Tout va vite !
Une petite anecdote : j’étais assis dans mon fauteuil en train de regarder un match de foot : Montpellier-Evian. La mi-temps approche. Nous somme à la 42e minute du match et Montpellier vient de marquer un but. Je me lève de mon fauteuil pour aller sur mon ordinateur, me disant il ne va plus rien se passer et que je reviendrais pour le début de la deuxième mi temps. Je m’installe donc à mon ordinateur avec l’idée d’aller rechercher le résultat d’un match de foot qui s’était déroulé la veille en Angleterre. Je vais sur le portail orange et clique sur sport et je vois à l’écran : Evian vient d’égaliser à la 44e minute contre Montpellier.
Je me dis en moi-même « Le temps que je me déplace de mon fauteuil à mon écran, le petit événement qui vient de se passer est déjà en ligne sur internet ».
En direct je venais d’être confronté à la rapidité dont l’information est diffusée à notre époque. Quelle révolution depuis l’arrivée d’internet. On y trouve de tout : des choses intéressantes mais aussi des arnaques, des canulars et des manipulations. Méfiance donc mais un outil puissant qui change la donne sur plusieurs plan. Nous devenons ainsi progressivement le centre du monde puisque nous pouvons connaitre ce qui se passe à travers la planète pratiquement en temps réel. Le monde se rétrécit et devient comme un village où tout se sait. Nous avons de plus en plus à traiter et assimiler une grande somme d’informations, ce qui peut à la fois nous encombrer mais aussi nous faire progresser. Combien de fois Google m’a permis de rechercher des informations et donc de m’enrichir.
La notion de réseaux s’est aussi beaucoup développée et permet à des personnes de se regrouper, soit pour partager des centres d’intérêts communs, soient pour lutter pour une cause commune. Une nouvelle façon de communiquer s‘est donc mise en place où la transparence et la manipulation se partagent joyeusement la place. A nous d’être vigilants et de savoir faire le tri entre ce qui peut être intéressant et sérieux et toute les bêtises et inepties qui peuvent circuler (Et Dieu sait s’il y en a dans le domaine de la spiritualité !)
La deuxième mi temps recommençait. Je me suis donc installé tranquillement dans mon fauteuil. Le terre pouvait continuer de tourner et les informations d’affluer sur internet. Tout était en place et la technologie pouvait tranquillement continuer de progresser. Une histoire sans fin, comme celle de l’humanité…………
Dani
La grève du mental
Souvent on extrapole, on brode, on se fait du cinéma, on s'invente des morales, des beaux sentiments, des idéaux ...
Et on oublie souvent que la base de tout est la maîtrise de notre mental. Observer nos milliers de pensées quotidiennes pour qu'elles cessent de nous mener par le bout du nez.
Et ainsi arriver à les chasser comme des mouches, les considérer comme inintéressantes, et peu à peu diminuer considérablement leur nombre (parce qu'à force d'être indésirables, elles finissent par se lasser et aller voir ailleurs).
Quand on pense à quel point la majorité d'entre elles sont répétitives et complètement inutiles !
S'entraîner à ne pas porter de jugements aide beaucoup à faire le silence mental. Ca peut être comme un jeu : "Qu'est-ce que je pense de ça ? Rien !». On n'est pas habitués (surtout en France, la championne des opinions sur tout et n'importe quoi) à ne pas avoir un avis sur quelque chose !
Ben non ... Je fais la grève du mental. Ca me fera du repos. Et ce sera une grève bien plus productive que toutes les grèves réunies.
Parce que pendant qu'on ne pense rien, les énergies divines peuvent enfin agir sur la terre, sans agitation, sans voiles, sans parasitages. Elles trouvent une brèche, un conduit par où s'infiltrer librement, et oeuvrer avec efficacité.
Je remarque que les "miracles" arrivent le plus souvent quand on est complètement désespéré. Quand on est désespéré, on lâche prise, on ne sait plus rien, on n'a plus aucune certitude mentale, on n'a plus envie d'avoir une opinion.
Et là, vroum ! La force divine s'engouffre et réalise l'inespéré !
Marie Christine
Etre vrai
Etre vrai, parler vrai, écrire vrai ! Ce n’est pas donné à tout le monde. J’écoute, j’observe, je lis et je me rends compte que les personnes authentiques se font rares. Il y a ceux qui expriment des théories, qui se réfèrent à des enseignements ou un savoir. Il y a ceux qui se réfugient derrière les mots. Enfin il y a ceux qui se cachent derrière la dérision. Sans doute une façon de se protéger, de s’effacer derrière des attitudes ou des mots…..
Etre vrai, c’est avant tout s’exprimer avec son cœur, d’une façon directe, sans chichis ni agressivité. Etre vrai, c’est aussi accepter ses faiblesses. Lorsque nous sommes dans la vérité, nous sommes aussi dans l’unité et, ce que nous sommes vraiment, prend tout son sens. Alors notre présence face aux autres est tout à fait juste. Nous nous mettons à notre vraie et juste place.
Tous nous sommes comme des notes de musique et nous devons sonner justes pour être en harmonie avec l’orchestre de l’Univers. C’est à ce prix seulement que la symphonie jouée par tous les hommes sera harmonieuse. Surtout pas de fausses notes !
Tout est vibration, nous sommes une vibration……
Daniel
Vous êtes reliés
Votre vie actuelle est importante. Prenez en conscience. Elle influencera votre destin futur. Vos pensées, vos paroles, vos actes ont un impact sur votre environnement mais aussi au sein de l’Univers. Ce sont des vibrations qui interférent avec celles des autres et celles du cosmos. Votre pouvoir est donc grand pour modifier, transformer, participer à l’évolution de ce vaste océan cosmique que constitue l’ensemble de toutes ces ondes.
Ecoutez plus votre âme. Elle doit être un guide pour vous, une petite voix qui vous réajuste sur le plan énergétique. Elle sait, elle connaît tellement de choses. Elle a beaucoup vécu. Elle est le lien continuel entre toutes vos vies. Elle peut vous aider à comprendre les épreuves que vous devez affronter et surtout elle peut vous faire prendre conscience des remises en cause que vous devez effectuer. C’est comme si elle vous disait de changer de rails afin d’emprunter le bon chemin.
Prenez aussi conscience des signes qui apparaissent et qui vous sont envoyés du ciel. Regardez, observez et des réponses vous seront données. Le hasard n’existe pas.
Pour résumer tout cela, apprenez à vivre avec le monde invisible, à ressentir l’autre dimension. N’oubliez pas : vous êtes reliés. Cultivez ce lien.
Daniel et sa petite voix
Métaphore
A un certain niveau de conscience, on voit une pâquerette et on se demande ce qu'elle fait là.
A un autre niveau, on voit le pré tout entier et on se rappelle que c'est le printemps.
A un niveau encore plus élevé, on voit la terre, l'hiver de l'autre côté, le jour la nuit, les saisons, les autres planètes.
Et puis encore plus haut, on voit la création du monde, le big bang, notre raison d'être, notre évolution avec ses périodes de progrès et ses régressions. Alors, on baisse le nez, on fait ce qu'on a à faire, et on relativise ...
Marie Christine
Les livres nous racontent les siècles, La vie nous raconte des minutes.
Je vous offre ce très beau texte écrit par Marie Christine, plein d'intelligence et de profondeur. Chapeau ! Je suis admiratif !
L'heure est-elle encore aux enseignements dans les livres ?
Ne sommes-nous pas déjà prêts à recevoir directement ?
Les livres nous racontent les siècles . La vie nous raconte les minutes .
A chaque seconde, nous avons le choix de rire ou de pleurer, de nous émerveiller ou de nous lamenter, d'être éveillé ou de fermer les yeux .
A chaque seconde, on nous sert un petit miracle sur un plateau et nous faisons la fine bouche .
A chaque seconde, nous avons le choix de raisonner ou de ressentir, de nous encombrer ou de savourer le vide, de nous enfermer ou de nous libérer .
Les circonstances extérieures sont ce qu'elles sont .
Un être vous veut du mal ou vous déplaît ? : soit vous réagissez négativement, et toute la mécanique se détraque, toutes les circonstances se liguent contre vous, tout devient adverse ; soit vous réagissez avec détachement, et toutes les circonstances se résolvent miraculeusement .
L'Esprit agit sur la Matière . Telle est la Loi .
Nous voyons le monde à l'envers : nous nous croyons dépendants des circonstances . Nous avons le culte de notre impuissance . C'est le résultat des millénaires de supplices, de tortures, de situations désespérées . Nous sommes morts des centaines de fois dans des circonstances affreuses . Tout cela s'est inscrit dans nos gènes . Mais ce n'est pas irréversible . Nous avons le pouvoir de changer notre ADN . Même les scientifiques commencent à le reconnaître .
Le vrai pouvoir n'appartient pas aux politiques ni aux soit disant "maîtres du monde" . Ce sont des pouvoirs de pacotille .
Le vrai pouvoir est en nous, à chaque instant de notre vie .
Mais l'habitude de l'écrasement nous a rendu défaitistes . Il nous faut faire un gros effort de volonté pour en sortir .
Et quand Dieu sent cette volonté en nous (qui est en fait attirance et amour pour Lui), Il nous ouvre la Voie Ensoleillée .
Marie Christine
Parler avec les morts. Une jounaliste témoigne
Journaliste à Radio-France, Patricia Darré mène une vie tout à fait normale lorsqu'un curieux événement transforme son existence. Depuis, elle serait devenue un « intermédiaire » entre le monde des morts et celui des vivants.
Journaliste à Radio-France et mère d’un petit garçon depuis quelques semaines, Patricia Darré mène une vie tout à fait normale dans son Berry natal, quand une nuit de septembre 1995, un curieux événement transforme son existence. Au creux de son oreille, une voix lui ordonne : « Lève-toi et prends un papier et écris. » Sans comprendre ce qu’il lui arrive, Patricia, pourtant effrayée, s’exécute. « Soudain ma main part à toute vitesse : ce n’est pas mon écriture, les mots se touchent et il y a beaucoup de fautes d’orthographe. Haletante, la peur au ventre, je griffonne la feuille comme si j’étais prise de convulsions. Au bout de quelques lignes, ma main s’arrête. Je reprends mon souffle et déchiffre le message : « A partir de maintenant, tu es en contact avec l’autre dimension (...) Tu ne le feras pas quand tu voudras mais quand cela sera nécessaire. »
Depuis 17 ans, Patricia Darré serait devenue un « intermédiaire » entre le monde des morts et celui des vivants. Elle affirme secourir les esprits perdus en les aidant à s’élever vers la lumière. Elle met également sa « possibilité » - c’est ainsi qu’elle appelle cette faculté médiumnique - gratuitement au service de ceux qui ont besoin d’entrer en contact avec un proche disparu « soit parce qu’ils veulent se sentir rassurés soit pour régler un éventuel contentieux qui apaisera leur conscience ».
A travers ce livre qui relate quelques-unes de ses expériences avec l’autre monde, Patricia nous explique également comment nous libérer de nos peurs, et de nos attaches trop matérialistes pour devenir les artisans de notre propre bonheur.
Rencontre avec une femme pétillante et exceptionnelle, convaincue qu’il existe bel et bien une vie après la mort:
Comment avez-vous vécu, il y a 17 ans, ce premier contact avec l’autre monde?
Très mal ! Je me suis dit « ma fille, tu deviens folle, va consulter ! ». Et je me suis demandé ce qu’il se passait, ce que j’avais bien pu boire ou manger. Puis, quand j’ai vu que ça perdurait, je me suis immédiatement rendue chez le psy. Je pensais que c’était mon « baby blues » qui commençait à prendre des proportions inquiétantes. J’ai même cru que je devenais schizophrène. Après m’avoir écoutée, il m’a donné un papier et un stylo en me demandant, dans la mesure du possible évidemment, de reproduire ce phénomène d’écriture automatique. Ma main est immédiatement partie toute seule. Le message racontait en détails des événements marquants de la vie de mon psy. Il m’a dit : « Madame, vous n’êtes pas schizophrène. Vous semblez être médium et ce n’est pas de mon ressort ! ». Même si je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, même si j’avais peur, je trouvais toutefois cette sensation plutôt agréable. Comme une douce énergie. Les voix de l’autre monde nous branchent en effet sur une fréquence sécurisante qui nous porte beaucoup. J’ai alors rapidement commencé à être rassurée, à lâcher prise et me laisser guider.
Vous êtes journaliste. Comment l’intégrez-vous dans votre vie de tous les jours ?
Cela ne perturbe en aucun cas mon quotidien. Il y a des semaines entières où il ne se passe rien. Et puis, tout à coup, une voix réapparaît pour me demander d’aller aider quelqu’un. Ou alors c’est une personne ayant perdu un proche qui vient me voir pour que je contacte le défunt, et là, une voix me donne le feu vert : « ok, tu peux y aller! ». Si tout cela a changé ma vie de façon très agréable, je crois être restée moi-même. Je ne suis pas devenue une illuminée, une Madame Irma qui parle d’amour universel, qui médite et qui mange des graines à longueur de journée en cherchant à léviter ! Je vis ma vie d’humain concrètement, ici et maintenant. Et je m’applique à utiliser cette « possibilité » dans la plus grande rationalité en maintenant un équilibre entre cette vie matérielle et cet autre côté avec lequel parfois je communique. Et cela fonctionne très bien.
Qui sont ces voix dont vous parlez et qui vous guident ?
Aucune idée. On ne m’a expliqué que très sommairement comment cela fonctionnait de l’autre côté. C’est une force extérieure. Mais une chose est sûre, il n’y a pas d’histoire de religion. « Qui êtes-vous ? » leur demandais-je au début. « C’est moi ! », répondait l’un. « Qui moi ? quel est ton nom ? » insistais-je. « Je ne m’appelle pas, me rétorquait une voix. Mais qu’importe puisque tu me reconnais. » Et c’est vrai. Car chaque voix a une énergie différente. Pendant quelque temps, c’est un groupe, et puis tout à coup, ce ne sont plus les mêmes, il y a comme un renouvellement d’équipe. Qui sont-ils réellement ? Jamais nous ne le saurons tant que nous ne serons pas passés de l’autre côté. Mais ce sont eux qui sont chargés de faire fonctionner ce que nous sommes. Je l’appelle la Hiérarchie.
Pourquoi vous ?
On me dit que c’est moi qui l’aie choisi avant d’incarner ce corps. Bien sûr, je n’en ai aucun souvenir ! Mais vous savez, ce n’est pas un don dont certains auraient hérité parce qu’ils le méritent plus que d’autres. On a tous en nous cette possibilité de communiquer avec l’autre monde. C’est comme une banque de données de l’invisible à laquelle on a soudain accès parce qu’on a « téléchargé » le bon logiciel. Une fois qu’on a ce logiciel en soi, on peut accéder à de nombreuses autres applications. Comme celles de guérir les autres ou de prédire l’avenir.
Selon vous, il y a donc une vie après la mort ?
Pour moi, cela ne fait aucun doute. La mort est un passage. Tu as fini ton jeu sur terre, tu passes dans la pièce à côté. Ici, en Occident, on voit la mort comme une punition. On la subit car on est très attaché à la matière. Alors qu’en fait, on quitte simplement ce manteau qu’est notre corps pour aller dans la pièce à côté, dans une autre dimension. Nous devons tous prendre enfin conscience de cela. Pour vivre pleinement. Se libérer de ses peurs. S’élever spirituellement, sortir des émotions négatives, des tristesses, et de ce mal-être quotidien.
En quoi cela a changé votre regard sur le monde ?
Aujourd’hui, je n’ai plus peur. J’apprécie chaque moment de la vie. Et je prends chaque épreuve comme une opportunité d’en tirer un enseignement qui m’élèvera davantage. De plus, quand vous êtes heureux, bien dans votre peau, vous irradiez. Et ce bonheur est contagieux pour tous vos proches.
J’ai aussi délaissé cet ego qui m’empoisonnait. Du moins, une partie. Car il est difficile de se débarrasser complètement de cette bête-là !
On vit une époque très difficile. Stressante, triste, dénuée d’humanisme. Malgré ça, il y a des portes à ouvrir pour vivre mieux. Les gens sont malheureux mais même si ce monde met du temps à changer de paradigme, on peut changer sa propre vision des choses. Plus on positive, plus on attire les chances de vivre de choses positives. Il y a toujours des épreuves mais on ne les vit plus de la même façon.
Vous dites dans votre livre que nous avons tous des anges gardiens qui veillent sur nous. Comment expliquez-vous alors que certaines personnes vivent de grandes souffrances. Comme la maladie, la perte d’un enfant... ?
C’est très difficile pour moi de l’expliquer car j’ai moi-même perdu mon mari il y a quelques mois après une longue maladie. Il y a des épreuves épouvantables en effet mais vu de l’autre côté, cette souffrance semble être vue comme un moyen, un enseignement qui permet à l’âme de grandir plus vite.
Médium, est-ce un cadeau ou y a-t-il des aspects négatifs?
On est des capteurs d’ondes. Les bonnes comme les mauvaises. On est ultra sensible. On ressent tout. Il y a par exemple des lieux très chargés comme des hôtels ou des territoires où je ne peux plus mettre les pieds. J’ai la tête qui tourne, je manque de tomber dans les pommes... et cela peut parfois être un peu casse-pied ! Mais je l’accepte car cela m’offre plus d’avantages que d’inconvénients.
Selon vous, pourquoi les médiums et la communication avec l’au-delà sont, dans notre société, un sujet tabou qu’on aime tourner en ridicule ?
D’abord parce que l’Eglise nous a interdit de toucher à ce dogme religieux. Ceux qui ont essayé d’aller voir de l’autre côté au Moyen-Age ont d’ailleurs été brûlés. Ensuite parce sont apparus tout un tas de médiums décrédibilisants avec un look d’une kitschitude absolue qui parce qu’ils ont cette faculté se prennent pour les rois du prodige. C’est ça qui est ridicule ! Je ne parle même pas de tous ces charlatans qui abusent la crédulité de leurs clients. Du coup, les médiums « normaux » ont tellement honte d’être amalgamés à ce genre d’énergumènes qu’ils exercent dans la plus grande discrétion.
Si chacun pouvait comprendre qu’il peut développer cette possibilité, les contacts avec l’au-delà deviendraient un acte banalisé, intégré à notre quotidien. C’est encore utopique mais cela viendra. Nous sommes à l’aube de la fin d’un monde, d’une nouvelle ère où la science et la spiritualité seront enfin réconciliées. C’est pour cela que j’ai accepté d’écrire ce livre malgré les railleries auxquelles je m’expose. Parce que je pense vraiment que c’est le moment. De l’autre côté, on m’a aussi dit : « Il est temps vas-y ! »
Entretien réalisé par le magasine de l’Inrees « Inexploré »
Un Souffle vers l’éternité, Patricia Darré, Michel LAFON (Janvier 2012 ; 189 pages)
Mon avis : un très bon livre, simple et direct, bien écrit et très clair, qui vient confirmer ce qui se passe de l’autre côté
Je vous dis adieu
En 1999 un cancer lymphatique est diagnostiqué chez l’écrivain Gabriel Garcia Marquez. Ses jours sont comptés et il adresse alors la splendide lettre d’adieu ci-dessous à ses amis. Gabriel José de la Concordia García Márquez, né le 6 mars 1928, est un écrivain colombien (essentiellement romancier et novelliste) lauréat du prix Nobel de littérature. Également journaliste et activiste politique, il a beaucoup voyagé en Europe. Aujourd’hui Gabriel Garcia Marquez est toujours vivant mais cette épisode douloureux de son existence l’avait amené à écrire une magnifique lettre d’adieu. J’ai déjà du la publier sur mon blog, mais je la trouve tellement belle…….
Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps du mieux que je pourrais. Sans doute je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais tout ce que je dirais.
Je donnerais du prix aux choses, non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles représentent. Je dormirais peu, je rêverais plus, sachant qu’en fermant les yeux, à chaque minute nous perdons 60 secondes de lumière. Je marcherais quand les autres s’arrêteraient, je me réveillerais quand les autres dormiraient.
Si Dieu me faisait cadeau d’un morceau de vie, je m’habillerai simplement, je me coucherais à plat ventre au soleil, laissant à découvert pas seulement mon corps, mais aussi mon âme.
Aux hommes, je montrerais comment ils se trompent, quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux !
A l’enfant je donnerais des ailes mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.
Au vieillard je dirais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli.
J’ai appris tant de choses de vous les hommes… J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur se trouve dans la manière d’y arriver. J’ai appris que lorsqu’un nouveau né serre pour la première fois, le doigt de son père, avec son petit poing, il le tient pour toujours. J’ai appris qu’un homme doit uniquement baisser le regard pour aider un de ses semblables à se relever. J’ai appris tant de choses de vous, mais à la vérité cela ne me servira pas à grand chose, si cela devait rester en moi, c’est que malheureusement je serais en train de mourir.
Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses.
Si je savais que c’est peut être aujourd’hui la dernière fois que je te vois dormir, je t’embrasserais très fort et je prierais pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je te dirais "je t’aime" sans stupidement penser que tu le sais déjà.
Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne souvent une autre possibilité pour faire les choses bien, mais au cas où elle se tromperait et c’est si c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais. Le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux.
C’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes. Pour cela, n’attends pas, ne perds pas de temps, fais le aujourd’hui, car peut être demain ne viendra jamais, tu regretteras toujours de n’avoir pas pris le temps pour un sourire, une embrassade, un baiser parce que tu étais trop occupé pour accéder à un de leur dernier désir.
Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime les et traite les bien, prends le temps pour leur dire ‘je regrette’ ‘pardonne-moi’ ‘s’il te plait’ ‘merci’ et tous les mots d’amour que tu connais.
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande la force et la sagesse pour les exprimer.
Dis à tes amis et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi.
Envoie cette lettre à tous ceux que tu aimes, si tu ne le fais pas, demain sera comme aujourd’hui. Et si tu ne le fais pas cela n’a pas d’importance. Le moment sera passé.
Je vous dis au revoir avec beaucoup de tendresse".
L'amour au-delà de la mort
Elle a été, pendant douze ans, la femme du chanteur Alain Bashung. Trois ans après sa mort, dans un court récit intitulé Let go, Chloé Mons raconte, avec pudeur, élégance et réalisme, la dernière semaine de la vie de l’homme qu’elle aime, l’accompagnement jusqu’au bout du chemin, la semaine qui a suivi sa mort, et la vie qui, sans lui, doit reprendre son cours. Un livre bouleversant, empreint d’amour, sans déballage, ni larmoiement. Un récit joliment bien écrit, « sobre, grand, juste », fidèle à l’image qu’elle décrit du chanteur. Extraits.
Samedi 14 mars,15 heures 51
(... ..)
Alain vient de mourir. Il y a un quart d'heure. Il m'a attendue.
J'étais avec Poppée et ma mère. En arrivant dans le couloir, j'ai vu de gens courir vers la chambre.
Je leur ai dit : « Si c'est critique, je veux être là. S'il vous plaît, je veux être là. »
Je suis restée derrière la porte, en alerte des pieds à la tête et je l'ai vu allongé avec quatre personnes autour et j'ai compris que ça n'allait pas. La porte s'est ouverte et on m'a dit : « Entrez, madame, il va partir. »
Je lui ai pris la main et je l'ai inondé de mes je t'aime, et j'ai pleuré sur lui, mon visage tout contre le sien.
Et doucement Alain s'est éteint, la vie s'en est allée.
Je bénis le ciel pour avoir été là pour son passage.
Ils m'ont laissée seule avec lui, et j'ai pris des photos de lui, de ses affaires... J'ai touché ses pieds, ses mains, ses couilles, tout... En lui disant que je l'aime, que je l'aime si fort.
Son âme me regarde. Je parle au plafond, aux murs, je le sens partout à travers l'écran de larmes.
Quand je me suis détachée du corps d'Alain et que je lui ai lâché la main, je l'ai vu là, gisant sur le lit et j'ai pris le temps de le regarder.
La main que j'avais prise dans la mienne était encore serrée comme s'il avait attrapé quelque chose de moi pour partir. L'autre main était détendue.
Et la mort m'a soudain semblé si naturelle.
Ce corps était si détendu, en paix. C'était le calme retrouvé, et tout était si tendre autour. Toute la douceur du monde autour de nous. Comme devant un nouveau-né. La peau pâle et douce, toutes les tensions disparues.
La mort est comme une naissance. On dit « délivrance » pour les deux. Je ne comprenais pas ce mot pour la mort avant de vivre ce moment
La mort en soi n'est pas horrible. La souffrance, les maladies, les plaies, la guerre, ça c'est l'horreur.
Mais la mort n'est qu'un passage pour un autre voyage.
Quand l'infirmière est venue prévenir maman et Poppée, la fenêtre du petit salon s'est ouverte en fracas. Maman lui a dit : « Oh, c'est l'énergie de ton papa qui s'en va. » Et Poppée a dit : « Quand papa se couche, le vent se lève. »
Dimanche 15 mars
(...)
J'ai préparé les vêtements pour habiller Alain et aussi des choses à mettre dans ses poches. Des dessins de Poppée, des photos, mon dernier disque. Envie qu'il parte comme un roi, avec ce qu'il aimait. Mon pharaon.
Après un chassé-croisé avec les photographes qui hantent notre allée, Laura et moi partons à l’hôpital où nous retrouvons Émilie, pour régler des papiers. (...) Devoir s'occuper à ce point du matériel alors qu'on est projeté au comble du surnaturel et du spirituel, c'est définitivement absurde.
(...) Je donne au thanatopracteur les habits d'Alain. Je lui explique que c'est normal si le tee-shirt est tout troué. C'est parce que c'est celui de notre rencontre il y a douze ans. Je lui dis : « C'était notre tee-shirt d'amour. » (...) En revenant à la chambre, un pigeon nous suit pas à pas sur le muret que nous longeons. Je plaisante : « Alain ? Tu es là ? C'est toi ? (…) Toujours à trois, nous allons aux pompes funèbres. Là, la tête d'enterrement du croque-mort est déjà un spectacle. Et l'obsession, le tissu de l'intérieur, les fleurs, la dalle,... Et aussi l'église et le cimetière.
Saint-Germain-des-Prés parce que c'est un bel endroit, et le Flore où nous allions avec bonheur manger des mille-feuilles est tout près. Inhumation et pas crémation. Alain a tant manqué d'ancrages. Il est grand temps qu'il s'enracine pour toujours. Et puis la terre est le souvenir, contrairement à la cendre qui est la dispersion. Important aussi que les gens qui l'ont tant aimé puissent venir lui rendre hommage.
En sortant de cette drôle de boutique, nous croisons un lapin, promené par un homme comme il sortirait un chien. On se dit que c'est encore Alain, lui qui m'appelait toujours « mon lapin ».
(...)
Après
Les jours qui suivent ne sont que papiers et démarches. Je navigue entre abandon, épuisement, lâcher-prise et matérialité exigée.
Ma mère est présente. Émilie veille. Et Laura est là, toujours. Que ce soit pour faire la queue à la mairie ou pour me faire rire quand il faut appeler Orange, EDF, Gaz de France...
On plaisante sur le caractère animalier des situations et on imagine la voix off d'un documentaire : « Quand un être humain meurt, ses congénères s'agitent dans tous les sens avec des papiers dans les mains. Cette parade dure environ huit jours. Ensuite, le rythme ralentit. »
Mais ça c'est aussi l'Occident et son incapacité à faire avec la mort et la vieillesse.
(…)
Mardi 24 mars
(…)
Il y a des moments bizarres où je suis prise d'une envie de dormir irrésistible. Et même ma conscience a ce désir de s'évanouir, comme une façon de le retrouver. D'ailleurs je me pose des questions sur cet état.
Est-ce une réaction biologique à la perte de quelqu'un ? Ou est-ce Alain qui vient m'envahir, me prendre, m'accaparer dans mon sommeil ?
J'ai eu très fort cette impression hier dans l'avion. Assise, j'étais happée. Mes yeux se fermaient, mes bras se vidaient et j'étais heureuse de décrocher du réel, comme pour un rendez-vous.
Et finalement Poppée s'est aussi endormie dans mes bras. Et j'avais cette impression très forte qu'Alain était avec nous. Il y avait cette force en plus....
Extrait du récit Let go de Chloe Mons, compagne du chanteur Bashung, publié dans la revue Inexploré de l’INREES
www.chloemons.com. Let go, Chloé Mons Editions Fetjaine (Mars 2012 ; 61 pages)
Chemin de vie
Gaïa Orion est artiste peintre. Française, elle vit dans l’Ontario au Canada. Son choix de vie l’a amené à vivre en pleine nature avec sa famille. Je lui ai demandé de nous parler de son parcours et de sa philosophie de vie, ce qu’elle a fait avec spontanéité et je l’en remercie. Voici son récit qui sera certainement suivi d’autres nouvelles de l’Ontario.
C’est une série de choix qui m’ont amenée -parisienne de souche aimant la suractivité et être entourée constamment de gens - dans cette cabane auprès d’une rivière dans la grande forêt du Nord de l’Ontario avec mon tablier d’artiste. Cependant il semble que l’influence de mes ancêtres, les conditions de ma naissance, de la religion et de la société dans laquelle j’ai été élevée, mais aussi les courants et mouvements de notre époque, des rencontres inattendues, et un nombre infini de paramètres… ont tous été des éléments qui ont eu leur rôle particulier dans la totalité de ma vie et ont contribués à mettre en place les étapes pour me diriger vers ce point de vie oú je me trouve aujourd’hui.
J’ai 3 enfants ados et avec mon mari nous vivons depuis la naissance de nos enfants de par nos propres moyens. Deux entreprises familiales nous font survivre : une collection prêt-à-porter d’habits très colorés teints et peints à la main que nous vendons l’été dans des festivals et des salons artisanaux, et mon art que je promulgue avec de nombreuses idées innovatrices et créatives.
La recette pour arriver à vivre de ce qu’on aime ?
- Mettre au cœur de sa vie l’exploration des contrées intérieures de notre être.
- Assumer une vie atypique, loin des sentiers battus, souvent à l’encontre de l’attente et de l’approbation de nos proches.
- Se satisfaire d’une vie simple.
A 21 ans j’étais à Séville pendant un an en échange Erasmus avec mon école d’architecture. Du Sud de l’Espagne, je suis allée barouder au Maroc toute seule pour les vacances de Noël. C’est là que j’ai rencontré mon mari canadien, lui était au Maroc avec son sac à dos depuis 5 semaines, il y est allé à la suite d’un rêve qui l‘a appelé à s’y rendre. Notre courte rencontre (de 2 jours) fût le premier moment clé qui fit basculer ma vie. Nous avions très peu en commun, 14 ans d’écart, deux vies opposées (lui poète-musicien vivant à la campagne avec son chien, ses chats et ses poules) à part une sensation de nous connaître depuis toujours et une multitude de synchronicités qui confirmaient le sens de notre union. Trois ans et demi plus tard nous étions mariés avec 3 bébés (un fils et des jumelles 14 mois plus tard !). Deuxième moment décisif de notre vie fût notre décision soudaine de démissionner de notre travail qui ne nous apportait aucune satisfaction, sens ou plaisir – tout au contraire l’environnement y était agressif et destructeur du corps et de l’âme. Le moteur de notre décision fût que le connu de notre vie ne nous satisfaisait pas. Donc la seule issue était de nous lancer vers l’inconnu. A partir de chez nous, nous avons créé deux petites entreprises qui se sont développées de manière organique et spontanée : notre collection d’habits qui continue à nous occuper l’été et une entreprise de produits germés bio. Nous avons commencé avec des ventes de Noël dans l’église du coin avant de nous retrouver sur les grands salons artisanaux de l’Ontario et pour les germes bios, j’en faisais pour nous derrière la baie vitrée du salon, j’ai simplement vendu quelques sacs chez le fermier local, puis dans le petit magasin bio du village, et pour finir 3 ans plus tard dans toutes les boutiques bio de la région de Toronto. Nous avons vendu cette dernière entreprise il y a 10 ans dans l’optique de re-simplifier notre vie, sachant que la vente de nos habits l’été nous donnait assez de revenu pour le reste de l’année et surtout ce que nous recherchions : une vie simple, loin de tout délai, de toutes attentes et demandes et aussi tous les mois d’hiver destinés à la méditation, la réflexion, le travail de développement personnel et finalement l’épanouissement de mon art.
La vie en pleine nature nous reconnecte quotidiennement à notre propre nature. L’harmonie du monde naturel qui nous entoure s’infuse dans notre être et est un soutien sur le chemin cahoteux de la purification du corps, de l’esprit et de l’âme. Notre chemin de vie est un témoignage qu’il est possible de vivre une vie saine et paisible malgré ce que la société veut nous faire croire. Une étude montre que 44 % des Français sont stressés au travail et 18 % sont tellement stressés que leur santé s'en trouve en danger ! Il n’est pas nécessaire de déménager au Canada pour se créer une vie simple et satisfaisante. Une fois sur ce chemin de vie nous recréons notre famille en nous entourant de nouvelles âmes sœurs ; J’ai depuis rencontré maintes personnes, artistes, artisans, tous en quête de vie (dont Daniel Genty, l’auteur de ce blog !) qui ont choisi de se lancer dans l’inconnu avec l’intention au cœur de se guérir, de se transformer, de créer une vie porteuse de sens. Les questions et les peurs telles que « de quoi vais-je survivre ? » deviennent juste des détails qui se mettent en place naturellement autour d’un projet de vie basé sur le bien-être avant tout.
Vous pouvez voir les tableaux de Gaïa sur son site:http://www.artbygaia.com/ et sur le blog dans la rubrique "albums photos"













