Les Trois Mondes

09 décembre 2016

Pensées personnelles

 

conscience

Qu'est ce que l'évolution? Un chemin de transformation qui va de l'ego à la conscience de l'âme.

 

La naissance et la mort ne sont que des portes d'entrée sur des mondes différents.

 

 

L'éveil de la conscience ouvre les portes de l'âme.

 

 

Un esprit souple et libre est un esprit qui n'est prisonnier d'aucune croyance.

 

 

Les matins sont des miracles qui s'ouvrent à l'incertitude du jour.

 

 

 Daniel

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06 décembre 2016

Mais qu'est ce qui m'a pris !

 

terre

 

 

Mais qu'est ce qui m'a pris à vouloir venir sur cette Terre? D'autant plus que naître ce n'est pas évident. J'avais l'impression d'étouffer et de pénétrer dans quelques chose de dense. Je sentais que j'allais rentrer dans une boîte et en être prisonnier tout au long de ma vie. C'était assez angoissant. Pourtant j'étais bien là-haut sur mon petit nuage. Tout était léger, vaporeux, sans problèmes. Je pouvais aller là où je voulais sans contrainte. Il n'y avait pas de frontières, pas d'interdits. Un vrai petit  paradis !

Oui qu'est ce qui m'a pris ? Sans doute la curiosité car je voulais savoir comment cela se passait sur cette planète....Et bien je n'ai pas été déçu ou du moins....Si...Beaucoup....Je suis arrivé avec mon innocence mais j'ai vite déchanté. Pourquoi une si belle planète, avec ses océans, ses forêts, ses montagnes , ses paysages magnifiques est -elle la proie de l'avidité et de la violence de ses habitants ? Je me suis souvent posé cette question alors que le bonheur est à portée de la main. Pourquoi se déchirer, s'entretuer ? N 'y a t il pas mieux à faire? Cet engrenage est une telle absurdité ! Et tout cela dure depuis des siècles et des siècles. Les humains ne savent pas tirer les leçons du passé et n'ont pas compris que la vie est une belle école d'apprentissage

Alors j'ai essayé de vivre tant bien que mal, de m'adapter à ce monde si particulier, nombriliste et égoïste. Mais que cela a été difficile. Je me suis protégé comme j'ai pu, j'ai tangué et failli chaviré mais j'ai réussi à tenir bon, non sans mal. Heureusement une vie sur Terre, c'est très court. Finalement qu'est ce qu'une vie dans l'immensité cosmique: un grain de poussière, un éclair, un soupir !!

Puis, un jour, j'ai pu repartir là-haut. Quel bonheur, quelle délivrance ......Tout y est si simple......Si simple.....

Daniel

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03 décembre 2016

Apprendre à vivre

vivre

Exister est un fait, mais vivre est un art. Nous sommes comme le sculpteur qui pétrit la terre pour donner forme à une belle statue. Nous pétrissons la vie par nos actions, nos comportements, nos relations aux autres. Pour cela osons nous poser  les bonnes questions:

-  Comment se connaitre et se transformer soi-même pour développer une véritable liberté intérieure ?

- Comment gérer ses émotions ?

-  Comment donner du sens à sa vie ?

- Comment être un acteur de la transformation du monde ?

- Comment s'épanouir et faire de la vie un ode à la joie et au bonheur ?

- Comment cultiver sa présence aux autres ?

Daniel

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29 novembre 2016

Gauche...Droite

 

COLUCHE

La droite, la gauche.......La gauche, la droite...La dualité.... D'ou les risques de conflits et d'opposition. N'est ce pas trop simpliste d'envisager la vie politique sous cet aspect. Couper une part de gâteaux en deux ! Droite- gauche, alors forcément on tombe dans le dogmatisme et le rejet de ceux qui ne partagent pas notre avis. Difficile de faire avancer les choses dans ces conditions. Les uns émettent une idée mais les autres ne sont pas d'accord !

Personnellement je me fous totalement de la gauche et de la droite. Ce sont les hommes qui m'intéressent avant tout ! Remarquez , en ce moment , les hommes, ce n'est pas terrible non plus !

Alors le peuple tente de réguler cet état de fait. Un coup il vote à  gauche, un coup à droite. Mais ce serait trop simple. Lorsque la droite arrive au pouvoir, elle met sur la touche les gens de gauche et détricote la législation mise en place...Et vice versa.

On perd du temps, on manque de continuité dans l'action. On passe son temps à s'opposer et non à construire. Le peuple est patient !!

La division est si grande entre ces deux idéologies que la communication en devient stéréotypée, caricaturale et formatée. A vrai dire ce n'est plus de la communication mais du marketing relationnel.

A quand une autre façon de s'exprimer? A quand le parler vrai, le parler du coeur ? A quand la fin des idéologies stériles qui ne servent qu'à nourrir les égos ?

Daniel

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27 novembre 2016

Les mots

 

les_mots

 

 

J'aime les mots, j'ai toujours aimé les mots car ils sont plus que des mots....Ce sont des vibrations qui partent de notre être, de notre bouche pour résonner à l'oreille des autres. Ils pénètrent à l'intérieur du corps et font leur chemin. Ils peuvent nous interpeller ou bien nous faire du mal, nous encourager ou nous détruire. La puissance du verbe est grande. J'ai appris tout au long de ma vie à en mesurer le poids et il m'arrive souvent de me taire pour ne pas peiner les autres. Cela ne sert à rien......

 Car il y a les mots que l'on prononce et ceux que l'on écrit et je me sens plus à l'aise avec les mots que l'on écrit car je dispose toujours d'un temps de réflexion ou de la possibilité de les effacer.

Alors je peux les choisir, les assembler, construire des phrases et exprimer mes idées. C'est une partie de ma vie qui s'écoule à travers mes mots. C'est une vibration que je diffuse et que les autres ressentent plus ou moins. Traits d'union, transferts d'émotion, comme des gouttes de pluie qui tombent du ciel et qui viennent glisser sur les vitres des coeurs.

Des mots pour consoler

Des mots pour expliquer

Des mots pour rassurer

Des gros mots, des jeux de mots

Des mots recto verso

Des mots d’amour, des mots doux

Des mots aigres doux

Des mots croisés et décroisés

Des mots qui s’envolent

Et qui papillonnent

Griffonnés

Sur du papier.

Des mots pour se comprendre

Et pour s’entendre.

Des mots d’enfants

Qui disent la vérité

Des mots blessant

Pour tuer

Des mots adressés à Dieu

A genoux sur un prie-Dieu.

Des mots, des mots,

Rien que des mots....

 

Poème déjà publié en 2011

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20 novembre 2016

L'esprit libre

 

ame

 

Apprenez à avoir l'esprit libre. Ne vous laisser pas encombrer par des désirs inaccessibles, par des comparaisons frustrantes, ne vous laissez pas déstabiliser par des émotions. Poursuivez votre route tranquillement avec calme et sans froid. Faites du temps votre allié en toute circonstance et ne vous précipitez pas. Beaucoup d'entre vous se sentent liés à  leurs biens, à leurs proches , leurs amis.

Beaucoup d'entre vous se sont créés  des obligations, des limites, souvent de façon inconsciente. Tout cela va à l'encontre de la vraie vie car votre vie doit être emprunte de liberté, de création, d'humanité. Elle doit être un oasis d'humanité et non un désert de matérialité. Une vie d'empathie et d'amour( amour-détachement et non amour possession). Et pour réaliser tout cela vous avez besoin de liberté, de disponibilité, d'écoute. Libérez vous pour réaliser l'essence même de votre vie.

"Plus l'esprit est libre moins il se perd"

Daniel et sa petite voix

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16 novembre 2016

Un sage conseil

" Habitue chaque jour ton esprit à perdre ce que tu possèdes, tes biens, ta santé, tes êtres chers"

Sénèque- Lettres à Lucilius

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12 novembre 2016

La face noire de la spiritualité

lerab-ling

 

Je publie in extenso le témoignage de "Mimi" qui a été au service de Sogyal Rinpoché, un grand maître bouddhiste tibétain et qui a donc vécu au centre spirituel de Lerab Ling, situé près de Lodève. Le texte est long mais il est édifiant et vient confirmer tous les témoignages qui ont été diffusés sur mon blog à une époque où j'avais publié un texte de Sogyal Rinpoché. Elle raconte les abus psychologiques et physiques que le maître tibétain a exercé sur elle et ses semblables... Avant qu'elle ne réussisse à s'enfuir.

Lorsque l'on s'engage sur un chemin spirituel la lucidité et la prudence doivent être de mise. Il y a l'enseignement et ceux qui le véhiculent et parmi ceux qui le véhiculent certains sont honnêtes et sincères alors que d'autres abusent de leurs pouvoirs pour commettre des méfaits.

Voici le témoignage de Mimi publié sur le site internet  du magazine " Le Nouvel Observateur"

 

Le bouddhisme, tel qu’il est enseigné en Europe, porte le jugement qu’on serait tous capables de créer une société idéale, parfaitement juste et compassionnée. Que l'on doit se libérer des engrenages capitalistes qui nous ont tous éloignés d'une nature qui serait fondamentalement bonne. L’adolescence peut nourrir l’envie de vivre un tel idéal, profondément. Du moins, c’était mon cas. 

Quand j’ai eu 14 ans, mon père est devenu disciple du grand maître bouddhiste Sogyal Rinpoché. Je l’accompagnais dans ses retraites pour passer du temps avec lui. Ça lui faisait plaisir. Au bout de quelques années, au cours d’un enseignement en Allemagne, Sogyal Rinpoché m’a aperçue et m’a fait venir à lui. Il a décrété que j’avais un bon karma et que je pouvais accéder directement à son intimité.

Pendant une semaine, il m’a invitée à venir chaque soir dans sa chambre pour lui masser les mains pendant qu’il regardait la télévision. Je n'ai pas refusé, c'était présenté par sa garde rapprochée comme un privilège qu’il m'adresse la parole, que je puisse toucher cette incarnation du divin. 

Mon père était fier et je savais que je lui faisais extrêmement plaisir. L’image que j’avais du maître était magnifiée par la sienne. À la fin du séjour, alors qu’il montait dans sa berline, le maître m’a donnée son emploi du temps pour l’année a venir et m’a dit :

"Tu peux venir me retrouver où tu veux. J’aimerais te voir. Je vais enseigner en Australie pendant un moment."

J’avais alors 22 ans.

Des filles le suivent partout

Je l’ai rejoint. J’ai été reçue comme une princesse. Sogyal Rinpoché avait loué des maisons de vacances au bord de la mer. L'endroit était désertique. Je passais mes journées à la plage. Je participais aux prières, sans être assidue. Je ne voyais le maître que quelques heures par jour lors des repas. Il était accompagné de deux hommes, ses chauffeurs, et de plusieurs filles, peut-être huit. On les appelle les dakinis. Ces femmes sont censées aider le maître à avoir des révélations. Elles le suivent partout. 

C'est à ce moment là que j’ai aussi découvert ses premières crises de colère. Je partageais une maison un peu en retrait avec l’une d'entre elles. Elle avait un enfant. J'ai pensé qu’il s'agissait de celui du maître. 

Pendant ce séjour, mon petit-ami m’a fait envoyer des fleurs pour la Saint-Valentin. Les filles me sont tombées dessus :

"Ne dis surtout pas que c’est un garçon qui t’a envoyé ces roses ! Offre-les au maître, il croira que c’est pour lui."

Ce soir-là, il a organisé un dîner de Saint-Valentin. Les deux chauffeurs n’étaient pas conviés. Il était seul avec nous, les filles. Je trouvais ça étrange, mais je me sentais assez libre. Il n’y avait pas d’enjeux. Mon père avait payé mon billet d’avion et je maintenais mon indépendance financière vis-à-vis de lui. Je pouvais repartir quand je voulais.

Dévouée, 24 heures sur 24

Tout a basculé quelques mois plus tard, quand j’ai perdu ma grand-mère. Ce décès a été un bouleversement et je suis tombée malade. Sogyal Rinpoché est alors venu me voir chez ma mère, accompagné de trois filles. Je venais de faire une seconde rubéole et cela faisait trois semaines j’étais clouée au lit. Il m'a invitée à passer tout l’été à ses cotés dans le centre de Lérab Ling, dans l’Hérault, pour recevoir ses enseignements en personne. J’ai accepté. 

Dès que je suis arrivée, tout est allé très vite. Les autres dakinis mettaient généralement plusieurs années pour accéder à la fonction qui m’avait été confiée cet été là. En quelques semaines, je me retrouvais à superviser toute l’équipe de filles. Il m’a confié les talkies walkies et les téléphones portables et j’ai fini par être 24 heures sur 24 à ses cotés.

Je l'accompagnais partout, sauf quand il enseignait. Dans ces moments-là, je devais organiser le nettoyage de ses appartements et ses lessives, ranger ses papiers et ses placards, commander ses repas et réserver ses transports, préparer ses sacs, exécuter ses listes d'exigences …

J’étais épuisée mais je passais les tests. Ses demandes étaient de plus en plus excessives, mais je ne disais rien. La règle, c’était d’être dévouée, pour avoir droit à l’éveil. Je pense surtout que ça me soulageait émotionnellement de ne pas avoir le temps de réfléchir. J’étais en deuil et j’avais l’impression que ces responsabilités m’aidaient à penser à des choses plus importantes. En fait, je m’éteignais. 

"Ferme la porte à clés" 

La première fois qu’il y a eu contact sexuel, j’étais coupée d’une certaine conscience de moi-même. Il m’a dit : "Ferme la porte à clés." Toute une délégation nous attendait dans les voitures. Il ne manquait plus que lui et moi. 

Depuis deux mois je dormais très peu. J’avais pris l’habitude de me faire abuser par des exigences et des paroles. Nous acceptions tout. Je n’écoutais plus. Je faisais ce que j’avais à faire, sans plus poser de question. J'étais dans l'adrénaline de l'urgence et de la fatigue continues. Après le premier rapport sexuel, il a formulé des menaces très explicites, m’interdisant d’en parler à quiconque.

Toutes les dakinis étaient au courant, mais nous ne devions pas aborder le sujet. Pourtant, nous nous relayons pour surveiller la maison lorsque l’une d’entre nous passait dans la chambre du maître. Personne ne devait approcher. Plus les filles vieillissaient, plus elles sentaient la fin venir. Elles devenaient anxieuses.  

Loyauté envers le groupe

À la fin de l’été, j’ai eu une période d’aménorrhée et j’ai eu peur d’être enceinte. J’en ai parlé à un disciple médecin. Comme j’étais la fille la plus proche de Sogyal Rinpoché, avoir d’autre relation m’était impossible. Ce médecin m’a prescrit une prise de sang sans me poser la moindre question. Dans les centres Rigpa, la loyauté envers le groupe prime sur tout le reste.

Pourtant, il s’agit d’une communauté de gens souvent instruits : médecins, magistrats, avocats, hommes d’affaires ou encore pilotes… Les maîtres bouddhistes ne vont pas chercher des Tibétains qui vivent avec trois dollars en Inde, mais des Blancs qui ont de l’argent, en Occident. 

Les adultes qui baignent dans cet environnement réadaptent la réalité pour pouvoir la supporter. Ils parlent de compassion toute la journée mais assistent à des humiliations en public. Ils remettent en question puis refoulent toute forme d’instinct ou de ressenti. Ils ont en commun, la rancune et la colère d’une vie de déceptions non résolues.

Pour soulager ces frustrations, le maître encourage la mutilation de l'empathie pour la famille et l'entourage immédiat. À ce vide, il substitue alors une autre forme de compassion pour une humanité réduite a l’état de concept, abstraite et lointaine.  

J’ai cru que j’allais mourir

Je me suis éloignée très progressivement du groupe, en trouvant des excuses. Je pense que le processus de rupture s’est confirmé lorsque j’ai commencé à prendre des cours de chant. Une chanteuse lyrique m’avait entendue et avait décidé de me donner un cours gratuit tous les mois. Elle m'a appelée pour que je vienne, en insistant. J’ai commencé alors à revivre mes émotions. 

Pendant plusieurs années, j’ai été incapable d’admettre ce qu'il s’était passé. Il a fallu que ça prenne le dessus sur mes rêves et ma santé. Je faisais des cauchemars tous les soirs, j’ai commencé à avoir de l’asthme et des fièvres. J’ai senti que j’allais mourir si je gardais tout ça pour moi.

Sur un coup de tête, je me suis rendue à Londres sur une invitation du maître. Un de ses chauffeurs est venu me chercher et je lui ai demandé :

"Tu sais très bien que toutes les filles couchent avec lui, tu trouves que c’est normal ?"

Il m'a répondu :

"Vous seriez toutes des prostituées et des droguées si vous n’aviez pas trouvé ce maître. Estime-toi heureuse, tu n’as rien à lui reprocher."

Sa réaction m'a confortée dans l’idée que je prenais la bonne décision. Arrivée sur place, j’ai offert au maître un dessin que j’avais fait la nuit précédente. Je l'avais représenté au centre, avec moi sur lui en position du lotus. Autour de nous, en ronde, j’avais noté le nom de chacune des dakinis. Il a compris tout de suite et m’a demandé si je voulais de l’argent. Je suis partie. 

 La vraie colère derrière la fausse compassion

Mon départ a provoqué l’affolement. Le pouvoir est dans le groupe, pas dans le maître. Sogyal Rinpoché est inculte, pas particulièrement intelligent. Il a surtout des centaines de milliers de gens qui lui permettent d’asseoir sa souveraineté. Je ne suis pas certaine qu’il soit lui-même convaincu par ce qu’il raconte. Il récite ce que les gens ont besoin d’entendre. 

Soudain, le groupe a eu peur d’être remis en question, de se révéler. Qu'on réalise que les disciples passent leurs journées prostrés à embrasser les pieds d’un maître qui n’a jamais été à l’école et se balade avec un tas de minettes qu’il humilie. Qu’on perçoive toute la colère qui anime réellement cette communauté derrière le paravent de la compassion. 

Pendant un long moment, j’ai cru que je délirais toute seule. Comment était-il possible qu'à travers le monde, autant de personnes soient en adoration pour Sogyal Rinpoché et que je sois la seule à être écœurée par sa présence ?

Les menaces que j’ai reçues après mon départ m'ont rassurée : je prenais la bonne décision.

Humiliations publiques

Il est possible que, d’une manière un peu tordue, Sogyal Rinpoché ait été amoureux, je ne sais pas. Même s’il m’enfermait, même s'il n'y avait que son plaisir. Je ne sais pas comment il a vécu ou comment il vit encore ces situations. Je pense qu’il peut s’attacher, parce qu'il est extrêmement isolé émotionnellement. 

En tous cas, il avait établi avec nous une forme de confiance et de rapport affectif qui lui a permis d’abuser de nous, physiquement et psychologiquement, de manière continue.

Sogyal Rinpoché frappe les dakinis et montre fièrement leurs cicatrices. Les humiliations ont toujours lieu en public. Je me souviens d’une fois où on était toutes autour de lui dans son jardin privé. L’une des filles ramassait les feuilles mortes. Elle avait une démarche lente, un peu comme une Brésilienne. Il l’a attrapée par les cheveux et l'a traînée par terre avant de la cogner contre le mur pour la punir d'avoir "trop d’égo".

Un rapport incestueux 

Dans mon cas, et certainement dans celui des autres dakinis, il y a une relation au père difficile. Celui-ci vous confie à un homme avec l’idée que vous pouvez tout faire pour lui et que vous devez tout faire pour lui. Il est heureux que vous entreteniez un rapport privilégié avec ce maître plus âgé et autoritaire. Il sait que vous êtes isolée, que vous dormez dans la même chambre, mais ne pose aucune question. Il ne vous met pas en garde : "Attention, quand-même…"

Aujourd’hui, j’ai coupé les ponts avec mon père. Je crois qu’il me prend pour une folle, quelqu'un qui vit trop d'émotions. Il pense que la seule erreur du maître, c’est de ne pas m’avoir suffisamment enseigné la folle sagesse [concept introduit par Sogyal Rinpoché selon lequel la folie du maître ferait de lui quelqu’un de sage, libéré des contraintes sociales, ndrl.]

Je n'ai aucune foi en la justice

Je n’ai pas voulu attaquer Sogyal Rinpoché en justice. L’une de ses dakinis l'avait fait en Californie, il y a quelques années. Elle le regrette encore aujourd'hui. Ça a détruit son mariage, sa famille. Elle est repartie de zéro. Je n’ai d’ailleurs aucune foi en la justice. Mes témoignages n’ont jamais déclenché de procédure judiciaire. Quant à Marion Dapsance, l'auteur des "Dévots du bouddhisme", elle a envoyé à plusieurs reprises un dossier à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Elle n'a eu aucun retour. 

Si Sogyal Rinpoché n'était plus là, un autre prendrait sa place. Ce visage du bouddhisme semble véritablement difficile à accepter pour certains. Beaucoup continueront à ne pas y croire. Ils penseront que je suis celle qui a trahi le maître, que je suis vénale. En revanche si l’un d’entre eux commence à douter, il pourra réaliser qu’il n’est pas seul : une autre information, libre, existe et circule.

Un ancien directeur de centre (et qui, comme un grand nombre de cadres ou de figures stars de Rigpa, a su en son temps profiter de nombreux privilèges, dont, pour certains, le droit de cuissage) vient étonnamment, cette année, de se retourner contre Sogyal Rinpoché en confessant explicitement les dérives de l’emprise psychologique et des violences que ce dernier faisait subir a son entourage, et notamment aux femmes. Il dénonce également les faveurs sexuelles et une domination qui passe par l’infantilisation. 

Cruel, mauvais, tortionnaire

Ce qui m'importe, aujourd’hui, c’est de ne pas m’être trahie. Ces événements m’ont laissée le sentiment que l'équilibre intérieur chez chacun d’entre nous est fragile. Qu’il nous faut en permanence être vigilant, ne laisser aucune place au doute et encore moins déléguer à d’autres le soin de les résoudre.

C’est un sentiment très vif chez moi. Chez chaque personne que je rencontre, je vois désormais quelqu’un capable de devenir cruel, mauvais, tortionnaire, selon sa capacité à s’assumer émotionnellement et son besoin d’appartenance a un gourou

Je vois le meilleur comme le pire, dans les choix de résignation ou d'amour de soi. 

Propos recueillis par Julia Mourri

 

 

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08 novembre 2016

Un p'tit gars de banlieue

J'habite en  Ile de France, au coeur de la banlieue parisienne, plus exactement à Viry-Châtillon. Vous avez sans doute entendu parler de Viry-Châtillon...C'est là que deux policiers ont été brulés dans leur voiture de fonction. Ma maison est située à deux km du drame. Je suis donc un vrai p'tit gars de banlieue !

 

banlieue

 

Cela fait vingt ans que je vois la société se transformer inéluctablement. Il faut dire qu'en région parisienne et dans certaines banlieues nous sommes au coeur du changement ! Et des changements il y en a eu.

La société est devenue un melting pot interracial et très coloré. Femmes voilées à la sortie des écoles, africaines dans leurs beaux boubous aux couleurs marquées, un bébé derrière le dos. Je commence même à voir de belles indiennes dans leur sari. Et puis les roms qui arrivent des pays de l'est. Tiens il y a en a qui ont squatté une maison vide près de chez moi......Tout ça pour dire que la population parisienne est devenue un joyeux mélange qui contient les germes d'un communautarisme qu'il faut à tout prix éviter. Les religions se côtoient: une mosquée à Ste Geneviève des bois, un temple bouddhiste à Evry, pas très loin de la cathédrale.

Quant à la nourriture, pour celui qui aime la cuisine exotique c'est extra! traiteurs chinois et vietnamiens se multiplient et sur les marchés on trouve des étales avec des produits africains. Moi j'aime bien la nourriture épicée. Vive les acras, les colombos, le boeufs aux oignons ou les nèmes....Mon facteur est martiniquais et mon boulanger arabe. Son pain est excellent.

Tout ça pour dire que le mouvement est inéluctable et que nous vivons ici la mondialisation en temps réel. J'observe les us et coutumes des uns et des autres. Cela m'intéresse, m'amuse ou me laisse perplexe. Cela donne parfois lieu à des scènes assez cocasses. Je pense aux mariages africains, toujours très festifs et exubérants qui paralysent des rues entières avec leur voiture. Je me revois prendre le RER, dernièrement et constater que j'étais le seul dans la wagon à être blanc !

Paris n'est pas le centre du monde mais Paris est devenu un laboratoire pour tenter de résoudre au mieux les problèmes d'intégration. Et du travail il y en a !!

Daniel

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03 novembre 2016

Visiter son âme !

ame

 

ame

 

Laissez surgir en vous tout ce qui ne vient pas du mental et vous découvrirez d'autres mondes jusqu'alors inconnus de vous. Laissez vous guider par vos sens: écoutez, observer, touchez, goutez . Quittez de temps en temps le monde du rationnel et de la raison et voguez  à travers votre vie intérieure, subtile et riche d'une dimension insoupçonnée.  Il n'y a que le premier pas qui coute.....

Apprenez à visiter votre âme et à vous asseoir auprès d'elle. Ecoutez là , elle a tant à vous dire car son expérience est grande....Entendez la frémir lorsque vous prêtez l'oreille. Sa petite musique est emprunte de sagesse. Ne faites rien, vivez l' instant....Tout est suspendu !

Plutôt que d'analyser les événements, vivez les !!

Surtout, surtout, ne vivez pas avec des œillères, avec des dogmes, avec des apriori. Votre aveuglement risquerait d'être grandement dommageable et vous occulterait l'essentiel de l'existence car les dogmes, les croyances sont restrictifs et séparateurs. Ils contiennent en eux tous les germes de conflits, d'oppositions.

Votre âme, elle ne vous dit pas ça. Elle murmure: ouverture, compassion, union, fraternité.

Oui, écoutez la bien !!

Daniel et sa petite voix

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