Les Trois Mondes

18 août 2017

Au grand jour !

SOGYAL

C'était en 2007. Nous étions quelques uns à dénoncer les exactions du moine bouddhiste tibétain Sogyal Rinpoché. 10 ans ont passé sans qu'il ne se passe pas grand chose. Seuls les témoignages à son encontre continuaient à se multiplier.

Cependant plusieurs événements récents sont venus mettre à mal la situation de Sogyal Rinpoché et fragiliser encore plus sa position qui devient maintenant intenable.

-  Le 14 juillet, lettre ouverte dans laquelle plusieurs proches et disciples dénoncent d'une façon officielle tous les abus commis, lettre diffusée dans la presse.

- 1er août,  Le Dalaï Lama dénonce pour la première fois les dérives du maître bouddhiste du temple de Lodève. http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/dalai-lama-denonce-derives-du-maitre-bouddhiste-du-temple-lodeve-1310457.html

- Le site d'informations Wikipédia vient d'enrichir sa base de données en relatant l'ensemble des méfaits commis par Sogyal Rinpoché. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sogyal_Rinpoch%C3%A9

Pour ma part je souhaite de tout mon coeur que cessent les  mauvais traitements physiques, psychiques et sexuels aux quels étaient soumises notamment des jeunes femmes. Je souhaite également que l'enquête judiciaire soit réactivée.

Merci  à Alain Thomas qui m'a fourni les informations nécessaires tout au long de ces 10 années  de combat.

Tout cela ne doit nullement remettre en cause l'ensemble de la philosophie bouddhiste. Il s'agit simplement de méfaits commis par un seul être comme il en existe dans toute religion.

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16 août 2017

15 août à Paris

 

la seineLa Seine

 

15 août à Paris....Morne pleine.....Les blogs roupillent......Tous les parisiens sont partis en vacances. Même le soleil a disparu absorbé par les lourds nuages....Paris a vidé ses rues de ses habitants et remplis ses monuments de touristes.....Ils sont tous là, japonais, chinois, allemands, américains.....Paris est en vacances.....

On part se baigner à la Villette, on se prélasse sur les bords de Seine....On déguste une glace Bertillon face à Notre Dame......Les amoureux s'enlacent et les pigeons picorent à la terrasse des cafés.....Du Trocadéro aux Champs Elysées, du boulevard Saint Michel  au Marais, on flâne, on se promène, on regarde...J'aime Paris au mois d'août....Plus de stress, plus de bouchons, mais la liberté et l'insouciance.......Paris est une belle ville aux ambiances multiples qui ne dort jamais mais se transforme le temps des vacances.....

 

rues-insolites-

rue de Paris

Daniel

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12 août 2017

Quelques pensées personnelles

IMG_2509

Vue de mon jardin

Les matins sont des miracles qui s'ouvrent à l'incertitude du jour.

 

La vie ne s’apprend ni dans les  livres, ni dans les enseignements. Découvrez la chaque jour simplement

Les habitudes sont l'opium de la vie.

 

Le temps est éternel mais la vie n'a qu'un temps.

 

La vie est un espace temps offert par Dieu pour faire évoluer son âme.

Qu'est ce que la normalité? C'est une situation  qui semble conforme à notre égo. C'est donc une référence totalement subjective...Rien qu'une illusion....

 

Daniel

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07 août 2017

Lettre ouverte ( suite)

Lerab-Ling-0061

Le centre Lerab Ling à Lodève

Témoignage de mon ami Alain Thomas

 

Le témoignage de Mathieu Ricard est symptomatique de la culture tibétaine.

Au Tibet, la philosophie est telle que la Société (je veux parler de la diaspora qui siège à Dharamsala) n'est pas basée sur une hiérarchie bien établie mais plutôt sur le sens de la responsabilité individuelle.
Voilà pourquoi le Dalaï-lama n'intervient pas dans ce type de situation et voilà pourquoi Mathieu Ricard est très gêné pour répondre.

Je comprends parfaitement les points de vue de Mathieu Ricard et du Dalaï-lama.
Tout être humain est responsable de ses actes et les assume. Tant que personne ne se sent offusqué par rapport à une situation, il assume cette situation.
Personne ne peut interférer sur un problème relationnel car chacun doit régler ce problème d'abord avec lui-même. C'est un principe de base auquel l'Occident devrait d'ailleurs réfléchir.
Les monarchies se succèdent en Occident et notre dernier Président semble opter pour la continuité de cette monarchie présidentielle. C'est un leurre qui consiste à faire croire au culte de l'homme providentiel. Ni le Pape ni le Dalaï-lama ni la Reine d'Angleterre ne sont des hommes providentiels.

Ceci dit, l'Ethique échappe aux règles de la Société. L'Ethique est la base naturelle. C'est le Coeur. A l'Ethique nul n'échappe, quelle que soit la culture.

Tout le problème réside dans la différence de culture.
Et malheureusement, les cultures différentes de la nôtre (culture française), ne savent pas naturellement s'adapter à notre fonctionnement.

Lorsqu'une culture en rencontre une autre, elle doit s'adapter au système qu'elle rencontre.
Si je devais vivre à Ryad, je m'adapterai à la culture musulmane de Ryad ... c'est comme ça.
Dans la religion musulmane, vous avez différentes cultures. Vous ne vivez pas de la même façon en Indonésie qu'en Arabie Saoudite.
Vous devez vous conformer au système auquel vous êtes soumis.
En France, il y a une profonde tradition catholique et elle est bien différente de la tradition protestante.
Alors, l'autre doit s'adapter à la tradition qui les reçoit tout en restant lui-même, fidèle à ses principes et ses croyances. C'est un jeu subtil.
C'est une forme de respect, tout simplement.

SR ne respecte pas la tradition chrétienne et catholique, et en cela, il est pointé du doigt à juste titre.
Nous ne le jugeons pas tant qu'il n'y a pas de plainte mais nous n'acceptons pas ses agissements en matière de moeurs et d'autorité.
Ici, la femme, dans ses droits, se confond avec l'homme. Elle est respectée comme telle.
SR ne l'entend pas de la même façon, tout comme les musulmans qui, d'une manière générale, voient la femme d'une manière bien différente.

Nous vivons en France et nous aimons que nos femmes puissent s'exprimer librement, se mouvoir librement, se vêtir librement et s'affirmer librement, comme peut le faire n'importe quel homme.

C'est ainsi ...

S'agissant maintenant du maître ...
Ma première lecture en tant que néophyte fut "Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort".
Je fus à l'époque (2001), transporté de "bien être".
Puis je devins étudiant et en cela, j'ai consacré cinq années assidues.
J'ai observé SR.
Je l'ai apprécié pour son humour et sa façon très simple de transmettre des idées de bon sens et de logique pure.
Il ne faisait que transmettre de sa lignée ... comme il aimait le dire.
Je ne me suis donc pas attaché à lui mais à ses enseignements.
Puis la controverse a éclaté en juillet 2007 et depuis, je n'ai eu de cesse de combattre la supercherie.
C'est en 2012 que j'ai su par une personnalité connue dans le milieu pour son autorité et sa compétence que SR n'était pas l'auteur de son livre.
Selon son affirmation directe, le livre a été écrit en 1991, principalement par Andrew Harvey, secondé par Patrick Gaffney, tous deux proches à l'époque de SR.
Celui qui me l'a confié et dont je tairai le nom a été formel car c'est Andrew Harvey lui-même qui le lui a dit.

Aujourd'hui, j'essaye encore de comprendre pourquoi les victimes (mise à part Janice Doe aux Etats-Unis en 1994) n'ont pas accepté d'être soutenues pour se laisser porter dans une procédure qui aurait permis à beaucoup de personnes d'échapper à des situations dramatiques ...
Je relis plus haut une partie du témoignage d'Avana ...

"Par ailleurs je veux aussi témoigner qu'un membre de ma famille s'est laissé manipulé par certains conseils au point de délaisser sa famille et de ne pas venir aux obsèques de son papa!!! Par ailleurs elle a complètement dilapidé les économies qu'elle avait sous X prétextes il fallait donner de l'argent tout le temps pour tous les projets le karma etait en jeu....Fragile psychologiquement elle ne voit plus la réalité de la vie, souffre d'hallucinations et longtemps sans travail elle vit du rsa.
Je respecte profondément le dharma, cependant ce types d'agissements est inconcevable!
Voilà un peu de mon témoignage."

... et je me dis que c'est terrifiant de continuer ainsi ...

Il y a eu des suicides, des dépressions graves, des hommes humiliés, des vies brisées, des femmes violées, parfois mineures ... ça suffit

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04 août 2017

Sûr de rien ( suite)

raison

Un aphorisme de Sri Aurobindo :
"Quand tu as triomphé dans un débat, ô discuteur acharné, tu es bien à plaindre, car tu as perdu une occasion d'élargir ta connaissance."

Commentaire de la Mère aux disciples :
"Généralement, ceux qui aiment discuter sont ceux qui ont besoin, pour clarifier leurs idées, du stimulant de la contradiction.
C'est évidemment le signe d'un stade intellectuel élémentaire. [...]
Un débat n'est jamais que des opinions qui s'opposent ; et les opinions ne sont que les aspects très fragmentaires de la vérité. Même si l'on réussissait à rassembler et à synthétiser toutes les opinions sur un sujet donné, on n'arriverait encore qu'à une expression très imparfaite de la vérité.
Si tu triomphes dans un débat, cela veut dire que ton opinion a prévalu sur celle de l'autre, non pas nécessairement parce qu'elle est plus vraie que la sienne, mais parce que tu sais mieux manier les arguments ou que tu es un discuteur obstiné. Et tu sors de la discussion convaincu que tu as raison dans ce que tu affirmes ; ainsi, tu perds l'occasion de voir un point de vue de la question autre que le tien et d'ajouter un aspect de la vérité à celui ou à ceux que tu possèdes déjà - tu restes enfermé dans ta propre pensée et refuses de l'élargir."

Transmis par Marie-Christine

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01 août 2017

Sûr de rien ....

doute

 

Je ne suis sûr de rien et j'ai peu de certitudes. Cette attitude me permet d'examiner toutes les hypothèses  qui peuvent se présenter à moi sans apriori et en toute décontraction. Je me dis, qu'après tout, tout est possible. Pourquoi pas ? Hein ? Et si c'était vrai ?

Je n'ai pas toujours été dans cet état d'esprit , loin de là. J'avais des convictions, je m'y accrochais et je voulais les partager. Sur certains points j'étais très rigide et je pensais avoir raison.....J'essayais de convaincre. Cela vous tend la vie !! vous crée des obligations et fait naître forcément des ruptures avec ceux qui ne partagent pas votre point de vue.

Maintenant c'est différent, je mène mon petit bonhomme de chemin. Je n'affirme rien, je ne cherche pas à convaincre, je propose parfois et j'accepte les avis contraires. C'est très confortable mentalement et cela procure une ouverture plus grande aux autres. Oh je ne suis pas un saint. Je serais même un peu mécréant !! Mais j'aime bien écouter les avis des autres car , même si je ne les partage pas, je sais qu'ils peuvent m'enrichir et me donner une autre facette du sujet abordé. En ce sens les blogs m'ont permis de beaucoup développer cette attitude dans les réponses que je peux faire aux messages reçus.

J'aime qu'une énergie qui vienne vers moi ne soit pas arrêtée par une parole ou un avis péremptoire........

Daniel

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26 juillet 2017

Pschitt !

bulles

 

 

On classe, on trie, on sépare, on soupèse, on compare, on range dans des cases, on pose des limites. On crée des communautés avec des différences et on colle des étiquettes.......On rejette, on juge, on condamne, on cloue au piloris.....On pense avoir raison, on a ses propres croyances......On crée son monde, son univers personnel, une bulle de références et de repères qui n'appartient qu' à nous.

On vit dans une bulle  et les bulles s'entrecroisent, se frottent se bousculent, éclatent souvent . Le monde  est comme une bouteille d'eau gazeuse où s'agitent des milliers de petites bulles....ça pique, ça gratte la gorge, ça fait pschitt  !!

Daniel

 

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18 juillet 2017

Lettre ouverte

En 2007 j'avais diffusé le texte d'un moine tibétain, fort connu, Sogyal Rinpoche( ou Sogyal Lakar) sur mon ancien blog"Les 3 mondes). Ce texte à l'époque avait soulevé un tollé général et avait donné lieu à 750 messages dont la plupart dénonçaient les exactions commises par Sogyal Rinpoche. Témoignages parfois poignants de jeunes femmes victimes  de fortes déviances psychologiques et sexuelles. Cette affaire a donné lieu à plusieurs rebondissements restés sans effet......jusqu'à ces derniers jours . Mon ami, Alain Thomas , très actif dans la dénonciation des faits, vient de m'adresser une lettre dans laquelle plusieurs proches et disciples dénoncent d'une façon officielle tous les abus commis.

La voici, elle est un peu longue mais explicite. Dans ce monde spirituel et des religions, la prudence et la lucidité doivent être grandes pour éviter les pièges qui sont parfois tendus. En voilà un très bon exemple !!

 

14 juillet 2017 

 


Sogyal Lakar 

 


La sangha de Rigpa est en crise. Les allégations évoquées depuis longtemps 
concernant votre conduite ne peuvent plus être ignorées ni niées. En tant 
qu'étudiants engagés et dévoués depuis longtemps, nous nous sentons contraints de 
partager notre profonde inquiétude concernant votre conduite violente et abusive. 
Vos actions nous ont blessés individuellement, elles ont blessé nos frères et sœurs au 
sein de l'organisation Rigpa, et par extension elles ont fait du tort au bouddhisme en 
Occident. En vous écrivant, nous suivons le conseil du Dalaï Lama ; il a en effet 
déclaré que les étudiants des lamas du bouddhisme tibétain avaient obligation de 
communiquer leurs préoccupations concernant leur maître : 

 


« Si quelqu'un présente les enseignements avec clarté, les autres en bénéficient. Mais si 
quelqu'un est censé propager le Dharma et que sa conduite fait du mal, il est de notre 
responsabilité de la critiquer avec une bonne motivation. Il s'agit de critique constructive, et 
vous ne devez pas vous sentir gêné de le faire. Dans les "Vingt versets des vœux des 
bodhisattvas", il est dit que toute action accomplie avec une motivation pure ne comporte pas 
de faute. Les maîtres bouddhistes qui abusent du sexe, du pouvoir, de l'alcool ou de la drogue, 
et qui, une fois confrontés aux reproches légitimes de leurs propres étudiants, ne réforment 
pas leur conduite, doivent être critiqués ouvertement et nominalement. Ceci peut les 
embarrasser, et les amener à regretter et à mettre un terme à leur conduite abusive. Exposer 
les aspects négatifs donne de l'espace pour que s'accroissent les aspects positifs. Lorsqu'on 
rend public de telles fautes de conduite, il importe de souligner que de tels maîtres ont méprisé 
les conseils du Bouddha. Cependant, lorsque l'on dévoile publiquement des fautes de conduite 
d'un maître bouddhiste, il est juste de mentionner également ses qualités. »

 


Dalaï Lama, Dharamsala, Inde, Mars 1993 

 


Par cette lettre, nous vous faisons la requête de mettre un terme à votre conduite 
contraire à l'éthique et à la morale. Vous avez un visage public de sagesse, de bonté, 
d'humour, de chaleur et de compassion ; mais votre conduite privée, dans les 
coulisses, est profondément dérangeante et perturbante. Un certain nombre d'entre 
nous ont soulevé avec vous en privé nos préoccupations concernant votre conduite 
ces dernières années, mais vous n'avez pas changé. 

 


Ceux d'entre nous qui vous écrivons aujourd'hui avons une expérience personnelle 
directe de vos conduites abusives ainsi que des très grands efforts que vous déployez 
pour qu'elles ne s'ébruitent pas. Nos préoccupations sont aggravées par la culture 
d'organisation que vous avez créée autour de vous, qui maintient le secret absolu 
sur vos actes, et qui est en contradiction flagrante avec votre directive déclarée 
d'ouverture et de transparence au sein de la sangha. Notre souhait est de briser le 
mur du secret, de la tromperie et de la fausseté. Nous ne pouvons plus garder le 
silence. 

 


Notre espoir profond et sincère est que ce message collectif puisse apporter un 
résultat plus tangible que ne l'a fait aucune de nos discussions individuelles avec 
vous. Nous espérons que des changements sincères et durables puissent advenir, 
plutôt que des promesses éphémères.

 

 

 


Nos préoccupations principales sont : 

 


1. Vos abus physiques, émotionnels et psychologiques perpétrés sur les étudiants. 
2. Vos abus sexuels perpétrés sur les étudiants. 
3. Votre mode de vie extravagant, avide et sybarite 
4. Vos actions ont souillé notre appréciation de la pratique du Dharma. 

 


1. Les abus physiques, émotionnels et psychologiques perpétrés sur les étudiants. 

 


Nous avons subi directement de vous de nombreuses formes d'abus physiques, et 
nous avons été témoins de situations où d'autres les subissaient. Vous nous avez 
frappé du poing et du pied, tiré par les cheveux, tiré violemment les oreilles. Vous 
nous avez frappés, nous-mêmes et d'autres, avec différents objets comme votre gratte- 
dos, un cintre en bois, des téléphones, des tasses, et d'autres objets à portée de votre 
main. Nous avons cru pendant de nombreuses années que ce traitement physique et 
émotionnel des étudiants – que vous rapportez à vos "moyens habiles" de la 
"compassion courroucée" dans la tradition de "folle sagesse" – était fait pour notre 
plus grand bien afin de nous libérer de nos "schémas habituels". Nous ne le croyons 
plus désormais. Nos ressentons que les coups que nous et d'autres avons reçus 
n'étaient pas motivés par la compassion, mais qu'ils révélaient bien plutôt votre 
manque de discipline et vos propres frustrations. Vos abus physiques – qui 
constituent un crime selon les lois en vigueur dans les pays où vous les avez commis 
– ont causé à certains de vos moines, de vos nonnes et de vos laïcs des blessures 
sanglantes et des cicatrices permanentes. Il ne s'agit pas là d'informations de seconde 
main ; nous avons vu de nos propres yeux et fait l'expérience directe de tels actes 
pendant des années. 

 


Pourquoi avez vous infligé une telle violence à nous-mêmes et à nos frères et sœurs 
du Dharma ? Pourquoi nous avez-vous frappés du poing et du pied, giflés, tiré les 
cheveux ? Votre repas n'était pas assez chaud ; on vous avait réveillé de votre sieste 
avec trente minutes de retard ; il manquait un nom à la liste téléphonique, ou bien 
elle était imprimée avec une taille de caractère qui ne vous convenait pas ; la 
connexion internet était lente ; le manuel d'utilisation de la télévision n'était pas clair 
; un objet technologique ne fonctionnait pas ; votre assistant n'était pas assez 
attentif (1) ; nous n'avions pas réussi à "nous accorder avec votre esprit" et à prédire 
ce que vous vouliez ; ou bien vous étiez de mauvaise humeur car l'une de vos 
maîtresses vous énervait. Il y a des centaines d'exemples d'incidents triviaux qui 
vous ont fait réagir, et votre réponse a été de nous frapper violemment. 

 


Vos abus émotionnels et psychologiques ont peut-être fait plus de dégâts que les 
cicatrices que vous avez laissées sur nos corps. Lorsque nous avons travaillé pour 
vous lors de l'organisation et de la mise en place de l'infrastructure vous permettant 
d'enseigner dans différents lieux dans le monde (Europe, Amérique du Nord, 
Australie, Inde et Népal), vos humiliations et vos menaces ont conduit certains de 
vos plus proches étudiants et assistants à des dépressions nerveuses. Vous nous avez 
toujours enseigné à apprécier l'attention personnelle que vous nous consacriez : il 
s'agissait selon vous de "mettre le doigt sur nos fautes cachées" de notre caractère, et 
de nous libérer de notre "amour immodéré pour notre propre ego". Nous ne pensons 
plus que ce soit vrai. Ceci a été perpétré d'une façon telle que cela nous a été nuisible 
plutôt qu'utile : une méthode pour nous assujettir à votre contrôle, un moyen 
flagrant et injustifié de domination et d'influence pour nous ôter notre liberté. Vous 
nous avez menacés, nous-mêmes et les autres, en disant que si nous ne vous suivions 
pas de façon absolue, nous mourrions "en crachant du sang comme Ian Maxwell" (2).
Vous nous avez dit que nos proches risquaient la maladie, ou bien étaient décédés, 
parce que nous vous avions déplu de quelque façon (3). Pendant les enseignements 
publics, vous nous avez régulièrement critiqués, manipulés et humiliés, nous-mêmes 
ainsi que ceux qui travaillaient à faire fonctionner les retraites. Pendant des années, 
vous nous avez dit que ceci faisait partie de votre style unique "d'entraînement" des 
étudiants, et que ces humiliations faisaient partie de la relation gourou-disciple. 
Nous ne croyons plus que ce soit vrai. 

 


Alors que davantage d'étudiants étaient sur le point de craquer nerveusement à 
cause de vos "entraînements", vous avez introduit la "thérapie Rigpa" à l'intention de 
vos plus proches étudiants. Des psychothérapeutes diplômés et en exercice (qui sont 
aussi vos étudiants) se sont vus assigner la tâche de gérer la douleur créée dans le 
psychisme de ceux que vous abusiez physiquement, émotionnellement et 
psychologiquement. Pendant les séances individuelles, l'étudiant parlait au 
psychothérapeute de méthodes de "folle sagesse" et du traumatisme qu'elles lui 
avaient causé. Pour traiter le traumatisme, on devait ne pas vous considérer, vous, le 
maître et l'instigateur, comme la source du traumatisme. Au contraire, on nous avait 
donné l'instruction de rejeter le blâme sur nos histoires de relations familiales 
anciennes. Ainsi, notre discernement tangible et clair qui vous désignait comme 
l'auteur de l'abus était bloqué, et au lieu de cela nous étions blâmés et conduits à 
nous sentir incompétents. Dans les cas où cette "thérapie" ne débouchait pas sur un 
changement de perspective de la part de l'étudiant à votre égard, le 
psychothérapeute était humilié par vous, et conduit à penser qu'il ne faisait pas son 
travail correctement et qu'il n'était pas assez compétent. 

 


2. Les abus sexuels.

 


Vous utilisez votre rôle de maître pour avoir accès aux jeunes femmes, et les 
contraindre, les intimider et les manipuler afin d'obtenir d'elles des faveurs 
sexuelles (4). Les controverses continuelles concernant vos abus sexuels que l'on peut 
lire et regarder sur internet ne sont qu'une petite fenêtre ouverte sur des décennies 
d'une telle conduite de votre part. Certains et certaines d'entre nous ont été sujets au 
harcèlement sexuel suivant : on nous a intimé de nous dénuder, de nous montrer nos 
parties génitales (hommes et femmes), de vous faire une fellation, de nous faire 
manipuler sexuellement, de vous donner des photos de nos parties génitales, de faire 
l'amour avec notre partenaire dans votre lit, et de vous décrire nos relations sexuelles 
avec notre partenaire. Vous avez donné l'ordre à vos étudiants de photographier vos 
assistants et vos maîtresses nues, et forcé d'autres étudiants à en faire à votre 
intention des collages pornographiques que vous avez montré à d'autres. Vous avez 
offert l'une de vos assistantes à un autre lama (bien connu à Rigpa) pour ses ébats 
sexuels. Depuis des décennies vous avez continuellement, et continuez à avoir des 
relations sexuelles avec vos étudiantes et assistantes, dont certaines sont mariées. 
Vous nous avez intimé de mentir en votre nom, de dissimuler vos relations sexuelles 
à vos autres maîtresses. Publiquement, vous déclarez que vos relations intimes sont 
ordinaires, consensuelles et autorisées puisque vous n'êtes pas moine. Vous niez 
toute conduite incorrecte et vous avez même été jusqu'à déclarer, à l'occasion, que 
l'on vous avait séduit (5). Vous-même et d'autres individus dans votre organisation 
déclarez que c'est ainsi qu'un maître bouddhisme de "folle sagesse" se conduit, tout 
comme les adeptes tantriques du passé. Nous ne croyons pas que ce soit vrai et 
voyons dans de telles déclarations des tentatives de justifier des conduites 
outrageuses.

 

 

 

3. Le mode de vie vorace. 

 


Vous dissimulez votre mode de vie luxueux à vos milliers d'étudiants. C'est une 
chose d'accepter l'offrande du meilleur de tout (ce que nous avons) en tant que 
reconnaissance de notre gratitude pour les enseignements spirituels. Cela en est une 
autre de l'exiger de nous. Une grande partie de l'argent utilisé pour satisfaire vos 
appétits pour le luxe vient des dons de vos étudiants, qui croient que leur offrande 
est utilisée pour propager la sagesse et à la compassion dans le monde. 
En tant que vos assistants, chauffeurs et organisateurs, la majeure partie de notre 
temps et de notre énergie est utilisée pour vous fournir une source constante de 
plaisirs sensuels. Vous exigez que toutes sortes de nourritures vous soient préparées, 
à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, par vos cuisiniers personnels et leurs 
assistants (payés par Rigpa), qui voyagent dans le monde entier avec vous. Vous 
exigez toutes sortes de distractions, dont par exemple : un guide TV détaillé des 
programmes des shows télévisés que vous regardez souvent pendant des heures à la 
fin de chaque journée ; des listes élaborées de films afin que vous sachiez exactement 
ce qui se joue dans les cinémas alentours à n'importe quel moment ; des plats 
continuellement à votre disposition provenant de restaurants take-away ; des 
conducteurs et des masseuses disponibles 24 heures sur 24 pour vous servir, vous 
emmener, vous et votre entourage, au cinéma, dans des restaurants coûteux, des 
centres commerciaux et des lieux particuliers où vous pouvez fumer vos coûteux 
cigares. 
Vous avez exigé avec impatience ces distractions et ces plaisirs sensuels décadents. 
Quand elles ne sont pas disponibles d'un simple claquement de doigt, ou bien pas 
exactement comme vous le vouliez, vous nous avez insultés, humiliés, faits nous 
sentir indignes, stupides et incompétents, et bien souvent frappés ou giflés. Votre 
conduite n'a pas cultivé notre attention et notre vigilance, mais plutôt terrifiés à l'idée 
de faire une erreur. Vous dites à vos étudiants que vous passez la plupart de votre 
temps engagé dans l'étude et la pratique du bouddhisme, mais ceux d'entre nous qui 
ont été vos assistants privés pendant des années savent que cela n'est pas la réalité. 
Pour maintenir votre style de vie luxueux et extravagant, vous utilisez les 
contributions financières que nous-mêmes et d'autres vous accordons en croyant 
qu'elles servent à propager le Dharma. Nous pensons que cela est contraire à 
l'éthique. Veuillez mettre un terme à une telle duplicité dans votre mode de vie ! Si 
vous n'éprouvez aucune honte de votre conduite, alors dévoilez-là donc au grand 
jour ! Permettez à tous vos étudiants de voir ce que vous êtes vraiment, et une fois 
informés, laissez-les décider par eux-mêmes s'ils vous considèrent comme un maître ! 

 


4. Vous avez souillé notre appréciation de la pratique du Dharma. 

 


Veuillez comprendre que le mal que vous nous avez infligé à aussi souillé notre 
appréciation pour le Dharma, et notre pratique ! Lors de décennies d'étude et de 
pratique du bouddhisme tibétain avec vous, nous nous sommes entraînés à vous voir 
comme "le joyau qui incorpore tout", et la "source de tous les enseignements et de 
toutes les bénédictions" du Bouddha-Dharma. Nous vous avons accordé une 
confiance totale. Cependant, nous avons été en conflit intérieur pendant des années 
car vos actions n'étaient pas en accord avec l'enseignement. Aujourd'hui, pour 
beaucoup d'entre nous qui avons quitté la communauté de Lérab Ling, l'organisation 
Rigpa et vous même, notre base de confiance dans le Bouddha-Dharma a été 
compromise. Certains d'entre nous ont choisi de quitter Lérab Ling en catastrophe, laissant derrière nous tous nos biens, car nous étions au désespoir de couper au plus 
vite avec vos abus et la communauté qui s'en faisait complice (6). Que nous soyons 
partis brusquement ou que nous nous soyons éloignés de vous et de Rigpa 
progressivement, nous avons bien du mal à retrouver une appréciation à l'égard des 
enseignements et des maîtres que nous avons rencontrés. Souvent, lorsque nous nous 
asseyons pour méditer et pratiquer, nous nous sentons souillés par le traumatisme de 
notre expérience ; certains d'entre nous considèrent le Vajrayana avec grande 
suspicion ; et certains d'entre nous tentons de repartir à zéro pour reconstruire les 
fondements de notre étude et de notre pratique, reconnaissant que votre 
manipulation était mêlée à tout ce qui nous a été enseigné. D'autres parmi nous 
recherchons dans la psychothérapie conventionnelle un moyen de traiter cela. 
Contrairement à votre aspiration déclarée d'amener le Dharma à tous les êtres, le 
résultat de vos méthodes est que notre relation au Dharma a été souillée. Nous 
voyons clairement maintenant que pendant de nombreuses années, vous avez trahi 
notre confiance, vous nous avez manipulés et abusés, nous-mêmes ainsi que nos 
frères et sœurs du Dharma. 

 


Nous ne faisons pas preuve d'un manque de confiance ou de respect, de "paroles 
négatives", comme vous le dites souvent dès que quiconque ose émettre une 
objection à vos méthodes. En fait, nous avons eu confiance en vous trop longtemps, 
nous vous avons donné le bénéfice du doute encore et encore. Lorsque nous avons 
tenté de parler de nos préoccupations, vous nous avez humiliés et menacés de retirer 
vos enseignements à tous les étudiants parce que "nous avions des doutes". Vous 
nous avez encouragés à diffamer autrui, en particulier en France, où des voix se sont 
élevées contre vous ces dernières années. Nous avons vu comment vous prenez les 
enseignements en otage pour exiger que vos étudiants montrent leur dévotion par 
des "offrandes" continuelles sous forme d'argent et de travail gratuit. Vous nous dites 
que c'est ainsi que l'on devient un authentique pratiquant du Dharma. Nous ne 
croyons pas que ceci soit le chemin du Dharma. 

 


Concernant votre conduite abusive, votre inconduite sexuelle et votre style de vie 
extravagant, nous ne voyons aucun texte ou critère éthique identifiable qui puisse le 
justifier. Vous ne rendez des comptes à aucune instance. Nous espérons qu'en vous 
envoyant cette lettre, en la partageant avec vos pairs et avec les étudiants du 
mandala dzogchen de Rigpa, nous comblerons ce vide. 

 


Ce que vous nous avez enseigné pendant les trente dernières années, et en particulier 
dans le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort, a amené un bienfait immense à un grand 
nombre de gens, y compris ceux qui vous écrivent aujourd'hui. Si ce qui est écrit est 
incorrect, veuillez corriger nos vues erronées. Si le fait de nous donner des coups de 
poing, de nous frapper, nous-mêmes et les autres, d'avoir des rapports sexuels avec 
vos étudiants et des femmes mariées, de financer votre mode de vie sybarite par les 
dons de vos étudiants, constitue la conduite éthique et compatissante d'un maître 
bouddhiste, veuillez nous expliquer comment il peut en être ainsi. Si en revanche 
notre évaluation est correcte, veuillez mettre un terme à ces comportements que nous 
considérons comme nuisibles à autrui. 

 


En conclusion nous voulons déclarer que la plupart des critiques publiques 
formulées à votre encontre sur internet relatent des faits réels. Certains d'entre nous, 
qui avons occupé des positions de responsabilité au sein de Rigpa, nous sentons en 
conflit intérieur pour avoir joué un rôle en couvrant vos agissements, "expliqué" et 
justifié votre conduite, tout en négligeant de prendre soin des victimes d'expériences 
traumatisantes. Notre motivation passée consistant à voir toutes les actions de notre maître tantrique comme pures, nous a rendus aveugles au véritable mal que vous 
infligez. Nous examinons longuement et sérieusement notre propre conduite, nous 
essayons d'apprendre de cela et de nous soutenir mutuellement sur notre chemin. 
Nous ne pouvons plus garder le silence pendant que vous faites du mal à autrui au 
nom du bouddhisme. Notre souhait le plus cher est de voir le bouddhisme fleurir en 
Occident. Nous ne voulons plus nous complaire dans la stupidité consistant à voir le 
gourou comme parfait à tout prix. Le chemin de requiert pas que nous sacrifiions 
notre sagesse, notre discernement, notre sens éthique et moral et notre intégrité sur 
l'autel du "gourou yoga". 

 


Notre souhait le plus cher est que vous demandiez conseil à Sa Sainteté le Dalaï 
Lama, à d'autres lamas renommés ayant bon cœur, ou à quiconque peut vous aider à 
vous ramener sur le chemin authentique du Dharma. 
Avec notre profond respect pour le Dharma, 

 


Mark Standlee, étudiant pendant 33 ans, retraitant de trois ans, ex-directeur du 
programme international de cours en ligne et des enseignements à Rigpa USA 
pendant 5 ans, instructeur sénior international. 

 


Sangye, étudiant pendant 16 ans, retraitant de trois ans, moine bouddhiste pendant 
14 ans, co-directeur du département technologie à Rigpa International. 

 


Damchö, étudiante pendant 15 ans, retraitante de trois ans, nonne bouddhiste 
pendant 11 ans, assistante privée de Sogyal Lakar. 

 


Mattéo Pistono, étudiant pendant 19 ans, ex-membre du conseil d'administration de 
Rigpa USA, auteur du livre Fearless in Tibet ; the life of the mystic Tertön Sogyal. 

 


Joanne Standlee, étudiante pendant 18 ans, directrice du service privé de Sogyal 
Lakar pendant 15 ans à Rigpa USA, directrice nationale de Rigpa USA pendant 7 ans, 
directrice de Zam USA pendant 5 ans, instructrice de Rigpa. 

 


Graham Price, étudiant pendant 20 ans, assistant personnel et chauffeur de Sogyal 
Lakar 

 


Gary Goldman, étudiant pendant 23 ans 

 


Michael Condon, étudiant pendant 21 ans, assistant personnel et chauffeur de 
Sogyal Lakar 

 


Notes 
1 – Sogyal Lakar a frappé du poing au ventre une nonne devant une assemblée de 
plus de 1000 étudiants à Lérab Ling, en France, en Août 2016. 
2 – En décembre 2005, lors d'enseignements transmis en direct sur internet depuis le 
temple inachevé, Sogyal Lakar a dit que Ian Maxwell, l'un de ses plus anciens 
étudiants, était un "trou du cul", alors que Ian agonisait dans un hôpital parisien.
Après la mort de Ian, Sogyal Lakar a utilisé régulièrement cet incident, disant : 
"Voulez-vous finir par mourir en crachant du sang comme Ian, pour m'avoir défié ? 
", comme un exemple pour d'autres étudiants, lorsqu'il les menaçait de terribles 
conséquences s'ils n'obéissaient pas à ses ordres. 
3 – Sogyal Lakar a dit à Graham Price que sa compagne Elena était tombée malade 
parce que Graham avait crié après lui (Sogyal Lakar). 
4 -https://behindthethangkas.wordpress.com/2011/11/20/13-dakini-janine
5-https://behindthethangkas.wordpress.com/2011/11/20/16-the-three-year
retreat/ 
"Gérard demanda une entrevue avec Sogyal, qui était initialement méfiant, mais 
admit finalement ses rapports sexuels avec Janine. Il essaya de rejeter le blâme sur 
elle – proclamant qu'elle l'avait séduite et qu'il était au départ réticent, mais s'était 
ensuite laissé convaincre. " 
6 – Le moine Ngawang Sangye et la moniale Ani Damchö Drolma luttèrent pendant 
des années pour satisfaire les exigences toujours croissantes de Sogyal Lakar, tout en 
étant vicitimes d'abus physiques et émotionnels. Ils demandèrent de l'aide au sein de 
la communauté, mais furent blâmés et considérés comme manquant d'appréciation 
pour la bénédiction qui leur était donnée de travailler à proximité du lama. Ils 
subirent une pression extrême pour rester et se soumettre. Ils sentirent tous deux 
qu'ils devaient éluder le problème, étant donné qu'il n'y avait aucun lieu où en 
discuter, où trouver comment tolérer cette relation de travail avec Sogyal Lakar. 

 


The Western Buddhist Teachers Conference with His Holiness the Dalai Lama 
Shimano archive_19930300_Dharamsala.pdf 
Ethics in the Teacher Student Relationship 
Kumare the movie 

 


108MAnI!)*

 

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16 juillet 2017

Une petite contrariété

liberté

Une petite contrariété, des gros soucis, un événement difficile à gérer ? Et voilà le mental qui se mobilise et se met en branle.....Les pensées commencent à foisonner, à  se bousculer dans la tête: Pourquoi moi?  Qu'est ce que je vais faire ? Qu'est ce qui va se passer ? Plus rien ne compte que ce problème et les émotions commencent  à nous submerger. ....Un vrai pilonnage !! On perd  en lucidité....Que de fois nous nous sommes trouvés dans cette situation, que de fois avons nous été perturbés !! Moi le premier. Je ne peux toujours pas évité un tel comportement et je m'en veux . Je sais que je consomme de l'énergie inutilement et que je tourne bien souvent en rond !!

Par contre il y a tout de même une chose que j'arrive à faire: Avec le temps j'évacue sans problème, j'efface et j'évite d'encrer en moi, et même d'incruster inconsciemment, les mauvais ressentis. Ce sont des poisons qui peuvent vite nous faire tourner à l'aigreur ou à la rancune.

Je le répète souvent dans mes cours de yoga: Evacuez ! Ne vous laissez pas encombrer par de sombres pensées qui étouffent la petite flamme si fragile de la vie. Comment voulez vous accueillir la nouveauté si votre être  est plein d'un capharnaüm émotionnel difficile à gérer....Videz, faites le ménage, faites table rase. Soyez l'Attila de vos soucis ! Expirez  et retrouvez la disponibilité nécessaire à une vie équilibrée.

Daniel

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12 juillet 2017

Une vie réussie

 Il y a quelques années, mon ami PLV, m'avait adressé ce texte que je trouve très vrai, très profond. Le voici à nouveau.

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 "Je ne me demande pas si ma vie est réussie ou non.
Je ne sais pas ce que cela veut dire, une vie réussie.
Comme s'il y avait une recette pour la réussir,
Comme lorsqu'on réussit une mayonnaise.

Chacun vit sa vie en bricolant, en tatonnant.
Un jour on se dit qu'on est heureux,
Vraiment pleinement heureux.
Un autre jour, on est terrassé par un sentiment d'échec, de gâchis.

On ne sait pas où va la vie,
Ce que sera le reste de ma vie.
Mais moi, j'aime ma vie.
J'aime avoir vécu cette vie là.

Ca m'est complètement égal de savoir si elle est réussie ou pas,
Parce que je ne sais pas ce que cela veut dire.
Je ne sais pas qui décide ce qu'est une vie réussie, selon quels critères.
C'est ma vie, c'est tout."

Alain Rémond: Extrait de son livre : Comme une chanson dans la vie, écrit en 2003

 

 

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