09 mai 2008
Un rêve

Nathalie Carrette: Matière de rêve
Cette nuit, j’ai fait un beau rêve. Une amie, très chère à mon cœur, décédée en 1983 d’un cancer de la peau à l’âge de 40 ans, m’est apparue dans mon rêve. Ce n’est pas la première fois qu’elle m’apparaît ainsi. Ce qui est curieux, c’est la répétition de l’histoire car, à chaque fois que cela se produit, c’est toujours autour du même thème : elle revient pour me voir, je la retrouve, étonné et heureux comme lorsqu’elle était vivante, belle, émouvante, avec son langage si particulier et cette présence très personnelle. Je pense que c’est une façon de me dire qu’elle est toujours là à mes cotés. J’ai remarqué que ce rêve survenait à des moments importants de mon existence lorsque de nouveaux événements ou des changements se préparaient à surgir. Ce matin, en me réveillant, j’ai longtemps laissé me yeux fermés pour continuer à m’imprégner de ses vibrations. Je continuais à sentir sa présence.
Mystère de la vie et de la mort. Je suis persuadé que nous ne mourrons pas, même si notre corps physique cesse de respirer. Nous changeons simplement de plan, voilà tout. Même si cela ne se passe pas ainsi, cela me fait du bien d’y croire. Et puis ce rêve me conforte quelque part dans ma croyance.
Daniel
08 mai 2008
Se ressourcer
Avoir la sagesse de se poser de temps en temps pour échapper à l’agitation de la vie, aux sollicitations extérieures, à l’appel des désirs et des illusions. Se donner un peu de temps pour se ressourcer. Y pensons-nous suffisamment ? Pas certain.
Et pourtant savoir s’arrêter, ne serait ce que quelques minutes (un peu plus serait encore plus efficace). Se poser, c’est en quelque sorte créer un espace entre son être intérieur et le monde qui nous entoure. C’est un peu le soupir, ce temps utilisé pour créer un rythme musical.
J’ai la chance d’avoir une salle de yoga, endroit propice à ce genre de chose. Alors je ne m’en prive pas. Dès que j’entre dans ma salle, j’ai la sensation que tout bascule et que mes préoccupations commencent à s’éloigner de moi. Le silence est présent, je m’assois et j’essaie de me recentrer. Je reste ainsi plusieurs minutes et j’ai l’impression que cette simple attitude me fait le plus grand bien. Je reprends des forces et peux alors continuer la route. C’est une façon de prendre un peu de hauteur et de regarder la vie qui s’écoule sous un autre angle. C’est aussi une façon d’entrer en contact avec soi –même.
Daniel
Photo: goenaka.over-blog.com
07 mai 2008
Les rencontres des 3mondes
Elles auront lieu le 29 juin, à 14h3 , à l'Espace Lancelot, 23 rue des Trois Bornes 75011- 01 43 57 84 28( métro Parmentier). Cette rencontre nous permettra d'acceuillir le Dr Guy Lannaud au cours d'une conférence àlaquelle nous vous convions. Son thème en sera:
« Les constructions mentales»
« Le monde que nous voyons est la création de notre regard.
Changer le monde, c’est changer de regard »
L'individu met en place, lors de son adolescence, une architecture psychologique sur laquelle il se construit. Avec ses constructions, il lance le plan de vie que les événements mettent à l'épreuve, des imperfections apparaissent. Elles existent à travers l'arrangement qu'il a fait de son passé, de la structure émotionnelle qu'il a réalisée, de l'honnêteté et de la conscience qui en résultent. Dans son présent, l'adulte entretient la relation avec la fabrication de son passé, avec les aspects spécifiques de l'ambiance issue des souvenirs enregistrés et perd le contact avec l'Esprit de l'Enfance.
Nous avons besoin de cette construction pour exister. Pouvons-nous vivre sans et pouvons-nous jouer avec? Les éléments inclus dans cette construction auxquels nous tenons sont-ils les nôtres?
Comment, pour être adulte, l'individu a-t-il réalisé sa mutation? Est-il réellement devenu Adulte? Comment faire face aux épreuves, opérer sa transformation intérieure?
Guy Lannaud, médecin, a suivi une formation d'acupuncture traditionnelle, d'homéopathie uniciste, d'ostéopathie et autres. Il a revisité les concepts de base de la médecine et les a inclus dans la pensée asiatique. Dans sa démarche il accorde une grande place aux aspects subtils des manifestations et c'est dans la délocalisation constante de la pensée que des liens surprenants apparaissent entre des domaines qui, au départ, sont présentés comme cloisonnés tels la psychologie chinoise, le tantrisme, l'Ancien Testament, la pensée dite moderne scientifique, l'homéopathie…
Il œuvre dans ce sens depuis plusieurs années, donne des cours, assure des formations et régulièrement participe aux travaux d'élaboration d'une autre forme de pensée
Au quotidien, il applique ces notions et les consultations sont un équilibre entre un travail manuel, d'acupuncture, du maniement des formes et de la parole à travers ce qu'il appelle la psychologie traditionnelle, arborescence tendant vers l'unité des différentes formes de la Tradition.
Pour clôturer ces rencontres l’association « Les 3 mondes » offrira une petite collation aux participants.
Participation : 10 € pour les adhérents - 12 € pour les non adhérents
06 mai 2008
Un coeur d'enfant
La lumière s’étend sur l’herbe, et je suis bien à respirer les odeurs de la nature. Les bourgeons tels de délicieux bonbons, me font la promesse du paradis sur terre.
Ce qu’ils vont devenir sera pour nous l’éclatante vérité qu’une main divine les a créés. La nature éveille en moi l’émotion la plus vive et j’ose offrir mes larmes dans cette extase. Les oiseaux sont rois, ils m’apportent toujours de bonnes nouvelles, des nouvelles de la vraie vie, de ces moments tangibles où je sais ce qu’est de me sentir vraiment vivante.
Je t’aime dame nature, je t’aime la vie dans tous ces passages éphémères.
Je déguste au plus profond de mon cœur la délicate offrande de ma renaissance, sentir de tout mon être, être présente, vraiment ici, à regarder le temps qui passe, à écouter les bruits. À comprendre enfin l’ordonnance du monde… Faut-il avoir le cœur de l’enfant pour être dans cet état de joie ?
Marie Josée Dubois
05 mai 2008
Une belle pivoine
Une belle pivoine blanche
Dans mon jardin s’épanche.
Avant qu’elle ne fane
Dans les matins diaphanes
Je prends en photo
La nature qui m’offre ce cadeau.
A Elizabeth: Daniel
04 mai 2008
Un peu d'humour

Le déjeuner des canotiers
Auguste Renoir
"On fait toujours plaisir aux gens en leur rendant visite. Si ce n'est pas en arrivant, au moins c'est en partant"
Catherine Bugnard
03 mai 2008
L'ami Roger
Roger Folco
Mon ami Roger, un ami de longue date, peint depuis plusieurs années. Je suis sensible à sa peinture et j’aime bien la façon dont il travaille. Il m’emmène de temps en temps dans des expositions à Paris. Je découvre ainsi des peintres abstraits. Roger m’explique certaines choses. J’ai vu avec lui de belles expositions ( Picabia, Zao Wu ki, Picasso, Soulage). C’est un homme de passions et la peinture est l’une d’entre elles. La passion est un moteur puissant qui pousse à réaliser des projets. Etre passionné c’est quelque part être bien vivant.
Voici ce qu’écrit l’ami Roger à propos de la peinture abstraite
« Cela ne s’explique pas, ça suscite une émotion. »
A cette réflexion d’un grand peintre contemporain, nous pouvons suggérer qu’il est aussi démarche spirituelle, expression pure de son imaginaire, langage du geste et appropriation de l’espace.
Pour concrétiser ce tout, commençant par une somme de tâtonnements, le peintre dispose des moyens issus de sa propre recherche artistique et spirituelle ainsi que de son investissement personnel.
Il parle, il envoie des signes.
On le ressent, on essaye de le décrypter ou de l’interpréter : Il révèle inconsciemment qui il est.
Roger Folco
02 mai 2008
Se connaître soi-même
Photo: Patrick Vilain
Le texte de Sogyal Rinpoche que j’avais diffusé fait couler beaucoup d’encre sur le blog. Quand je relis les commentaires des uns et des autres et que je pense à ma propre expérience, le monde de la spiritualité m’apparaît parfois comme une vaste forêt luxuriante où il est difficile de faire son chemin. Les pièges et les obstacles sont, en effet très nombreux. A l’authenticité fait place l’illusion, au désintéressement, l’argent et à la liberté, le goût du pouvoir. Une boussole et un coupe-coupe sont alors nécessaires pour avancer et se protéger d’une faune peu recommandable. Il y a heureusement, de temps en temps, sur le chemin des êtres sincères, plein d’humanité et de compréhension qui ne se mettent jamais en avant. Ils savent rester à leur place, à leur juste place.
Voilà bien un critère intéressant : savoir rester à sa vraie place, ni plus, ni moins. Ne pas se mettre en avant et savoir écouter. En règle générale, les êtres qui ont cette attitude ont un vécu, une expérience de la vie qui leur a permis de tirer les leçons des épreuves affrontées.
Ils n’ont plus besoin de prouver quoique ce soit. Ils sont simplement.
Qu’un maître spirituel existe ou non n’a en fait aucune importance. Ce qui est important, c’est de se connaître soi même. L’illusion est justement dans la non connaissance de soi.
Daniel
01 mai 2008
Petites histoires autour du muguet
Si communément naturalisé dans les prairies les et sous-bois, le muguet est pourtant originaire du Japon ! Selon l’une des nombreuses traditions orales, il aurait commencé à être offert de façon symbolique dès la Renaissance, sous le règne de Charles IX. A partir du début du siècle dernier, sa vente est associée à la fête du travail célébrée le ler mai.
On le nomme aussi « lis des vallées » (lily of the valley pour nos amis anglais), traduction de son nom latin Convallaria, et plus rarement « larme de la Vierge» (évocation conjointe de la blancheur et du mois de mai dédié à Marie). Si l’on connaît le muguet des bois et celui cultivé essentiellement dans la région nantaise, il en existe de nombreuses autres variétés : à fleurs doubles (‘Flore Pleno’), à fleurs rosées (Convallaria rosea), au feuillage finement strié de blanc (‘Albostriata’), ou encore strié de jaune (Aureostriata’). Ces deux dernières variétés ne sont pas sans évoquer les feuilles d’hostas.
L’ensemble de la plante est toxique par ingestion (pas seulement ses petites baies rouges). Elle possède des vertus cardiotoniques, à la manière digitale, ainsi que diurétiques. Elle reste néanmoins peu utilisée dans la pharmacopée en raison de sa forte toxicité.
Article paru dans le magazine"L'ami des jardins"
30 avril 2008
Précisions sur la méditation
Une lectrice du blog, GD, apporte un commentaire tout à fait intéressant concernant la méditation. Elle propose deux définitions.
- Faire de la méditation peut être un refuge en réponse à nos angoisses. C’est le scénario habituel sur lequel surfent les gurus : plutôt que de regarder l’angoisse, on se détourne vers la méthode ou le sauveur. Alors on « fait » de la méditation. Elle devient un rituel plein de promesses, une sorte de passe-temps yogique, et son apparente neutralité en fait l’ossature de toutes les communautés spirituelles.
- L’autre définition est plus révolutionnaire : on ne fuit plus. On ose affronter l’angoisse. Le regard n’est plus détourné vers des méthodes spirituellement distrayantes. On ne recherche plus l’inspiration, mais la compréhension. Alors on ne se ferme plus à la possibilité d’ « être » le problème. On ne « fait » plus de la méditation : on « est » la méditation. On ne se focalise plus sur le résultat, mais sur « celui » qui médite, sur « celui » qui est angoissé. Car la question n’est pas de savoir comment se libérer de l’angoisse (méthode n°1 et meilleure façon de renforcer l’ego), mais de savoir si l’angoissé est différent de son angoisse. L’angoisse ne peut disparaître sans la dissolution de l’angoissé car l’angoissé n’existe pas sans l’angoisse. Ainsi la méditation ne consiste plus en un exercice formel et minuté du corps et de l’esprit, mais en une détente inquisitrice ouverte à toutes les possibilités.












