spirituel cherche pour se trouver, donc pour se connaître.

Il peut se trouver ou bien se perdre dans les méandres de son inconscient.

Deux possibilités lui sont offertes : soit il reste figé dans ses rigidités, ses fuites, ses contradictions (c'est la même chose) et tourne en rond indéfiniment, soit il continue à chercher.

Alors arrivera fatalement un jour où il devra abandonner toutes ses certitudes rassurantes, toutes ses habitudes rassurantes pour se lancer courageusement dans l'aventure de l’inconnu.

C'est sa seule chance de progresser.

C'est sa seule chance de découvrir.

Marie Christine

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06 novembre 2009

Les amoureux sont seuls au monde

amoureuxLes amoureux sont seuls au monde. Je les croise souvent, enlacés dans la rue, assis sur un banc, allongé sur l’herbe, la nuit s’embrassant dans l’encoignure d’une porte. Ils se regardent, ils s’aiment. Les gens qui les entourent ne comptent pas. Je regarde souvent, d’un œil furtif le visage des femmes amoureuses. Elles sont douces, à l’écoute, dans une attitude fusionnelle.

L’autre jour à La Rochelle, nous déjeunions avec ma femme dans un restaurant du bord de plage. Un couple est arrivé, s’est assis à côté de nous. Ils n’étaient pas très jeunes mais certainement très amoureux Je les observais et ma pensée vagabondait sur le thème de l’amour. Voilà ce que j’imaginais «  A mon avis, cela ne fait pas longtemps qu’ils se connaissent. C’est toujours pareil : au début il y a l’attrait de la découverte, peut être la passion est-elle là ? Mais combien de temps tout cela va-t-il durer ? Le temps use les sentiments, efface la passion, transforme les ressentis. S’agit-il d’amour ou d’une simple attirance physique. Peut être sont-ils dans l’erreur ? Mais qu’ils en profitent, qu’ils apprécient bien l’instant présent  si fugace ».

Ils se sont levés, tendrement enlacés, puis se sont éloignés. Une mouette les a suivi quelques instants. Le ciel était bleu, magnifique comme leur amour naissant. Où partaient-ils ? Tout simplement vers leur destin.

« Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics

Ont des petites gueules bien sympathiques ».

Daniel

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04 novembre 2009

Aller...oust!!! (suite)

grenier

Tout au fond du grenier
J'ai retrouvé
Les vestiges du passé
Dans un tiroir, bien rangées
Que ma mémoire avait oublié
Des lettres soigneusement décâchetées.
Par la fenêtre entrebaîllée
Un rayon de soleil tente d'entrer.
La poussière bien installée
Repousse ma curiosité
Toile tissée de l'araignée
M'empêche d'accéder
A tous ces livres abandonnés.
Dans un coin, une poupée
Au bras cassé
Semble fort s'ennuyer.
Dans ce décor figé
Tant de choses entassées
Que je n'ose déranger.
Mais où est donc ce grenier
L'aie-je inventé
Ou a-t'il bien éxister.
Aller...oust!!! mon poème , au panier !

Eve Lyne

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02 novembre 2009

L'envol

oiseau02

C'était jeudi en fin d'après midi, la nuit commençait à tomber et j'étais tranquillement entrain de préparer le repas quand mon mari me fit remarquer qu'un petit oiseau n'arrêtait pas de virevolter devant la baie comme s'il ne savait pas ou aller. Malheureusement pour lui il volait trop bas et mon chat qui l'avait repéré ne fit qu'un bond pour le prendre dans sa gueule. Nous avons été aussi surpris que l'oiseau et nous fonçâmes ouvrir la gueule du chat pour le libérer.

Trop souffrant pour de nouveau s'envoler, nous l'avons installé dans une petite boite bien confortable, il avait un côté de son petit corps paralisé et durant deux jours nous avons essayé de prendre soin de lui. Il arrivait un peu à boire au goute à goute mais pas à manger, nous savions qu'il allait mourir.

Hier me retirant un moment pour méditer dans ma chambre, au cours de la pratique, un oiseau tout en transparence apparut devant moi en train de voler sur place, il avait l'air heureux et serein. C'était bien sur le petit oiseau..... Ma pratique fini, je revins dans la cuisine, le petit corps était sans vie mais aucune tristesse ne m'a envahi, ce quelquechose d'absolue était présent ou l'inquiétude n'a plus lieu d'être.

Isabelle( Ephémère)

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31 octobre 2009

La jeunesse

temps

La jeunesse n’est pas une étape de la vie, c’est un état d’esprit. A voir en soi la capacité à s’émerveiller, conserver l’innocence de son enfance permettent de conserver une certaine jeunesse d’esprit. Et puis et surtout avoir des projets en tête et tenter de les réaliser constituent pour l’esprit une certaine dynamique de création, antidote naturelle au temps qui passe et qui grignote lentement la vie.

Daniel

« Vieillir est ennuyeux, mais c'est le seul moyen que l'ont ait trouvé de

vivre longtemps. »

Sainte-Beuve, écrivain

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29 octobre 2009

Une bouteille à la mer

bouteille_a_mer_18460Vous venez de cliquer sur l’adresse de mon blog et vous voici devant mon texte. Peut être, êtes vous un lecteur assidu ou au contraire y venez vous pour la première fois. Vous lisez ce texte avec indifférence ou intérêt. Je me demande toujours « Mais qui êtes vous ?

Nous sommes chacun d’un côté de l’écran et nous ne nous connaissons pas. Je suis face à mon ordinateur, écris un texte et le diffuse. Qui le lit ? qui le rejette ou qui est intéressé. C’est comme une bouteille à la mer que l’on jette dans l’océan. Qui va bien pouvoir la recueillir ? C’est ce qu’on appelle de la communication virtuelle, la communication d’aujourd’hui qui se développe de plus en plus, un peu frustrante à mon gré.

Toutefois cette communication est également intéressante car elle permet aussi de raconter des choses que nous n’oserions pas du tout raconter en face à face. Le virtuel peut pousser à la confidence !! En tout cas elle me permet de beaucoup m’exprimer et crée des réseaux d’échanges et de partage. C’est en quelque sorte le maillon d’une chaîne humaine dont je constate l’impact de plus en plus grand chaque jour.

Cette idée me plaît bien car dans le monde actuel il est important de se rapprocher, de s’unir autour de certaines valeurs plutôt que d’entrer en conflit et de se battre.

Alors rêvons un peu. Oui parfois je rêve de réunir les quelques 150 personnes qui lisent mon blog assidument pour faire connaissance et faire une petite fête. Douce utopie car je sais bien que cela est impossible……

Daniel

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27 octobre 2009

Naître deux fois

_me

Il faut naître deux fois
pour vivre un peu,
ne serait ce qu'un peu.
Il nous faut naître par la chair
et ensuite par l'âme.
Les deux naissances sont
comme un arrachement.
La première jette le corps dans le monde,
la seconde balance
l'âme jusqu'au ciel.

Christian Bobin

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25 octobre 2009

Une sauterelle en or

Dans ma jeunesse j’aimais beaucoup lire. J’y prenais beaucoup de plaisir. Je lisais surtout des bouquins sur l’ésotérisme, la philosophie et la psychologie et puis quelques autres. Mais depuis une vingtaine d’années je n’éprouve plus ce plaisir. Je me contente d’acheter la presse et des magazines. Les romans ne m’intéressent pas  et je suis à saturation de toutes les livres ésotériques. Seuls quelques auteurs continuent à trouver encore grâce à mes yeux dont Krishnamurti, Eckhard Tollé et ce cher Swami que je cite assez souvent.

Il m’arrive de temps en temps de repenser à mes lectures anciennes : Arnaud Desjardins, Maguy Lebrun, Robert Charroux qui m’a beaucoup fasciné. Rober Charroux s’était spécialisé dans les énigmes de l’univers et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.

Il ya deux jours je repensais à un écrivain poète dont j’avais bien aimé la façon d’écrire : René de Obaldia. J’ai hélas perdu son livre de poésie mais l’ai néanmoins retrouvé sur Google. Je suis tombé sur ce poème qui résume à lui seul le style de Obaldia : candeur, originalité, onirisme, langage particulier, fantaisie, facilité, c’est tout cela le style de Obaldia( Académicien, écrivain et auteur de pièces à succès). Pourquoi m’a-t-il marqué autant ?

OBALDIALe secret

Sur le chemin près du bois
J’ai trouvé tout un trésor :
Une coquille de noix
Une sauterelle en or
Un arc-en-ciel qu’était mort.

À personne je n’ai rien dit
Dans ma main je les ai pris
Et je l’ai tenue fermée
Fermée jusqu’à l’étrangler
Du lundi au samedi.

Le dimanche l’ai rouverte
Mais il n’y avait plus rien !

Et j’ai raconté au chien
Couché dans sa niche verte
Comme j’avais du chagrin.

Il m’a dit sans aboyer :
" Cette nuit, tu vas rêver. "
La nuit, il faisait si noir
Que j’ai cru à une histoire
Et que tout était perdu.

Mais d’un seul coup j’ai bien vu
Un navire dans le ciel
Traîné par une sauterelle
Sur des vagues d’arc-en-ciel !

Posté par DANIEL GENTY à 08:26 - Lire - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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