vent

Claude Théberge

 

Je suis assis au bord du vent
Les pieds dans le néant.
Je regarde passer les vie
Qui descendent du ciel
Comme des goûtes de pluie.

Mais où donc vont-elles

Et pour combien de temps ?

Les saisons sont des instants

Qui meurent et renaissent,

accompagnant nos destins

Jusqu’au final de la grand’ messe.

Les vies se posent sur  terre

Et vibrent chaque matin

Pour voyager dans les  jours

Laissant filer les hiers

Jusqu’au bout du parcours.

Pourquoi suis-je donc venu ?

Parfois je me sens un peu perdu

Et j’aimerais bien tirer

Les ficelles de l’éternité .

C’est le grand mystère

Qui frissonne dans l’univers.

Assis au  bord du vent,

Je regarde filer les étoiles

Et voudrais déchirer le voile

Qui entoure ma vie.

Je ne suis pas d’ici

Simplement de passage

Ma maison est ailleurs

Là bas dans les nuages

Là où se trouve le bonheur.

Daniel