Rester lucide
" L'autorité nous empêche de nous connaître. Sous l'égide d'un guide spirituel nous pouvons temporairement éprouver un sens de sécurité et de bien-être mais qui n'est pas la connaissance du processus total de nous-mêmes. L'autorité, de par sa nature, nous empêche d'être lucides quant à notre être intérieur et détruit de ce fait la liberté, la liberté en dehors de laquelle il n'y a pas de création. L'état créateur n'existe qu'en la connaissance de soi.
Krishnamurti
La mort n'est pas du tout une fin....
Voici le témoignage de Nicole Canivenq qui a vécu l’expérience d’une NDE (Expérience de mort imminente). Sujet tabou pendant de longues années, les récits de NDE se multiplient car tous ceux qui ont vécu une telle expérience osent maintenant s’exprimer. C’est un sujet passionnant qui m’interpelle car il est la preuve de la réalité d’un autre plan d’existence. L’autre conséquence importante des NDE, c’est le regard nouveau que porte sur la vie ceux qui ont vécu cette expérience.
Le 6 mai 2003, j’ai eu un accident grave de voiture, j’étais seule au volant de ma voiture quand tout est arrivé. Je circulais sur une route nationale entre Brive et Souillac, je rentrais à mon domicile après avoir passé un entretien pour un emploi de formatrice à la Chambre de Commerce de Brive (France). J’étais plutôt contente et bien dans ma peau car l’entretien était favorable pour des vacations (des missions ponctuelles où l'on anime des sessions de formation). Il devait être 12H30 et j’ai pensé à téléphoner à mon ami pour le prévenir de mon arrivée imminente mais je ne l’ai pas fait car j’ai songé que cela était dangereux de chercher mon téléphone portable et de téléphoner en voiture. De toutes façons, je n’étais plus très loin, peut-être une dizaine de kilomètres tout au plus ... Et puis soudain, ma vie s’est brusquement arrêtée contre un arbre.
J’ai alors vu un très beau gazon vert, d’un vert parfait, lumineux, harmonieux. L’herbe était parfaitement taillée, c’était très beau, cette herbe verte semblait vivante, intense, comme animée d’une sorte de conscience. Il m’a semblé avoir été propulsée à une vitesse vertigineuse dans ce lieu. Et j’avais la sensation d’être « à l’envers »… J’ai fait ce qui pourrait se décrire comme une roulade (sur Terre) pour me mettre dans le bon sens. J’étais là mais je ne me voyais pas, en fait je n’avais pas de corps.
Et puis des « êtres » blancs plus ou moins définis dans leur forme apparurent au loin dans cette clairière et ils s’avancèrent vers moi en riant. Ils étaient environ une dizaine ou douze peut-être. Il y avait devant, sur une « première ligne » si l’on peut dire, des êtres de petite taille. On aurait pu dire des « enfants » et derrière eux un peu plus loin, des êtres grands, peut-être des « adultes ». Ils n’étaient pas vraiment avec un corps comme nous mais une sorte de forme qui ressemblait à un corps. Ils étaient d'un blanc transparent, lumineux et ils étaient très beaux non dans leur apparence mais dans leur énergie, dans ce qu’ils dégageaient.
Il rayonnait d’eux leur rire clair et si joyeux, si merveilleux… comme un carillon extraordinairement gai, très gai. Ils venaient vers moi en riant et c’était merveilleux. Ils semblaient glisser au dessus de l’herbe, parfaitement légers. C’est comme si j’étais accueillie par ces êtres de lumière. J’ai été envahi à leur arrivée d’un sentiment d’Amour indescriptible avec des mots. Comment expliquer l’inexplicable ? C’était de l’Amour à l’état pur, comme je n’en ai jamais connu sur la Terre. Un amour absolu, inconditionnel, éternel pourrais- je dire, un Amour total. J’étais heureuse, très heureuse, parfaitement sereine, en paix et dans une béatitude comme jamais je n’en ai connu auparavant. Les mots ne peuvent dire ce que j’ai connu dans ce moment ineffaçable de ma mémoire. Les sensations sont si puissantes et en même temps si difficiles à expliquer avec notre vocabulaire ici sur Terre. C’est une expérience inoubliable de l’Amour inconditionnel et de la Joie. Je voulais rester avec eux pour toujours.
Je ne les « connaissais » pas au sens de membres connus sur la Terre mais bien sûr je les connaissais d’une autre façon. Je n’ai pas du tout eu peur. Au contraire, j’étais comme retournée chez moi, dans notre vraie demeure. L’émotion connue ce jour là est d’une intensité indescriptible avec les mots. C’est le plus beau cadeau que je n’ai jamais eu de ma vie, connaître cette énergie d’Amour absolu et cette Joie rayonnante qu’ils dégageaient. Ils m’ont beaucoup donné dans le temps de notre brève rencontre. Je dis brève en utilisant le cadre de référence terrestre car même si cette expérience n’a duré peut-être que quelques minutes, elle est aujourd’hui mon expérience Sacrée et la plus merveilleuse que j’ai connu… c’est un trésor intérieur.
Pour ce qui est de mon retour dans mon corps, je pense - mais c'est ma supposition – que ce sont les pompiers qui ne m'ont pas lâché et donc pas laissée partir vraiment là-bas... ils me harcelaient pour je j’ouvre les yeux, pour je regarde… j'ai vu le volant tout déformé de ma voiture, la douleur immense m'a totalement submergée avec une violence horrible dans tout le dos, les omoplates, le cou et je n'avais qu'une envie : refermer les yeux et repartir du monde merveilleux d’où je revenais... Mais durant tout le temps de la désincarcération, un pompier était dans l'auto avec moi sous une couverture (pour les débris de verre m'avait il expliqué) et il me tenait la main et me répétait d'ouvrir les yeux encore et encore. C'est à ce moment je crois que je suis vraiment revenue dans mon corps terrestre…
Ce fut immensément brutal pour moi de passer de la béatitude et l'Amour Infini à la réalité horrible de la douleur et de la gravité de ce qui m'était arrivée (car j'ai compris tout de suite que c'était lourd et grave).
Le retour à la réalité fut très long et très difficile pour moi, la souffrance physique a été plus qu’intense. Je n’aurais jamais cru qu’on pouvait supporter tant de douleurs en tant qu’humain. D’abord j’ai dû être soignée et cela a pris un an entre l’hôpital et la rééducation puisque j’ai frôlé la tétraplégie (fractures de vertèbres multiples et instables, épanchement au poumon gauche et dix côtes cassées). Je n’étais pas opérable et on a dû laisser faire la Nature. Je crois que j’ai parlé de mon expérience à ma mère à l’hôpital une fois au tout début en soins intensifs. Puis c’est comme si j’avais tout oublié. En tout cas j’ai mis tout cela dans un coin lointain de ma tête. Personne n’a vraiment pu m’aider pendant longtemps car je n’osais pas y penser ni même en parler. Puis en 2005, les choses sont revenues fortement à mon esprit d’autant que j’ai connu encore des épreuves : rupture sentimentale, licenciement pour inaptitude physique, statut de travailleur handicapé, dépression, perte de revenus… La vie sur Terre n’avait aucun intérêt pour moi et j’ai été très nostalgique de ces êtres et de cet Amour total et merveilleux.
Puis une fête m’a beaucoup aidée à ressentir que la vie sur Terre peut être autre chose que ce que la société actuelle nous propose (voir nous impose) : c’est les journées de la Paix, fête libre et sans contexte religieux. J’ai vu la vie sous un angle enfin beau, avec la vie qui, simplement s’écoule dans la nature, avec les cercles de paroles pour échanger entre êtres humains… Cela m’a fait un déclic et je me suis rapprochée – dans mes lectures et centres d’intérêts – des premiers peuples autochtones en particulier les Amérindiens que je trouve extraordinaire dans leur sens du Sacré et leur connexion à la Terre. Ce sont eux qui m’ont redonné le courage d’essayer de vivre encore ici sur cette Terre. J’ai été longtemps perplexe et même en colère d’être « revenue » sur Terre car je n’avais pas de raison particulière d’avoir choisi de revenir. Je me demande encore aujourd’hui si j’ai fait ce choix réellement ou si « ils » ont décidés qu’il fallait que je revienne pour faire quelque chose sur la Terre. Dans mon souvenir, je voulais rester avec eux pour toujours, l’énergie d’Amour reçue est si belle.
En décembre 2006, une amie m’a parlé du livre du Dr Moody « la vie après la vie » sur les NDE. Je l’ai acheté pour mon Noël et cela m’a permis de mettre un mot sur mon expérience. Cela m’a bien sûr rassurée de savoir que je ne suis pas seule aussi à avoir vécu cela, car même si c’est une expérience extraordinairement belle à vivre, le retour sur la Terre est extraordinairement dur à subir. C’est comme quelqu’un qui connaît un bonheur immense et qui perd ce ou la personne qui lui a fait vivre ce bonheur merveilleux. Le choc est total, un vrai traumatisme émotionnel puissance Amour Infini !
L’impact de cette expérience est énorme même si je pense que je n’en mesure pas encore toutes les conséquences à venir. Mes valeurs ont tout à fait changé et l’argent n’est plus un centre d’intérêt majeur, ni donc la réussite sociale. Pour moi, cela est terminé, ce n’est plus ma quête. Je suis très orientée vers les thérapies, ce qui peut guérir l’être humain et j’ai commencé en septembre 2005 une formation pour devenir sophrologue et donc changer de métier. J’ai aussi travaillé sur un mémoire à l’université de Montpellier III sur l’impact des émotions.
Mes relations ont évolué aussi et je suis plus intéressée qu’elles soient équilibrées, dans le partage équitable du donner et du recevoir alors qu’avant je me laissais parfois embarquer à donner sans recevoir grand-chose (en amitié). Avec ma famille, je pense que les évènements : accident presque mortel et NDE ont été choquants et que cette NDE est encore un peu « mystérieuse » pour certains.
Mes centres d’intérêts ont évolué et je m’oriente nettement vers les traditions chamaniques dans lesquelles je trouve, pour l’heure, une grande inspiration et une grande aide pour concevoir la Vie de façon beaucoup plus vaste qu’une pauvre vie isolée. C’est important pour moi de trouver l’authenticité et ce qui est juste.
La mort pour moi n’était déjà à priori pas une fin en soi. Aujourd’hui au vu de ce que j’ai vu et connu, il est clair que la Mort n’est pas du tout une fin. Au contraire, c’est le passage vers un nouvel état. Peut-être (sûrement) une conscience aigue des énergies qui nous aident comme l’énergie de l’Amour au sens noble et pur de ce terme qui est tant malmené ou utilisé pour manipuler l’autre sur terre. Je n’avais pas peur de la mort avant cette expérience et maintenant bien sûr, je n’ai plus aucune crainte de mourir. Par contre je crains toujours la souffrance physique qui pourrait précéder la mort…
La mort pour moi est presque la récompense de passer à un autre état d’être et de côtoyer cet Amour immense de l’autre côté du voile…. Cela dit, je n’ai pas d’idées morbides même si je peux me languir de ces êtres très régulièrement. Je me dis qu’il y a une raison à mon retour sur Terre et que je vais la découvrir.
Ce qui me semble prioritaire est d’être sincère et de parler vrai avec tous les gens que je rencontre, de ne pas être dans un rôle social, d’être juste moi, qui je suis maintenant avec mon vécu même s’il est lourd à porter parfois. Je ne veux plus être une image ou répondre aux projections des autres pour moi, je veux juste tenter d’être libre et vraie.
Je parle encore plus facilement avec des inconnus parce qu’une parole éclairante peut être essentielle pour quelqu’un qui en a besoin. J’essaie de ne pas subir mes peurs et de trouver la Voie du Cœur dans mes choix aujourd’hui et non plus celle de la pure raison qui est triste et limitée je crois. »
Nicole CANIVENQ
Nicole Canivenq est maintenant sophrologue(www.sophrologieactive.com.)et a créée l'association " NDE et Intégration" que vous trouverez aisément sur Google et dont les objectifs sont les suivants:
- suivre les évolutions actuelles de la science, les recherches menées et informer de l’état des recherches menées sur le plan mondial, par tous les outils à sa disposition : site Internet, blog, journal des adhérents, conférences, bulletins…
- créer des groupes de paroles afin que les expérienceurs et toutes personnes sensibles à ce sujet puissent se rencontrer et échanger en toute confiance et sans jugement ;
- d’organiser des ateliers de réflexion en milieu médical et pour les expérienceurs eux-même et toute personne qui se sent concernée par ces questions ;
- d’initier ou de participer à des programmes de recherche sur le plan national et international sur les processus d’intégration de ces vécus ;
- de travailler sur le sens de l’expérience pour en intégrer l’essentiel et lui donner une juste place dans sa vie.
A lire: les sept bonnes raisons de croire à l'au-delà du Dr Jean Jacques Charbonier aux éditions Guy Trédaniel
Vous et moi
Peinture de Claude Théberge
Je vous téléphone de temps en temps, je vous écris parfois ou vous adresse un mail. Ils nous arrivent même de nous rencontrer. Nous passons alors, ensemble, un moment de partage et d’échanges, une façon de mieux nous connaître et nous apprécier. Nous apprenons les uns des autres. Nous sommes, certes, différents mais un ressenti, une certaine connivence nous a rapprochés. Puis nous poursuivons chacun notre chemin. Des événements surgissent alors dans nos vies, plus ou moins difficiles, des grains de sables qui transforment notre manière d’être et de comprendre.
Nous ne sommes plus complètement pareils. Nous nous rencontrons à nouveau mais quelque chose à changer. Parfois même une tornade vient bouleverser notre vie. Vous êtes vous, je suis moi. Nos destins se croisent et se séparent. Instants magiques des rencontres, instants de complicité et d’intimité, qu’il faut vivre intensément. Ballet mystérieux des âmes dans le monde invisible. Il y a ainsi des rencontres qui arrivent sur notre route et qu’il ne faut pas manquer. Nous cheminons, un temps, ensemble, mais nous sommes toujours seuls face à la vie. Nous pouvons nous nourrir les uns, les autres mais l’alchimie intérieure, la transformation est question de solitude.
Daniel( texte déjà publié )
Gagner sa liberté
Etre libre comme le vent qui souffle à travers les champs et vient caresser les fleurs du printemps, être libre comme l’oiseau qui s’envole vers l’horizon, être libre dans ce monde de contraintes et de frontières.
Il appartient à chacun d’entre nous de cultiver sa liberté afin de pouvoir se dégager de toute aliénation. Par liberté, j’entends liberté intérieure, cet état d’être qui nous permet de ne plus être esclaves de nos émotions, nos peurs, nos passions et pulsions profondes. Oui la liberté intérieure se gagne au fur et à mesure que nous nous dégageons de que nous avons acquis ! Par un travail quotidien sur soi, par une réflexion sur ses propres comportements, par une aptitude à pouvoir se remettre en cause face aux erreurs que nous commettons.
Cette liberté dont je parle est souvent menacée, si nous n’y prenons pas garde, par une multitude de restrictions dont nous n’avons bien souvent pas conscience.
- Préjugés et à priori.
- Désirs et besoins plus ou moins violents.
- Mauvaises habitudes.
- Routine
- Le poids des traditions familiales et sociales.
- Le passé qui peut parfois nous obséder.
Difficiles de se frayer un chemin, dans cette multitude de restrictions, pour conquérir un peu de liberté. Cela exige un travail quotidien d’observation, une attention vigilante lorsque l’on a un choix à faire, une décision à prendre.
Etre libre, c’est aussi se retrouver seul face à ses choix. Krishnamurti l’a très bien exprimé dans cette phrase « On n’est jamais seul tant qu’on est rempli des souvenirs, des conditionnements, des soliloques du passé : les déchets accumulés du passé encombrent les esprits. » En quelque sorte être libre, c’est vivre sans filets.
Liberté intérieure mais aussi liberté dans sa relation à l’autre : ne rien imposer mais seulement proposer. Ne pas penser que l’on a raison et laisser toujours une porte de sortie à son interlocuteur. C’est ce que j’appelle « l’élégance de la communication ». Avoir cette aptitude à regarder l’autre sans jugement, car juger nous enferme dans un processus de comparaison qui nous limite totalement.
J’ai conscience que cette attitude peut prêter à équivoque. L’autre peut avoir l’impression d’un non engagement, voir d’une certaine indifférence.
Lorsque j’étais enfant, j’ai beaucoup souffert de ce manque de liberté. Ma mère m’imposait ses choix sans savoir quel était mon avis et si cela me convenait. Un jour la communication s’est rompue. J’étais comme dans une prison dont il a fallu que je m’évade pour être enfin moi-même. C’est sans doute pourquoi je suis si sensible à ce sujet.
« Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres. » Simone de Beauvoir
Daniel
Partir……..
Quand je serais sur le départ
Je voudrais être traité comme une star.
Sur mon lit, je signerais des autographes
Et penserais à mon épitaphe.
« Il est parti mais reviendra un jour ».
Sous les sunlights, je dirais encore quelques mots
Avant d’avoir des ailes dans le dos.
Je partirais faire un tour
Et comme sur le quai de la gare
Vous me diriez au revoir
En agitant vos mouchoirs.
Point de crucifix, ni d’encens
Mais un gros cigare
Et quelques veloutes de fumée,
La dernière bouffée pour l’éternité.
Daniel
C'est le moment !
Lever du jour
Avec le développement rapide des communications et des moyens de transports, le monde qui était, jusqu'à la fin du XIXe siècle, un espace immense avec des zones encore plus ou moins connues, s’est considérablement rétréci au point que le moindre événement important se déroulant à un endroit de la planète est immédiatement relayé dans l’ensemble de tous les pays.
Avant cette révolution technologique, les hommes vivaient pratiquement en autarcie dans leur village ou leur région, ignorants à peu près tout de ce qui pouvait se passer ailleurs. Les relations sociales étaient bien différentes de celles d’aujourd’hui et la solidarité ne pouvait s’exercer que dans un rayon limité. Le rythme du temps était tout autre qu’à notre époque.
Les choses ont bien changé. Internet et le téléphone portable ont fait leur apparition. L’avion et le TGV permettent de se déplacer rapidement. Nous sommes dans l’ère de la communication immédiate, instantanée et virtuelle et le monde est devenu une immense caisse de résonnance. Il est à peu près certain que les révolutions survenues dans le monde arabe n’auraient pu avoir lieu sans internet.
L’homme est maintenant au cœur d’un système où le moindre événement peut prendre une dimension planétaire. Ses responsabilités se sont donc considérablement accrues. Autant auparavant il vivait dans un monde de séparation où les relations se limitaient à un territoire restreint, autant maintenant il est poussé à se relier de plus en plus aux autres, aux événements, aux évolutions et transformations diverses et surtout doit-il mieux prendre conscience de la conséquence de ses actes. C’est un peu comme si tout le monde était embarqué sur un immense navire de croisière. Les humains sont désormais condamnés à mettre en place une solidarité à l’échelle planétaire. Tout devient interconnecté. C’est cela, la plus grande révolution que nous sommes entrain de vivre avec des conséquences que l’on peut commencer à appréhender.
Pendant des siècles et des siècles, les conflits et les guerres ont dessinés la carte du monde, l’égoïsme et la violence ont écrasé les consciences. Maintenant pour survivre et mieux vivre il va falloir apprendre à changer nos comportements.
Sur un plan plus spirituel, nous allons devoir cultiver des valeurs nouvelles et laisser s’exprimer en nous toutes les émotions de reliance que sont l’amour, la compassion, la solidarité et l’écoute qui sont des émotions d’ouverture, de fusion et non des émotions de rupture que nous avons tant véhiculés jusqu'à aujourd’hui. En un mot, le monde étant devenu un vaste village, il va falloir apprendre à mieux vivre ensemble. Toutes ces émotions positives dont je parle seront, pour l’avenir, un moteur puissant d’adaptation et d’apaisement. Nous n’avons plus le choix. C’est à chacun d’en prendre conscience et de mettre en œuvre ces valeurs nouvelles. Nous sommes à l’aube d’un changement puissant où tout va basculer. Les énergies anciennes résisteront un temps mais seront submergées par le vent nouveau qui commence à souffler au dessus de nos têtes. C’est donc le moment d’agir…..
Daniel
« Ne voyons pas ce qui nous différencie des autres, arrêtons nous plutôt à ce qui nous est commun » Sundari
Photo réalisée par Véronique. Voir son blog:http://veronique.aminus3.com/
Quel avenir ?
Je viens d’aller chercher le tome XXI de la saga de la vie. C’est un grand livre aux larges pages. Je l’ai ouvert à la 11eme page et j’ai vu écrit sous mes yeux tout ce qui s’est passé en 2011. Une année très chargée !! Émotionnellement, économiquement, socialement et sur le plan de la nature…..En fait une année propice pour apprendre et se remettre en cause…..Vite tournons cette page qui devient le passé. Une nouvelle page, vierge, apparaît. C’est l’année 2012 que l’humanité va se charger de remplir.
Que va-t-il se passer, quels événements allons nous vivre, comment le monde va-t-il évoluer ? Certains annoncent la fin du monde. Que nenni !
A vrai dire cela n’est pas très important. Tout est possible. Le mieux est de se placer dans le lâcher prise et de continuer son chemin en aidant tous ceux qui sont en difficulté.
Bonne année à tous !
Incompréhensions.....
La vie nous amène à côtoyer des personnes dont nous ne partageons pas toujours les mêmes points de vue. Des incompréhensions peuvent surgir, des conflits naître….N’entrons pas dans ces processus pernicieux, passons notre chemin, il y a tant à faire par ailleurs. Au contraire, pratiquons le lâcher prise, ne nous accrochons pas à défendre nos idées à tout prix. Plutôt que d’imposer nos choix, proposons, suggérons, en laissant toujours la porte ouverte à l’autre. Appréhendons simplement que chacun poursuit sa route à des niveaux de compréhension différents.
Le rythme universel
A travers le temps, à travers l’espace, sur tous les plans, il existe un mouvement éternel auquel nous sommes soumis : c’est la dilatation et la rétraction que nous vivons par l’intermédiaire de notre respiration. Nous inspirons et expirons constamment et c’est ainsi que le souffle sacré coule en nous, dans nos poumons, dans notre sang et véhicule la vie. Le dernier soupir marquera la fin de notre existence.
Ce mouvement de rétraction et de dilatation existe ainsi à tous les niveaux. La nature respire, se dilate et se rétracte à travers les saisons. En ce moment nous sommes en hiver, saison froide, aux gelées matinales et au vent frais qui vient mordre la peau. C’est le temps du dépouillement, de l’épure qui commence. Les belles couleurs chatoyantes ont disparu laissant la place aux gris et aux blancs. La nature s’endort, les nuits sont plus longues et la lumière se fait plus rare. Ainsi débute la phase de rétraction de la nature où tout s’intériorise. Puis viendra la phase d’expansion que le printemps et l’été feront revivre. Tout sera alors inversé : épanouissement, réveil, chaleur…. la sève qui monte…. les fleurs.
Ainsi va notre vie au fil des saisons. Ce mouvement dont je parle s’applique aussi aux civilisations, à tous les systèmes qui naissent, s’épanouissent, décroissent pour finalement mourir. Rien n’est immuable et tout se transforme pour revenir d’une façon différente.
Nos semaines, qui rythment notre existence, respirent aussi à travers les jours (dilatation) et les nuits (rétraction)
Ce mouvement s’applique également à l’Univers. L’Univers respire mais sa respiration est invisible parce que très lente. Cette respiration est donc universelle, elle est le pont entre toutes choses de tous temps et toutes dimensions. Selon les plans concernés, seul son rythme varie. Tous les souffles s’entrecroisent et s’interpénètrent dans une symphonie vibratoire au milieu de laquelle nous vivons.
Notre respiration devient alors un puissant outil d’évolution vibratoire (comme il en existe certainement autres, mais c’est le seul que je connaisse bien). Si vous prenez conscience de la façon dont vous respirez et si vous apprenez à ralentir votre rythme pour, progressivement, tendre à l’amener au rythme de l’Univers, vous pourrez vibrer d’une toute autre façon. Cette modification aura alors des conséquences très profondes sur votre comportement. Un lien profond et durable va se créer entre vous et le cosmos. Au lieu de fonctionner en circuit fermé sur le plan énergétique, vous aurez la possibilité de vous régénérer par cet échange puissant. Vous aurez également la chance de voir votre rythme de vie se stabiliser et s’harmoniser avec les rythmes plus lents qui vous entourent. Moins réactifs, vous serez mieux intégrés dans toutes les actions que vous mènerez et votre impact n’en sera que meilleur. Vous aurez aussi de grandes chances d’avoir un peu plus de recul pour mieux globaliser votre compréhension.
Nous vivons dans un espace systémique où tout est relié et dans lequel nous ne devons pas avoir la prétention de fonctionner tout seul, dans notre coin. Nous sommes interdépendants les uns, des autres mais aussi de l’Univers cosmique dans lequel nous vivons. Nous n’y pensons pas assez souvent.
Daniel
Vider le vase…… Pour le remplir
Le monde s’agite, vacille, frémit de plus en plus. La terre bouge aussi, crachant le feu de ses entrailles et déversant ses larmes, balayant tout sur son passage. Tous les clignotants se sont allumés pour une transformation profonde de l’humanité. Nous sommes certainement à une époque charnière de notre destin. Je le souhaite lumineux, emprunt de nouvelles valeurs et plein d’espoir. Vous êtes sans doute comme moi à ressentir ces changements, à vous interroger sur notre devenir. Une grande vague arrive emportant toutes les anciennes énergies, nos acquis, nos repères, comme des fétus de paille. Ne résistons surtout pas, laissons faire …..Tout va s’effacer progressivement pour faire place à une autre dimension que nous sommes loin d’imaginer. Je la sens cette vague, je la visualise. Elle est aux portes de notre existence. Il n’y a pas à dramatiser car ce ne sera pas la fin du monde, mais simplement la fin d’un monde. Même si cela sera difficile pour certains, il faut se réjouir de ce vent nouveau qui commence à souffler. Il va faire s’envoler la poussière et balayer les esprits chagrins.
Des siècles et des siècles d’obscurantisme et d’égarements vont faire place à une ère nouvelle où l’homme rayonnera ce qu’il est vraiment : un être spirituel.
Tous ceux qui cheminent sur un plan spirituel doivent rester connectés entre eux afin d’établir un maillage énergétique de plus en plus puissant. Pour cela nous avons tous un travail personnel à faire : abandonner nos schémas anciens, nos modes de fonctionnement un peu périmés, souvent basés sur l’égoïsme, les désirs, les comparaisons, les luttes et les conflits, l’instinct de possession. En fait nous sommes comme des vases remplis d’eau que l’on ne vide jamais. Alors l’eau croupit, stagne, perd de sa pureté. Pour accueillir l’eau nouvelle(les nouvelles énergies), il faut donc d’abord vider le vase. Pratiquons le silence et le relâchement, abandonnons nous à la vraie vie afin qu’elle coule dans nos veines et nous permettent d’élargir notre conscience.
Je suis plein d’optimisme et d’espoir pour ce qui nous attend même si des épreuves alourdiront nos pas et freineront notre transformation.Trinquons à l’avenir, le ciel nous tend ses bras et Dieu nous accompagne. Mais surtout « bougeons nous les fesses » et participons à cette transformation puissante qui est en train de naître.
De l’eau coulera toujours sous les ponts, les fleurs des champs renaîtront toujours au printemps et les âmes continueront à s’envoler dans le ciel pour redescendre un jour et endosser de nouveaux habits….Monde éternel…. Monde en transformation continue……
Daniel

















