17 mai 2008
La gratitude

Brise de lune: Claude Bertrand
Certaines personnes ont un sens inné de la gratitude, d'autres non . Même chez les petits enfants : certains réagissent, s'ouvrent, s'épanouissent au moindre signe d'amitié ; d'autres rechignent, se méfient, réclament toujours plus, estiment que tout leur est du .La gratitude est un don de Dieu, un cadeau magnifique qui embellit chaque jour la vie de ceux qui la connaissent .Trop d'orgueil, trop d'égoïsme nous privent de ce bonheur .Mais c'est un bonheur gratuit qui peut s’apprendre.
Etre dans le "recevoir" plutôt que dans le "donner", c'est "se donner" plutôt que "vouloir donner", c'est donc "donner" plutôt que "vouloir" .Mille occasions nous sont offertes en permanence de remercier le ciel, un ami, un parent, soi-même, la providence.
Je remercie Dieu de m'avoir évité cet accident. Et si j'ai eu cet accident, je le remercie de m'avoir sauvé la vie. Et si je suis blessée, je le remercie de m'avoir alertée, de m'avoir arrêtée dans ma course folle, dans mon impatience, dans mon inquiétude infondée .Je remercie ce collègue, cette caissière, ce passant, cet inconnu pour son sourire bienveillant. Et s'il me fait une grimace, je remercie Dieu de me rappeler que ma vie ne dépend pas de l'humeur des autres, qu'ils ont leurs soucis, leurs luttes, leurs difficultés
Je remercie cette fleur d'être si rouge, si jaune, si belle, si pimpante, si présente. Je la remercie d'avoir choisi mon jardin pour venir exprimer son désir d’exister.
Sentiment exponentiel et infini, la gratitude est un baume parfumé, une sensibilité spéciale, un élan d'amour envers la générosité des êtres et des choses.
La gratitude est le résultat d'une vision subtile qui ressent l'énergie du don dans l'atmosphère et dans la matière .C'est un raffinement des sens, une élégance de l'être, une délicatesse des échanges, un respect de la vie, un silence de l'ego, une souplesse du mental, un ravissement du cœur.
MC
15 mai 2008
La terre gronde

Grand canayon du Colorado: photo Jonathan Rocher
Plus de 100 000 morts en Birmanie à la suite de l’ouragan qui a balayé le sud du pays, plus de 10 000 morts en Chine après le terrible tremblement de terre qui a ravagé la province du Sichuan sans parler des tornades qui traversent les Etats –Unis broyant tout sur leur passage. La terre gronde, la terre vit simplement, elle respire, se crispe et se détend interpellant l’homme sur les limites de sa puissance. Face à de tels événements, il ne peut que subir et accepter.
De tout temps la terre a tremblé rappelant qu’elle est un organisme vivant au sein du cosmos qui lui-même respire et se transforme constamment. Des planètes meurent, d’autres naissent. Tout cela doit nous faire prendre conscience qu’il faut rester humble face à la nature. La nature nous accompagne tout au long de notre vie. Même si la terre nous fait mal, nous devons la respecter et l’aimer.
Les indiens, avec toute leur sagesse, avait bien compris que la terre était une amie qu’il fallait respecter.
"O Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants; je suis faible... je suis petit. J’ai besoin de ta sagesse et de la force.
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères, mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit. Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil, mon esprit pourra venir à toi sans honte."
11 mai 2008
L’eau
Quand nous parlons de l’eau, nous pensons spontanément à ces étendues liquides que sont les rivières, es lacs, les mers…Mais dans la nature, l’eau n’est pas nécessairement visible/Elle est partout présente dans l’atmosphère sous forme d’humidité ; puis se condensant, elle devient vapeur, brume, nuages, brouillard, jusqu’à finir par tomber en gouttes de pluie. Sous l’effet du froid, elle peut se solidifier et devenir glace, et lorsqu’elle tombe du ciel, cela peut prendre non seulement la forme de gouttes de pluie, mais aussi de légers flocons de neige ou de grêlons capables d’assommer des gens , de saccager les cultures et les toits des maisons.
L’eau est donc cet élément aux aspects multiples qui, par analogie, nous fait comprendre comment la même matière originelle passe alternativement par différents états, plus denses ou plus subtils. Et de même, notre corps physique, notre âme et notre esprit ne sont que des manifestations différentes d’une manière unique, il n’existe aucune rupture réelle entre eux.
Omraam Mikhaël Aïvanhov : Pensées quotidiennes
08 mai 2008
Se ressourcer
Avoir la sagesse de se poser de temps en temps pour échapper à l’agitation de la vie, aux sollicitations extérieures, à l’appel des désirs et des illusions. Se donner un peu de temps pour se ressourcer. Y pensons-nous suffisamment ? Pas certain.
Et pourtant savoir s’arrêter, ne serait ce que quelques minutes (un peu plus serait encore plus efficace). Se poser, c’est en quelque sorte créer un espace entre son être intérieur et le monde qui nous entoure. C’est un peu le soupir, ce temps utilisé pour créer un rythme musical.
J’ai la chance d’avoir une salle de yoga, endroit propice à ce genre de chose. Alors je ne m’en prive pas. Dès que j’entre dans ma salle, j’ai la sensation que tout bascule et que mes préoccupations commencent à s’éloigner de moi. Le silence est présent, je m’assois et j’essaie de me recentrer. Je reste ainsi plusieurs minutes et j’ai l’impression que cette simple attitude me fait le plus grand bien. Je reprends des forces et peux alors continuer la route. C’est une façon de prendre un peu de hauteur et de regarder la vie qui s’écoule sous un autre angle. C’est aussi une façon d’entrer en contact avec soi –même.
Daniel
Photo: goenaka.over-blog.com
02 mai 2008
Se connaître soi-même
Photo: Patrick Vilain
Le texte de Sogyal Rinpoche que j’avais diffusé fait couler beaucoup d’encre sur le blog. Quand je relis les commentaires des uns et des autres et que je pense à ma propre expérience, le monde de la spiritualité m’apparaît parfois comme une vaste forêt luxuriante où il est difficile de faire son chemin. Les pièges et les obstacles sont, en effet très nombreux. A l’authenticité fait place l’illusion, au désintéressement, l’argent et à la liberté, le goût du pouvoir. Une boussole et un coupe-coupe sont alors nécessaires pour avancer et se protéger d’une faune peu recommandable. Il y a heureusement, de temps en temps, sur le chemin des êtres sincères, plein d’humanité et de compréhension qui ne se mettent jamais en avant. Ils savent rester à leur place, à leur juste place.
Voilà bien un critère intéressant : savoir rester à sa vraie place, ni plus, ni moins. Ne pas se mettre en avant et savoir écouter. En règle générale, les êtres qui ont cette attitude ont un vécu, une expérience de la vie qui leur a permis de tirer les leçons des épreuves affrontées.
Ils n’ont plus besoin de prouver quoique ce soit. Ils sont simplement.
Qu’un maître spirituel existe ou non n’a en fait aucune importance. Ce qui est important, c’est de se connaître soi même. L’illusion est justement dans la non connaissance de soi.
Daniel
13 avril 2008
Une parcelle de l'univers
Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.
Koan zen
Un koan est une réflexion visant à déclencher un déclic mental ou spirituel. La philosophie Zen les utilise pour faire naître l'illumination chez l'adepte...
Voilà un koan qui me va parfaitement. Tout est en nous. Nous sommes un trésor extraordinaire que nous ne savons pas bien exploiter. Nous sommes une parcelle de l’univers et malgré cela nous attendons encore trop des autres. Comme des abeilles nous allons butiner le savoir, les enseignements à droite et à gauche alors qu’il suffit de se poser et méditer. Le véritable enseignement est en nous, dans le contact que nous avons avec la vie. C’est la réalité …. Ne nous réfugions pas dans l’illusion …..
07 avril 2008
Le grand prêtre
Hier soir j’étais au restaurant pour fêter l’anniversaire d’une amie. Nous étions huit autour de la table et la soirée s’est déroulée dans une ambiance agréable et sympathique. En face de moi, il y avait une jeune femme que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer. Elle éprouve une grande passion pour l’Egypte ancienne. Nous avons donc conversé sur le sujet, d’autant que cette période de l’histoire m’a toujours intéressé. A l’inverse de cette amie je n’y ai pas consacré beaucoup de temps. Son érudition est stupéfiante puisqu’elle sait lire et interpréter les hiéroglyphes, connaît l’histoire d’un grand nombre de pharaons et a participé à plusieurs campagnes de fouilles archéologiques. Je l’écoutais donc, fasciné par ses propos. Pendant qu’elle parlait je ressentais plein de choses comme si je plongeais dans ce passé lointain. Une image, liée à cette époque m’apparu.
La soirée se termina vers 23 h. Je rentrais chez moi et me couchais. Impossible de m’endormir, cette image était là devant mes yeux et je n’arrivais pas à la chasser de mes pensées. Cela se passait dans l’Egypte ancienne, dans une grande ville. Les rues étaient désertes car la chaleur était intense. Nous étions en début d’après midi. Un homme marchait à grands pas dans la rue, rasant presque les murs. Il était habillé d’une grande toge et se rendait dans un temple. C’est homme, c’était moi. Impression bizarre qui me poursuit depuis plusieurs mois. Je suis un grand prêtre, pas très recommandable. J’aime le pouvoir et je suis craint. Je souffre de solitude et je pense que je vais mourir assassiné.Si je rase les murs à cette heure de la journée, c'est justement pour ne rencontrer personne.
C’est la deuxième fois qu’il m’arrive ce genre de chose. J’ai eu l’occasion de raconter la première expérience sur le blog. C’était sans doute, une autre vie puis que je me suis vu enfant, heureux, jouant au bord du Nil. Décidément l’Egypte me poursuit. Je vous jure que je suis bien portant et que j’ai les pieds sur terre (enfin, je pense !!)
Daniel
28 mars 2008
Si je savais...

Si je savais ce que je cherche, je n’aurais pas besoin de le trouver.
Si je savais ce que je trouve, je n’aurais pas besoin de le comprendre.
Si je savais ce que je comprends, je n’aurais pas besoin de le chercher.
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Image : Basile Lesgor, "Les yeux bleus" (DR)
12 mars 2008
Remercie Dieu
Quand tu te lèves le matin
Remercie Dieu
D’être encore en vie
Pour admirer le spectacle de la nature
Quand tu te couches le soir
Remercie Dieu
De t’avoir donné cette journée
Pour apprendre la vie.
Daniel
10 mars 2008
Avoir la foi
Un moulin à vent me fut montré.
Un grand vent soufflait et les ailes tournaient
À grande vitesse. Puis le vent tomba et
Les ailes cessèrent de tourner, car elles dépendaient
Entièrement du vent pour leur mouvement. J’entendis ces mots :
Ne mets pas ta sécurité dans les choses
De cette vie, mais mets ta sécurité en Moi,
La source de tout pouvoir et de toute force
Tout au fond de toi.
La petite voix, méditations quotidiennes : Eileen Caddy













