18 janvier 2008
Avoir le courage de prendre des risques
Lors de ma participation à un atelier sur la pensée créatrice avec Nicole Laury, celle-ci nous a lu un le texte ci dessous, texte anonyme comme il en existe bien souvent, mais qui a le mérite d'exprimer des pensées fortes. Entre parenthèses, cet atelier qui avait eu lieu en novembre dernier s'était déroulé dans une ambiance tout à fait conviviale. Ces ateliers sont aussi l'occasion de mieux se connaître et d'échanger autour de valeurs communes.
Rien n’est jamais figé et tout se transforme. L’arbre perce la terre, la larve se transforme en papillon, l’enfant devient adolescent. On se doit de grandir et de répondre à ses besoins changeants si on veut se sentir pleinement vivant. Les gens les plus heureux sont ceux qui ont le courage de croître et de prendre des risques pour vivre en fonction de leurs valeurs.
RISQUE
Rire, c’est risquer d’être ridicule ;
Pleurer, c’est risquer d’avoir l’air sentimental ;
Tendre la main vers l’autre, c’est risquer l’engagement ;
Exprimer ses sentiments, c’est risquer de révéler sa véritable nature ;
Exposer ses rêves et ses idéaux aux autres, c’est risquer de les perdre ;
Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour ;
Vivre, c’est risquer la mort.
Espérer, c’est risquer la déception ;
Essayer, c’est risquer l’échec.
Mais en doit risquer, car le plus grand danger est de ne pas prendre de risques.
La personne qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien et n’est rien.
Elle évite peut-être la souffrance et le chagrin, mais elle ne peut rien apprendre, rien sentir, rien changer, elle ne peut ni croître ni vivre.
Enchaînée par ses certitudes, elle en est l’esclave. Elle a perdu sa liberté.
Seule une personne qui prend des risques est libre.
Auteur anonyme
09 janvier 2008
Le monde court
Le monde court en avant,
Le monde se dépêche,
Intuitif, il pressent
Dans sa vie une brèche .
Courir toujours plus vite
Et partout à la fois
Pour rester dans l'orbite
Des modes et des lois .
Le monde veut changer
Et ne sait pas pourquoi,
Il veut tout transformer
Sans savoir où il va .
La vitesse le grise,
Il bouge, il es "vivant",
Secrètement il pactise
Avec le dieu du vent .
Aveuglé par sa course,
Il fonce dans la nuit claire
Sans chercher la grande ourse
Ni l'étoile polaire .
L'angoisse qui le ronge
Le rend hyperactif,
Il n'a pas même en songe
L'esprit contemplatif .
Il voudrait contrôler
L'avenir incertain
Mais ne peut dominer
Sa peur du lendemain .
Il ne sait pas encore
Que seule une âme en paix
Apporte réconfort,
Joie et lucidité .
Bavarder ou entendre
Les Messages de la Terre,
S'agiter ou comprendre
Les Lois de l'Univers .
Elever son regard
Au-dessus des actions
Lui permettrait de voir
Les buts et les raisons .
Le monde court en avant,
Le passé le rattrape,
Ce n'est pas en fuyant
Que les hommes y échappent .
Prisonniers dans le temps
Passé, présent, futur,
Ils sont dorénavant
Placés au pied du mur .
Pas d'autre solution,
Pas d'autre liberté
Que ce lieu d'évasion
En nous : l'éternité .
M.C.P.
18 décembre 2007
Regarder la mort en face
"Regarder la mort en face et l'accepter comme partie intégrante de la vie, c'est élargir cette vie. A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l'accepter, d'est le meilleur moyen de ne garder qu'un pauvre bout de vie mutilée, méritant à peine le nom de vie. Quand je dis, j'ai réglé mes comptes avec la vie, cela veut dire : l'éventualité de la mort est intégrée dans ma vie. En excluant la mort de sa vie, on se prive d'une vie complète, et en l'y accueillant, on élargit et on enrichit sa vie."
Etty Hillesum, Une vie bouleversée
22 novembre 2007
A méditer
« Il existe un curieux paradoxe :
quand je m’accepte tel que je suis,
alors je peux changer. »
Carl Rogers
Une bien sage parole transmise par une amie adhérente, Anne Marie V
06 novembre 2007
Différence et changement
Tout est différent toujours : il n’y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C’est ce qui nous voue à la solitude : « Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre ; chacun est différent et séparé. » C’est aussi ce qui nous voue au changement, qui n’est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : « Tout change à chaque instant. Ce n’est qu’un courant qui s’écoule. » Il n’y a pas d’êtres ; il n’y a que du devenir. C’est ce que l’ego refuse : il voudrait « rester intact » et ne le peut ; il s’interdit de vivre, pour ne pas mourir.
Svâmi Prajnânpad
14 octobre 2007
Vers l'horizon
Le chemin s’étire vers l’horizon. Nous marchons mais nous n’atteindrons jamais l’horizon. Marchons et butinons sans nous préoccuper du but atteindre. Se préoccuper du but à atteindre est une façon de ne pas vivre l’instant présent.
07 octobre 2007
Sogyal Rinpoche
« Apprendre à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous accorder dans cette vie. En effet, seule la méditation vous permettra de partir à la découverte de votre vraie nature et de trouver ainsi la stabilité et l’assurance nécessaires pour vivre bien. La méditation est la route qui mène vers l’éveil. »
Il est l’auteur du remarquable ouvrage Le Livre Tibétain de La Vie et de la Mort. Ce classique de la littérature spirituelle, paru en 1993, a été traduit en 29 langues et vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans 56 pays. Sogyal Rinpoché présente de façon claire la vision de la vie et de la mort telle que nous la propose la tradition tibétaine. Il montre que dans la mort, comme dans la vie, l’espoir existe et qu’il est possible à chacun de transcender sa peur pour découvrir ce qui, en nous, survit et ne change pas. Il propose des « pratiques » simples mais puissantes que chacun peut accomplir afin de transformer sa vie, de se préparer à la mort et d’aider les mourants. Ce livre est aussi une introduction à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma.
01 octobre 2007
La vérité
" Qui apporte la vérité ? Pour comprendre la vérité, il n'est besoin ni de maître ni d'élève, de second ni de premier degré.
La vérité est la compréhension de ce qui est, d'instant en instant, sans le fardeau et le résidu du moment précédent.
La vérité doit être découverte et comprise dans chaque action, chaque pensée, chaque émotion, mêmes banales et fugitives.
Il se pourrait que notre façon de penser soit erronée, conditionnée, limitée. Nous en rendre compte, c'est cela la vérité, cette découverte libère l'esprit"
Krishnamurti, transmis par Anne-Marie
28 septembre 2007
Avoir la foi
Petit extrait d’ « Enseignements éternels » de Nichiren Daishonin
"La foi rend les gens forts, et ceux dont la foi est sincère brillent tout particulièrement lorsqu'ils rencontrent de grandes difficultés. Evidemment, chacun préfère ne pas rencontrer d'obstacles. Mais, d'un autre point de vue, les difficultés sont un bienfait parce que c'est en les défiant et en les dépassant que nous pouvons nous forger un caractère aussi pur et inaltérable que l'or. Même si un arbre perd toutes ses feuilles au cours d'une tempête, tant que ses branches et son tronc demeurent intacts, le temps venu, cet arbre produira de nouveau des feuilles….
Transmis par Dominique D
En écrivant ce texte, je pensais à cette phrase de Nietzche « Tout ce qui ne tue pas, renforce »
14 septembre 2007
Les mots d’enfants
Je me promenais avec ma petite fille, âgée de 7 ans. Nous marchions tranquillement tous les deux et je lui posais des questions sur l’école. A un moment je lui demandais si elle avait à l’école un petit copain. Elle tourna alors son joli petit visage vers moi et me répondit »Non Papy, mon cœur est vide d’amour ». Je trouvais la formule très poétique.
Cela me rappelle une autre petite histoire. J’avais l’un de mes fils dans les bras. Il devait avoir quatre ou cinq ans. C’était le soir et nous regardions par la fenêtre la lune, en fait un quartier de lune. Mon fils me posa alors la question suivante « Papa, pourquoi la lune, elle est cassée?».
Les enfants ont le sens imagé des mots et l’innocence dans la bouche.
















